C'est étrange, mais dans la vie de tous les jours, je constate que les motivations humaines s'appréhende vachement mieux à un niveau "secondaire" et plutôt "gestion du groupe" plutôt qu'au niveau primaire et purement réactif cerveau. Pour prendre une analogie mécanique, c'est quand même plus facile de voir comment fonctionne un chronomètre en appuyant sur les boutons plutôt qu'en lisant le schéma électrique de celui-ci.
Ou pour rester dans l'image du génocide, ce n'est pas en étudiant comment fonctionne un humain dans son coin qu'on comprend comment il en arrive à ce genre d’extrémité. Qui plus est, je ne suis pas sur qu'on sache à l'heure actuelle cartographier, puis simuler le cerveau d'une souris, alors analyser un cerveau dix fois plus gros par une analyse primaire et bêtement réactif, il y a encore du boulot.
Par contre, l'analyse des conditions poussant aux situations extrêmes menées par des groupes d'individus me semble être un axe d’intérêt, mais c'est peut être trop intellectualiser. (Ceci dit, je dirai qu'il faut regarder le mouvement de chaque molécule d'un gaz donné pour savoir comment va réagir mon litre d'hélium, on me reprocherait de trop complexifier la chose).
Mais finalement, c'est juste pour la digression, les phrase sur lesquelles je voulais rebondir à l'origine sont celles-là :
On apprends pas a eviter un genocide en sachant que des genocides ont eu lieu.
On apprends a l'eviter en refusant l’autorité.
Ça laisse croire que les gens qui les perpétuent (les génocide) le fond à contre-cœur... mais finalement, lorsqu'on dit à un Hutus d'aller casser la gueule à un Tutsi, le fait-il par simple obéissance ou alors c'est un ordre qu'il exécute en étant persuadé de libérer sont pays d'un danger. Autant, la répression lors des manifs par les CRS sont bien une question d'autorité (et même si je me suis fait "gazer" plusieurs fois, je leurs reconnait le fait de mettre en œuvre une "répression" voulue par un gouvernement élu); autant on ne m’enlèvera pas de l'idée que certains ordres nécessitent une large acceptation de ceux-ci par ceux qui vont l’exécuter (ou de lourdes conséquences en cas de désobéissance, mais dans ce cas encore, ce n'est pas un problème d'autorité mais de contrainte).
Or qu'est ce que l'education nationale enseigne: la soumission a l'autorite du prof...(enfin elle y arrive de moins en moins et tant mieux justement...)
Non, pas vraiment. Mais développons.
L'éducation nationale enseigne des savoirs et des savoirs-faire. D'ailleurs, le simple fait que la majorité des français soit en mesure de compter, lire un texte prouve qu'elle le fait (on pourrait discuter du fait que ce ne soit pas optimal, que certaines métiers sont mal enseignée etc. mais là n'est pas la question).
Maintenant, qu'est-ce qu'une salle de classe ? C'est un lieu ou un enseignant est responsable (potentiellement pénalement) d'un groupe d'enfant. Il a pour tâche d'enseigner à une vingtaine d'individus un certains nombre de choses. On peut déjà signaler que l'enseignant ne choisit pas ses élèves, alors que les enfants sont laissés au choix des parents (on peut enseigner soit même à son enfant, l'utilisation du service d'enseignement n'est pas une obligation). Qui est dépositaire du savoir dans une salle de classe ? Hors cas exceptionnel, c'est l'enseignant. Et de fait, écouter les gens qui savent, lorsqu'on ne sait pas, surtout quand ce n'est pas le type qui fait le cours qui nous impose d'être là mais nos parents, n'est pas quelques chose qui devrait nous être "enseigné" par l’éducation nationale mais par nos parents.
