Certes, mais il faut qu'il puissent survivre à une déferlante de low-cost agressifs, et c'est bien le problème de la concurrence "libre et non-faussée". L'artisan qui pratique le juste prix, il va avoir un mal fou à se faire une clientèle. Les gens, quand ils manquent d'information sur la qualité du boulot, naturellement se tournent vers les offres les moins chères : ils ont moins à perdre en cas de problème. Les artisans low-cost vont donc attirer (et escroquer) tout un tas de clients. Ils vont bien sûr faire faillite, mais ça ne résoud pas le problème, car ils vont être immédiatement remplacés par une nouvelle génération.
C'est un problème général, et une équation insoluble entre la liberté d'entreprendre et l'obtention d'un marché stable et créateur d'emplois à long terme. Les critiques sur le statut d'autoentrepreneur sont un reflet de ce phénomène : à première vue, c'est super bien de laisser tout un tas de gens créer leur entreprise : ça fait moins de chômeurs, et les entreprises qui finiront par décoller créeront de l'emploi à moyen terme. Sauf que pour percer, il faut pratiquer une politique des prix agressive. On peut d'autant plus se le permettre quand on paye moins de charges et qu'on n'a pas la prétention de se dégager un vrai salaire. Et là, catastrophe pour les professionnels déja installés. Le risque au final est donc de perdre beaucoup d'emplois de qualité (CDI) et de ne compenser que par peu d'emplois de mauvaise qualité.
Le même processus arrive dans un marché en récession, quand certaines entreprises font faillite et "se battent pour survivre", quelque chose qu'on nous présente comme de très positif dans les médias. Baisse des prix, baisse des salaires, baisse de la qualité des services : les concurrents, pourtant en meilleure santé, des boites qui coulent vont s'en prendre plein la tronche, et l'ensemble du secteur risque d'être affecté. Au final, les faillites auront quand même lieu, et c'est la société toute entière qui va payer ce coût.
[^] # Re: lol --
Posté par arnaudus . En réponse au journal OVH, rupture de stock sur les serveurs dédiés. Évalué à 8. Dernière modification le 19 septembre 2013 à 18:41.
Certes, mais il faut qu'il puissent survivre à une déferlante de low-cost agressifs, et c'est bien le problème de la concurrence "libre et non-faussée". L'artisan qui pratique le juste prix, il va avoir un mal fou à se faire une clientèle. Les gens, quand ils manquent d'information sur la qualité du boulot, naturellement se tournent vers les offres les moins chères : ils ont moins à perdre en cas de problème. Les artisans low-cost vont donc attirer (et escroquer) tout un tas de clients. Ils vont bien sûr faire faillite, mais ça ne résoud pas le problème, car ils vont être immédiatement remplacés par une nouvelle génération.
C'est un problème général, et une équation insoluble entre la liberté d'entreprendre et l'obtention d'un marché stable et créateur d'emplois à long terme. Les critiques sur le statut d'autoentrepreneur sont un reflet de ce phénomène : à première vue, c'est super bien de laisser tout un tas de gens créer leur entreprise : ça fait moins de chômeurs, et les entreprises qui finiront par décoller créeront de l'emploi à moyen terme. Sauf que pour percer, il faut pratiquer une politique des prix agressive. On peut d'autant plus se le permettre quand on paye moins de charges et qu'on n'a pas la prétention de se dégager un vrai salaire. Et là, catastrophe pour les professionnels déja installés. Le risque au final est donc de perdre beaucoup d'emplois de qualité (CDI) et de ne compenser que par peu d'emplois de mauvaise qualité.
Le même processus arrive dans un marché en récession, quand certaines entreprises font faillite et "se battent pour survivre", quelque chose qu'on nous présente comme de très positif dans les médias. Baisse des prix, baisse des salaires, baisse de la qualité des services : les concurrents, pourtant en meilleure santé, des boites qui coulent vont s'en prendre plein la tronche, et l'ensemble du secteur risque d'être affecté. Au final, les faillites auront quand même lieu, et c'est la société toute entière qui va payer ce coût.