• [^] # Re: Tu peux développer?

    Posté par . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 2.

    Sur le marxisme, qui est un modèle économique pour décrire le capitalisme, particulièrement pertinent sur le long terme et dans les immenses problèmes politiques qu’il pose :
    Pour être socialiste, Léon Blum.
    L’impérialisme, stade suprême du capitalisme
    Ici ou là quelques articles de vulgarisation du Capital (ça c’est pas toujours évident).
    Les origines du totalitarisme, Hannah Arendt.
    La stratégie du choc, Naomi Klein.
    L’idéologie Allemande, Karl Marx.

    Sur la démocratie (indispensable pour bien comprendre ce qu’est la lutte des classes, les enjeux de pouvoirs, et même la géopolitique) :
    Textes essentiels, Alexis de Tocqueville par J.-L. Benoît.
    Écrits politiques, J.-J. Rousseau
    Le Prince, Machiavel
    Discours de la servitude volontaire, La Boétie
    La Démocratie athénienne à l’époque de Démosthène, Mogens H. Hansen.

    Plus généraliste :
    Scoop le Pavé (à la fois la démocratie et le marxisme).
    @si notamment le travail de Judith Bernard qui vulgarise le structuralisme (que vous ignorez manifestement) : « Pour les structuralistes, les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Ainsi, l'organisation sociale génère certaines pratiques et certaines croyances propres aux individus qui en dépendent. », cf. Wikipedia, or en politique c’est un outil précieux.
    Quelques petites vulgarisations de Bourdieu.

    Plus ludique, mais qui se prêtent très bien à une lecture sociale, historique ou politique, il y a les romans. Parmi les grands classiques et plus ou moins explicitement politiques : les Zola et Hugo bien évidemment, mais aussi Tolstoï ou Dostoïevsky (j’aime beaucoup le syncrétisme russe-occident), ou encore Dumas, comme exemples qui me viennent à l’esprit. Ne croyez pas qu’il faut mépriser ces sources : par exemple le personnage de d’Artagnan (Les trois mousquetaires) est typique de la petite noblesse de ce Moyen-Âge mourant qui subsiste grâce aux métiers d’armes et la suite (Vingt ans après) est encore plus explicite (cf. La fronde) sur les conflits qui engagent la bourgeoisie montante à participer en politique. Cette histoire-là, on la retrouve de manière plus cadrée dans des bouquins comme celui d’Éric Hazan, Une Histoire de la Révolution française (l’introduction).

    C’est l’avantage du chômage, ça laisse plein de temps pour lire. Alors j’ai bien conscience de faire le pédant. Mais au moins ça vous fermera le clapet concernant mon supposé simplisme et mon supposé manichéisme.

    Et maintenant est-ce que vous pourriez lire et répondre à ce que j'écris?

    Non. Les termes du débat, les références, et les opinions que vous me prêtez ne me conviennent pas. On pourra discuter lorsque vous aurez une solide formation intellectuelle et économique.

    D’ailleurs on parle de l’entrepreneur. Mais c’est comme pour les "chômeurs fainéant", s’il y en a : ça représente une infime minorité de la population (~10 % d’employeurs, parmi lesquels il faut enlever les grands patrons, ceux qui font de la sous-traitance, ceux qui travaillent dans les professions dites "libérales"). Au final l’entrepreneur ne représente pas grand chose, démographiquement ou économiquement : pourtant sa figure monopolise certains débats publics.

    De même pour les arguments et ce que j’appelle les biais de raisonnement : ceux que vous m’opposez, vous et vos coreligionnaires, sont connus, ce sont toujours les mêmes. J’ai la patience de répondre pour certains, d’essayer de m’exprimer le plus clairement possible pour bien le faire comprendre, mais à un moment donné, je jette l’éponge, j’ai passé pas mal de temps à lire, et j’ai autre chose à foutre que de répondre à des gens qui eux ne font pas cet effort.

    J’ai donné mes références, il faut bien sûr les lire avec un esprit à la fois très ouvert et tolérant, mais aussi très critique.

    J’ai aussi un jugement moral sur les gens qui cautionnent, soutiennent le système capitaliste et y prennent part de manière importante. Mais je sais faire la part des chose, contrairement à vous, entre ma position politique et ce jugement moral. En l’occurrence faire du fric est intrinsèque au capitalisme : la maximisation du profit est une des premières choses qu’on apprend en cours d’économie. Et là je n’irai pas par quatre chemins : je hais ceux qui ont pour valeur et comme but dans la vie de faire de l’argent avec l’argent (ce qui est le principe même de la rémunération du capital).