Maintenant, pour ce qui concerne l'autorité dans son sens "disciplinaire". Apprendre à vivre à un enfant en communauté est le rôle des parents. Ce sont eux qui fixent la limite de ce qu'on peut ou pas faire. Lorsqu'un parent laisse un enfant à un adulte, celui-ci lui délègue ce rôle ; notamment parce que d'un point du vue pédagogique, le parent qui gronde son enfant à 16h parce qu'il a mis le brin à la récré de 10h, ça ne permet pas 1) de gérer le moment de crise 2) une compréhension immédiate de l'enfant 3) de gérer sa classe puisque le reste du groupe aura l'impression qu'il ne se passe rien quand on fait n'importe quoi.
Mais aussi parce qu'en tant que parent, on veut que l'école soit un terrain neutre, et pour qu'il y ai un terrain neutre, il faut un policier. et si on veut un policier efficace, il faut qu'il ai du pouvoir. L'autorité disciplinaire du prof en primaire tient du déchargement des parents sur le prof. Après, l'autorité disciplinaire donnée par l'institution vient du fait que l'enseignant est responsable de l'atteinte des objectifs, et qu'on ne peut pas demander à quelqu'un de gérer un groupe sans prise sur le groupe.
Tu accepterai de devoir gérer une équipe de 20 personnes, avec une time-line à respecter, mais globalement, si les 20 personnes ne font pas comme tu veux, elles ne seront pas sanctionnée, même si les objectifs ne sont pas atteint (et mis à part la classe de terminale, c'est quand même un peu ça la mentalité d'une classe) ?
Donc pour résumer ce gros pavé, je dirai que l'autorité à un prof est un dû de l’élève du fait qu'il est un invité dans la salle de classe et que les "ordres" sont expliquées (vous faites vos devoir pour pouvoir maitriser ce sujet), et qu'on est très très loin de l'autorité qui permet l'obéissance aveugle. Et qu'on obtient pas l'obéissance en éduquant les foules mais en ne les éduquant pas. On ne m’enlèvera pas de l'idée (peut être que si mais pas avec trois lignes lancés de manière péremptoire) qu'un devoir obligatoire sur le génocide arménien et plus néfaste à la création d'esprits indépendants que d'aller écouter un discours religieux sur le créationnisme.
[^] # Re: Éducation informatique
Posté par Guillaume Rossignol . En réponse à la dépêche L'Éducation Nationale et la circulaire 5608 du 19 septembre 2012. Évalué à 5.
C'est étrange, mais dans la vie de tous les jours, je constate que les motivations humaines s'appréhende vachement mieux à un niveau "secondaire" et plutôt "gestion du groupe" plutôt qu'au niveau primaire et purement réactif cerveau. Pour prendre une analogie mécanique, c'est quand même plus facile de voir comment fonctionne un chronomètre en appuyant sur les boutons plutôt qu'en lisant le schéma électrique de celui-ci.
Ou pour rester dans l'image du génocide, ce n'est pas en étudiant comment fonctionne un humain dans son coin qu'on comprend comment il en arrive à ce genre d’extrémité. Qui plus est, je ne suis pas sur qu'on sache à l'heure actuelle cartographier, puis simuler le cerveau d'une souris, alors analyser un cerveau dix fois plus gros par une analyse primaire et bêtement réactif, il y a encore du boulot.
Par contre, l'analyse des conditions poussant aux situations extrêmes menées par des groupes d'individus me semble être un axe d’intérêt, mais c'est peut être trop intellectualiser. (Ceci dit, je dirai qu'il faut regarder le mouvement de chaque molécule d'un gaz donné pour savoir comment va réagir mon litre d'hélium, on me reprocherait de trop complexifier la chose).
Mais finalement, c'est juste pour la digression, les phrase sur lesquelles je voulais rebondir à l'origine sont celles-là :
Ça laisse croire que les gens qui les perpétuent (les génocide) le fond à contre-cœur... mais finalement, lorsqu'on dit à un Hutus d'aller casser la gueule à un Tutsi, le fait-il par simple obéissance ou alors c'est un ordre qu'il exécute en étant persuadé de libérer sont pays d'un danger. Autant, la répression lors des manifs par les CRS sont bien une question d'autorité (et même si je me suis fait "gazer" plusieurs fois, je leurs reconnait le fait de mettre en œuvre une "répression" voulue par un gouvernement élu); autant on ne m’enlèvera pas de l'idée que certains ordres nécessitent une large acceptation de ceux-ci par ceux qui vont l’exécuter (ou de lourdes conséquences en cas de désobéissance, mais dans ce cas encore, ce n'est pas un problème d'autorité mais de contrainte).
