À propos du système à deux tours : je ne voulais pas forcément dire que les autres systèmes étaient mieux (le système US est bien pire par ex), juste que lorsqu'on est « trop » habitué à un système, certains fonctionnements « déviants » deviennent la norme (par exemple : penser le 1er tour en termes de 2è tour, alors que l'un est censé être celui du choix, et l'autre celui de l'élimination). Peut-être que la solution est de changer de système d'élection tous les 20 ans, histoire de garder les gens sur leurs gardes. :-)
[à propos du départ de Généreux et MélEnchon ;-)] Désolé de pas y croire du tout.
C'est surtout que Mélenchon (avec un "e" ;-) ) ne pouvait pas être chef, ça le faisait chier, il a fait le nécessaire pour être petit chef plutôt que pas chef du tout. Le côté "je veux plus d'égalité anti-UE" c'est pour choper les électeurs. Et encore une fois, on a l'UE voulue par les peuple (avec 25 pays "à droite", il faut arrêter de fantasmer que le peuple européen veut plus de social, l'UE est même bien plus sociale que ce que voudraient les peuples qui la composent... Mais ça, il ne faut surtout pas que les gens le comprennent)
Mélenchon n'a jamais été « majoritaire » parmi les courants du PS, et ne l'aurait sans doute jamais été. Le « gros à gauche du PS, bien visible » à l'époque en 2005-2007, c'était Fabius (c'te bonne blague). C'est lui qui a décidé de rester au PS tout en appelant les électeurs (notamment PS) à voter non au TECE alors qu'en interne le PS avait voté oui. Mélenchon & Généreux, eux, ont été cohérents : ils ont estimé que ce traité était merdique, et qu'ils avaient atteints le point de rupture. Note que je n'aime pas spécialement Mélenchon, mais j'ai vu une manœuvre politique bien plus visible de la part de Fabius (qui a sans doute eu le nez creux et bien compris que le référendum ne passerait pas), qui a assuré ses arrières.
Le PC de nos jours ressemble au PS du début des années 1980. Le PdG est clairement plus à droite, et se trouve quelque part presque « au centre » de la gauche (toujours comparé aux années 80).
ce qui, certes, avait résulté en « aucune sécu »,
Ben oui, il faut assumer sa connerie. Désolé, mais je déteste cette politique du pire (façon Mélenchon mais il y en avait d'autres avant au PC comme ça).
et
Presque rien est toujours beaucoup mieux que rien.
Il y a plusieurs problèmes qui se sont superposés pour la proposition de « sécu » aux US dans les années 90. Certains aspects sont purement électoraux/politiques : accepter la contre-proposition des républicains alors que Clinton était au pouvoir aurait été perçu comme une défaite des démocrates, et si jamais ça avait « marché », les républicains auraient récupéré les lauriers en disant qu'il s'agissait de leur idée, et je suis d'accord pour dire que c'est dégueulasse de faire passer le peuple après le pouvoir. Il y avait aussi la peur que rien d'autre ne serait ajouté ensuite. « Obamacare » permet juste aux employés d'être assurés, même avec des conditions pré-existantes (ça, c'est important), mais le prix des soins médicaux reste monstrueusement élevé, et ça ne signifie pas que tout le monde va souscrire à une assurance, tout simplement parce que même lorsqu'on a le droit, on n'a pas forcément l'argent pour le faire.
Ce que j'essaie de dire c'est que parfois, si le changement incrémental est trop petit, en pratique ça n'aide que (trop) peu de gens, et ça ralentit voire empêche toute possibilité d'aller plus loin, car « on a déjà fait quelque chose, ça va quoi ».
[^] # Re: Du beau...
Posté par lasher . En réponse au journal Benoît Hamon a encore frappé. Évalué à 4.
À propos du système à deux tours : je ne voulais pas forcément dire que les autres systèmes étaient mieux (le système US est bien pire par ex), juste que lorsqu'on est « trop » habitué à un système, certains fonctionnements « déviants » deviennent la norme (par exemple : penser le 1er tour en termes de 2è tour, alors que l'un est censé être celui du choix, et l'autre celui de l'élimination). Peut-être que la solution est de changer de système d'élection tous les 20 ans, histoire de garder les gens sur leurs gardes. :-)
Mélenchon n'a jamais été « majoritaire » parmi les courants du PS, et ne l'aurait sans doute jamais été. Le « gros à gauche du PS, bien visible » à l'époque en 2005-2007, c'était Fabius (c'te bonne blague). C'est lui qui a décidé de rester au PS tout en appelant les électeurs (notamment PS) à voter non au TECE alors qu'en interne le PS avait voté oui. Mélenchon & Généreux, eux, ont été cohérents : ils ont estimé que ce traité était merdique, et qu'ils avaient atteints le point de rupture. Note que je n'aime pas spécialement Mélenchon, mais j'ai vu une manœuvre politique bien plus visible de la part de Fabius (qui a sans doute eu le nez creux et bien compris que le référendum ne passerait pas), qui a assuré ses arrières.
Le PC de nos jours ressemble au PS du début des années 1980. Le PdG est clairement plus à droite, et se trouve quelque part presque « au centre » de la gauche (toujours comparé aux années 80).
et
Il y a plusieurs problèmes qui se sont superposés pour la proposition de « sécu » aux US dans les années 90. Certains aspects sont purement électoraux/politiques : accepter la contre-proposition des républicains alors que Clinton était au pouvoir aurait été perçu comme une défaite des démocrates, et si jamais ça avait « marché », les républicains auraient récupéré les lauriers en disant qu'il s'agissait de leur idée, et je suis d'accord pour dire que c'est dégueulasse de faire passer le peuple après le pouvoir. Il y avait aussi la peur que rien d'autre ne serait ajouté ensuite. « Obamacare » permet juste aux employés d'être assurés, même avec des conditions pré-existantes (ça, c'est important), mais le prix des soins médicaux reste monstrueusement élevé, et ça ne signifie pas que tout le monde va souscrire à une assurance, tout simplement parce que même lorsqu'on a le droit, on n'a pas forcément l'argent pour le faire.
Ce que j'essaie de dire c'est que parfois, si le changement incrémental est trop petit, en pratique ça n'aide que (trop) peu de gens, et ça ralentit voire empêche toute possibilité d'aller plus loin, car « on a déjà fait quelque chose, ça va quoi ».