Le truc. C’est que les syndicats, ce sont des gens qui réfléchissent très sérieusement sur l’intérêt des salariés et les conséquences qu’auront telle ou telle mesure.
Maintenant vous pouvez croire que vous tout seul, en suivant vaguement les médias généralistes vous arrivez à savoir mieux qu’eux ce qu’ils doivent faire. Mais en règle général, dites-vous bien que c’est faux et que vous vous feriez bien entuber sans eux (enfin... sauf si vous êtes patron :p). En règle générale c’est le contraire : faut veiller à ce que la direction et les négociateurs fassent correctement leur boulot et qu’il n’y ait pas de corruption, pantouflage &co.
voir par exemple les blagues que nous ont fait les syndicats à refuser d'être de travailler le dimanche qui a conduit à ce que les employés perdent leur salaire double car la loi est quand même passée, mais sans le compromis donc sans le salaire doublé.
Avec des "si" on met Paris en bouteille. Vous croyez que si les syndicats avaient accepté le "compromis" alors la loi serait passée avec : vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude. C’est une vision bien naïve de ce qu’est la politique : dites-vous bien que ceux d’en face ne font pas de cadeaux et que lorsque les syndicats signent, ils essaient tout de même de grappiller encore après, il suffit de voir comment ça se passe à l’heure actuelle, notamment avec l’ANI. Y compris en utilisant la corruption s’il le faut ou des moyens à la limite de la légalité (l’accord était pressant parce qu’il devait y avoir une reconfiguration de la représentation syndicale).
Quant à la réflexion politique et les conséquences, vu l’argument que vous donnez, cela montre que vous n’y avez pas vraiment réfléchi : l’économie est un tout où les activités des individus fonctionnent de concert, si on autorise le travail du dimanche pour certains, ceux-ci vont avoir besoin des services d’autres personnes (leurs fournisseurs, les contacts avec leur clientèle, etc.), et, de fil en aiguille, c’est tout le monde qui se retrouve obligé de travailler le dimanche. Quant au salaire du dimanche, vous pouvez le gonflez artificiellement par la loi, au final c’est l’offre et la demande qui le déterminera (et la droite dans x,y années se fera un plaisir de vous le rappeler pour faire sauter cette disposition).
Voilà, ça demande de réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez. Et certainement que les syndicats ont d’autres arguments plus sérieux que les miens propres (on peut aussi considérer la vie associative, familiale, sportive, etc. qui sont des choses importantes qui se font traditionnellement le dimanche parce que c’est un point de rdv fixe dans la semaine ou les gens sont, à priori, libres).
Quant aux syndicats, je n’ai pas la source mais j’ai cru comprendre que si le taux de syndicalisation et de participation aux élections étaient faibles, il n’empêchait qu’ils étaient parfaitement reconnus comme légitime par la plupart des gens (il faut sortir en dehors des médias qui font croire le contraire... par exemple, si tu me trouves sur les quais lors d’une grève de la SNCF je râlerai comme tout le monde, mais si tu me demandes s’il faudrait leur supprimer le droit de grève tu prendrais le risque de te prendre une beigne). De plus beaucoup de gens sont très critiques envers eux précisément du fait qu’ils ne sont pas assez offensifs.
Sans compter que cette haine des "corps intermédiaires" que je rencontre ici est quand même un des grands marqueurs de l’extrême-droite... vous êtes sur un terrain glissant... À vous de voir.
(Bon ceci dit, je reconnais qu’il y a parfois des cons, comme partout : il faut un peu chercher pour trouver des gens sérieux qui bossent leurs sujets, idem dans les partis, ce qui ne signifie en rien faire des compromis.)
[^] # Re: Tu peux développer?
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 1.
Le truc. C’est que les syndicats, ce sont des gens qui réfléchissent très sérieusement sur l’intérêt des salariés et les conséquences qu’auront telle ou telle mesure.
Maintenant vous pouvez croire que vous tout seul, en suivant vaguement les médias généralistes vous arrivez à savoir mieux qu’eux ce qu’ils doivent faire. Mais en règle général, dites-vous bien que c’est faux et que vous vous feriez bien entuber sans eux (enfin... sauf si vous êtes patron :p). En règle générale c’est le contraire : faut veiller à ce que la direction et les négociateurs fassent correctement leur boulot et qu’il n’y ait pas de corruption, pantouflage &co.
Avec des "si" on met Paris en bouteille. Vous croyez que si les syndicats avaient accepté le "compromis" alors la loi serait passée avec : vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude. C’est une vision bien naïve de ce qu’est la politique : dites-vous bien que ceux d’en face ne font pas de cadeaux et que lorsque les syndicats signent, ils essaient tout de même de grappiller encore après, il suffit de voir comment ça se passe à l’heure actuelle, notamment avec l’ANI. Y compris en utilisant la corruption s’il le faut ou des moyens à la limite de la légalité (l’accord était pressant parce qu’il devait y avoir une reconfiguration de la représentation syndicale).
Quant à la réflexion politique et les conséquences, vu l’argument que vous donnez, cela montre que vous n’y avez pas vraiment réfléchi : l’économie est un tout où les activités des individus fonctionnent de concert, si on autorise le travail du dimanche pour certains, ceux-ci vont avoir besoin des services d’autres personnes (leurs fournisseurs, les contacts avec leur clientèle, etc.), et, de fil en aiguille, c’est tout le monde qui se retrouve obligé de travailler le dimanche. Quant au salaire du dimanche, vous pouvez le gonflez artificiellement par la loi, au final c’est l’offre et la demande qui le déterminera (et la droite dans x,y années se fera un plaisir de vous le rappeler pour faire sauter cette disposition).
Voilà, ça demande de réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez. Et certainement que les syndicats ont d’autres arguments plus sérieux que les miens propres (on peut aussi considérer la vie associative, familiale, sportive, etc. qui sont des choses importantes qui se font traditionnellement le dimanche parce que c’est un point de rdv fixe dans la semaine ou les gens sont, à priori, libres).
Quant aux syndicats, je n’ai pas la source mais j’ai cru comprendre que si le taux de syndicalisation et de participation aux élections étaient faibles, il n’empêchait qu’ils étaient parfaitement reconnus comme légitime par la plupart des gens (il faut sortir en dehors des médias qui font croire le contraire... par exemple, si tu me trouves sur les quais lors d’une grève de la SNCF je râlerai comme tout le monde, mais si tu me demandes s’il faudrait leur supprimer le droit de grève tu prendrais le risque de te prendre une beigne). De plus beaucoup de gens sont très critiques envers eux précisément du fait qu’ils ne sont pas assez offensifs.
Sans compter que cette haine des "corps intermédiaires" que je rencontre ici est quand même un des grands marqueurs de l’extrême-droite... vous êtes sur un terrain glissant... À vous de voir.
(Bon ceci dit, je reconnais qu’il y a parfois des cons, comme partout : il faut un peu chercher pour trouver des gens sérieux qui bossent leurs sujets, idem dans les partis, ce qui ne signifie en rien faire des compromis.)