Difficile de répondre à notre niveau de citoyen peu informé.
À titre personnel, il me semble que la professionnalisation de l’armée est une bonne chose. Une de mes hantises, étant jeune, était le service militaire qui m’attendait. J’ai eu de la chance, celui-ci a été supprimé et n’ai eu qu’à effectuer ma JAPD. Contrairement à ce que d’autres indiquent, je ne la trouve pas si inutile : quand bien même il ne me semble pas nécessaire d’obliger toute une population à se former aux usages militaires, cela reste important, au moins, de faire connaître aux citoyens en devenir la place et le rôle de l’armée dans notre société. Il apparaît également que, hélas, un des rôle de cette JAPD est de détecter le niveau d’illettrisme de nos jeune et il est bien plus élevé que ce à quoi je me serais attendu.
Justifier de conserver la conscription par le simple fait qu’il en a toujours été ainsi me semble totalement idiot comme argument. Le monde change, drastiquement, et, s’il s’avère que la conscription n’est plus utile ou adaptée, quel intérêt de la conserver ?
Lu dans certains commentaires sur le fait que l’un des inconvénients de la suppression de la conscription en France soit le fait que cela ne permette plus d’éduquer certains de nos jeunes en déviance, il me semble que c’est un non-argument total dans la mesure où le rôle de l’armée n’est pas d’éduquer.
La vrai question qui se pose, pour la Suisse (comme pour la France d’ailleurs), est plutôt : la Suisse a-t-elle besoin de maintenir la conscription ? Que cela apporte-t-il au pays ? Que cela apporte-t-il à la société ? Les réponses à ces questions devraient vous permettre de trouver la bonne réponse pour votre pays.
À titre personnel, la Suisse n’étant pas un pays en guerre, ni entourée de voisins belliqueux, je ne vois aucune raison de maintenir la conscription, dans la mesure où celle-ci conserve une armée professionnelle. En outre, je ne vous, ni à court terme, ni à moyen terme, pas de risque particulier pour ce pays qui nécessiterait un peuple formé aux armes. Les guerres d’aujourd’hui, surtout entre pays « développés », se déroulent autrement que par armées interposées. Les marchés, les banques, la finance sont les véritables champs de bataille modernes.
Reste l’accès physique aux ressources, notamment énergétiques, qui « nécessitent » une armée puissante. Mais je doute que la Suisse soit capable de jouer ce genre de rôle. Cela reste l’apanage de l’impérialisme états-unien qui s’essuie régulièrement l’arrière-train avec le droit international.
Bref, je ne vois rien qui justifie, pour la Suisse, de conserver la conscription. Mais vous êtes mieux placer que moi pour connaître votre contexte géopolitique.
# Difficile de répondre
Posté par Gemini (site web personnel) . En réponse au journal Armée Suisse, modèle ou pas ?. Évalué à 6.
Difficile de répondre à notre niveau de citoyen peu informé.
À titre personnel, il me semble que la professionnalisation de l’armée est une bonne chose. Une de mes hantises, étant jeune, était le service militaire qui m’attendait. J’ai eu de la chance, celui-ci a été supprimé et n’ai eu qu’à effectuer ma JAPD. Contrairement à ce que d’autres indiquent, je ne la trouve pas si inutile : quand bien même il ne me semble pas nécessaire d’obliger toute une population à se former aux usages militaires, cela reste important, au moins, de faire connaître aux citoyens en devenir la place et le rôle de l’armée dans notre société. Il apparaît également que, hélas, un des rôle de cette JAPD est de détecter le niveau d’illettrisme de nos jeune et il est bien plus élevé que ce à quoi je me serais attendu.
Justifier de conserver la conscription par le simple fait qu’il en a toujours été ainsi me semble totalement idiot comme argument. Le monde change, drastiquement, et, s’il s’avère que la conscription n’est plus utile ou adaptée, quel intérêt de la conserver ?
Lu dans certains commentaires sur le fait que l’un des inconvénients de la suppression de la conscription en France soit le fait que cela ne permette plus d’éduquer certains de nos jeunes en déviance, il me semble que c’est un non-argument total dans la mesure où le rôle de l’armée n’est pas d’éduquer.
La vrai question qui se pose, pour la Suisse (comme pour la France d’ailleurs), est plutôt : la Suisse a-t-elle besoin de maintenir la conscription ? Que cela apporte-t-il au pays ? Que cela apporte-t-il à la société ? Les réponses à ces questions devraient vous permettre de trouver la bonne réponse pour votre pays.
À titre personnel, la Suisse n’étant pas un pays en guerre, ni entourée de voisins belliqueux, je ne vois aucune raison de maintenir la conscription, dans la mesure où celle-ci conserve une armée professionnelle. En outre, je ne vous, ni à court terme, ni à moyen terme, pas de risque particulier pour ce pays qui nécessiterait un peuple formé aux armes. Les guerres d’aujourd’hui, surtout entre pays « développés », se déroulent autrement que par armées interposées. Les marchés, les banques, la finance sont les véritables champs de bataille modernes.
Reste l’accès physique aux ressources, notamment énergétiques, qui « nécessitent » une armée puissante. Mais je doute que la Suisse soit capable de jouer ce genre de rôle. Cela reste l’apanage de l’impérialisme états-unien qui s’essuie régulièrement l’arrière-train avec le droit international.
Bref, je ne vois rien qui justifie, pour la Suisse, de conserver la conscription. Mais vous êtes mieux placer que moi pour connaître votre contexte géopolitique.