Je suis fondamentalement contre le tirage au sort. Je me demande bien comment cette idée a pu arriver jusque là, c'est vraiment un signe de mauvaise santé de notre démocratie. Pour moi, le tirage au sort, c'est la négation du choix, c'est l'antithèse de la démocratie et de la république.
Ce qui fonde notre démocratie et notre république, c'est que les citoyens choisissent des représentants en fonction de programmes qui auront été débattu auparavant de manière à éclairer leur choix. Ce choix permet de déterminer ce qui est l'intérêt général et les règles en cours font que le choix de 51 l'emporte sur les 49 autres. Je reviendrai dessus après pour Zenitram ;)
Dans le cas d'un tirage au sort, il n'y a plus de choix possible ! Croire qu'il n'y a qu'une seule politique possible, c'est ne rien comprendre à comment fonctionne ce monde : il y a toujours plusieurs choix. Et parfois, comme dans le cas actuel, il y a des décisions importantes à prendre (concernant l'écologie par exemple) qu'on doit prendre mais que certains partis politiques ne proposent tout simplement pas. D'où l'importance du choix. Je refuse de céder ma (maigre) part de souveraineté à un dé. Statistiquement, ça va aller. Sauf que dans le monde réel, il y a la loi de Murphy et qu'on n'est pas à l'abri de tomber sur une assemblée largement dominée par l'extrême-droite, chose impossible avec notre système actuel (même avec une proportionnelle) parce que l'extrême-droite est minoritaire.
Donc, absence de choix et risque de voir des absurdités statistiques : non merci pour le tirage au sort.
Maintenant, pour Zenitram qui répète souvent que la démocratie, c'est la dictature de la majorité, je répond : non. Le fait que 51 l'emporte face à 49, c'est une méthode de décision, pas une méthode de conviction. Ça signifie que les 51 n'ont pas forcément raison (et les exemples historiques ne manquent pas) et ça ne signifie pas que les 49 doivent se flageller et changer d'avis. Ça a des avantages et des inconvénients mais ça me semble être une méthode qui a fait ses preuves sur le long terme. Avoir des majorités qualifiés (genre 2/3) ne change rien au problème des minoritaires.
[^] # Re: Du beau...
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Benoît Hamon a encore frappé. Évalué à 4.
Je suis fondamentalement contre le tirage au sort. Je me demande bien comment cette idée a pu arriver jusque là, c'est vraiment un signe de mauvaise santé de notre démocratie. Pour moi, le tirage au sort, c'est la négation du choix, c'est l'antithèse de la démocratie et de la république.
Ce qui fonde notre démocratie et notre république, c'est que les citoyens choisissent des représentants en fonction de programmes qui auront été débattu auparavant de manière à éclairer leur choix. Ce choix permet de déterminer ce qui est l'intérêt général et les règles en cours font que le choix de 51 l'emporte sur les 49 autres. Je reviendrai dessus après pour Zenitram ;)
Dans le cas d'un tirage au sort, il n'y a plus de choix possible ! Croire qu'il n'y a qu'une seule politique possible, c'est ne rien comprendre à comment fonctionne ce monde : il y a toujours plusieurs choix. Et parfois, comme dans le cas actuel, il y a des décisions importantes à prendre (concernant l'écologie par exemple) qu'on doit prendre mais que certains partis politiques ne proposent tout simplement pas. D'où l'importance du choix. Je refuse de céder ma (maigre) part de souveraineté à un dé. Statistiquement, ça va aller. Sauf que dans le monde réel, il y a la loi de Murphy et qu'on n'est pas à l'abri de tomber sur une assemblée largement dominée par l'extrême-droite, chose impossible avec notre système actuel (même avec une proportionnelle) parce que l'extrême-droite est minoritaire.
Donc, absence de choix et risque de voir des absurdités statistiques : non merci pour le tirage au sort.
Maintenant, pour Zenitram qui répète souvent que la démocratie, c'est la dictature de la majorité, je répond : non. Le fait que 51 l'emporte face à 49, c'est une méthode de décision, pas une méthode de conviction. Ça signifie que les 51 n'ont pas forcément raison (et les exemples historiques ne manquent pas) et ça ne signifie pas que les 49 doivent se flageller et changer d'avis. Ça a des avantages et des inconvénients mais ça me semble être une méthode qui a fait ses preuves sur le long terme. Avoir des majorités qualifiés (genre 2/3) ne change rien au problème des minoritaires.