Non, pas vraiment. Mais développons.
L'éducation nationale enseigne des savoirs et des savoirs-faire. D'ailleurs, le simple fait que la majorité des français soit en mesure de compter, lire un texte prouve qu'elle le fait (on pourrait discuter du fait que ce ne soit pas optimal, que certaines métiers sont mal enseignée etc. mais là n'est pas la question).
Maintenant, qu'est-ce qu'une salle de classe ? C'est un lieu ou un enseignant est responsable (potentiellement pénalement) d'un groupe d'enfant. Il a pour tâche d'enseigner à une vingtaine d'individus un certains nombre de choses. On peut déjà signaler que l'enseignant ne choisit pas ses élèves, alors que les enfants sont laissés au choix des parents (on peut enseigner soit même à son enfant, l'utilisation du service d'enseignement n'est pas une obligation). Qui est dépositaire du savoir dans une salle de classe ? Hors cas exceptionnel, c'est l'enseignant. Et de fait, écouter les gens qui savent, lorsqu'on ne sait pas, surtout quand ce n'est pas le type qui fait le cours qui nous impose d'être là mais nos parents, n'est pas quelques chose qui devrait nous être "enseigné" par l’éducation nationale mais par nos parents.
Maintenant, pour ce qui concerne l'autorité dans son sens "disciplinaire". Apprendre à vivre à un enfant en communauté est le rôle des parents. Ce sont eux qui fixent la limite de ce qu'on peut ou pas faire. Lorsqu'un parent laisse un enfant à un adulte, celui-ci lui délègue ce rôle ; notamment parce que d'un point du vue pédagogique, le parent qui gronde son enfant à 16h parce qu'il a mis le brin à la récré de 10h, ça ne permet pas 1) de gérer le moment de crise 2) une compréhension immédiate de l'enfant 3) de gérer sa classe puisque le reste du groupe aura l'impression qu'il ne se passe rien quand on fait n'importe quoi.
Mais aussi parce qu'en tant que parent, on veut que l'école soit un terrain neutre, et pour qu'il y ai un terrain neutre, il faut un policier. et si on veut un policier efficace, il faut qu'il ai du pouvoir. L'autorité disciplinaire du prof en primaire tient du déchargement des parents sur le prof. Après, l'autorité disciplinaire donnée par l'institution vient du fait que l'enseignant est responsable de l'atteinte des objectifs, et qu'on ne peut pas demander à quelqu'un de gérer un groupe sans prise sur le groupe.
Tu accepterai de devoir gérer une équipe de 20 personnes, avec une time-line à respecter, mais globalement, si les 20 personnes ne font pas comme tu veux, elles ne seront pas sanctionnée, même si les objectifs ne sont pas atteint (et mis à part la classe de terminale, c'est quand même un peu ça la mentalité d'une classe) ?
Donc pour résumer ce gros pavé, je dirai que l'autorité à un prof est un dû de l’élève du fait qu'il est un invité dans la salle de classe et que les "ordres" sont expliquées (vous faites vos devoir pour pouvoir maitriser ce sujet), et qu'on est très très loin de l'autorité qui permet l'obéissance aveugle. Et qu'on obtient pas l'obéissance en éduquant les foules mais en ne les éduquant pas. On ne m’enlèvera pas de l'idée (peut être que si mais pas avec trois lignes lancés de manière péremptoire) qu'un devoir obligatoire sur le génocide arménien et plus néfaste à la création d'esprits indépendants que d'aller écouter un discours religieux sur le créationnisme.