Historiquement, le pouvoir a toujours eu du mal à s'adapter aux évolutions technologiques. Et là on va dire qu'on est en phase paranoïaque et en mode panique: puisqu'on a promis que la technologie allait arrêter le terrorisme mais qu'en même temps, après vérification, ça ne marche pas si bien que ça, alors on saute sur tout ce qui bouge en espérant que pour tous ces faux-positifs, on trouvera aussi les vraies menaces autour desquelles on fera un max de communication pour justifier toutes les conneries.
Il ne faudra, je pense, pas bien longtemps avant de réaliser que l'excès de flux d'information ne permet pas de faire émerger correctement les éléments vraiment importants avec les méthodes d'analyse utilisées. Tout le monde, à un moment ou un autre, va utiliser un mot du champ lexical de la destruction massive dans un message: "atomiser la concurrence", "faites péter les scores!" etc.
Il va falloir qu'ils acceptent et deviennent un peu plus intelligents (si je voulais faire un attentat, je ne parlerais certainement pas de bombe ou de meurtre dans mes communications cachées...)
En ce qui concerne la collecte d'information, je pense que c'est inéluctable. Si ça ne se fait pas au grand jour, ça se fera en catimini. Mais le fait est que ça se fera, tout simplement parce qu'il est techniquement possible de le faire, et que l'Homme a une très forte tendance à appuyer sur les boutons à sa disposition, même si c'est à l'encontre du bon sens, de la morale, voire de l'intérêt de celui qui appuie.
Vouloir l'empêcher est illusoire. Prism n'en est qu'un exemple. Le scandale éclate au grand jour. Même si la pression populaire fait cesser son existence, un nouveau système apparaîtra. Si ce n'est plus aux É.-U., ce sera ailleurs.
On va arriver doucement dans un monde où le rapport à la vie privée ne sera pas le même que celui de nos parents, ou celui avec lequel nous avons grandi. Ce sera une catastrophe?
Mouai. À une époque pas si lointaine, les humains vivaient en grand nombre par maison, avec de larges familles, et le tout dans des petits village: tout le monde savait tout ou presque sur tout le monde. On n'avait pas inventé l'isolation sonore ni la vie privée.
Là on va vers un village planétaire.
Bien ou mal? Franchement, je n'en sais rien. Je me demande parfois si trop de vie privée de rend pas l'Homme moderne un peu fou, tout angoissé qu'il est qu'on pénètre dans son espace protégé. Ce serait peut-être une bonne thérapie de groupe de voir que tout le monde est à peu près pareil.
L'enjeu ici, ce n'est pas si oui ou non il y aura collecte de données. C'est si on veut encadrer cette collecte en la légitimant et en l'exposant au grand jour, ou si on veut lui faire la guerre. Je vois ça un peu comme la prohibition ou la lutte contre le trafic de drogue: plus on tentera de restreindre et contrôler, et pire ce sera.
[^] # Re: Ca, c'est fait
Posté par Maclag . En réponse au journal Option "Do Not Track" de Firefox et sites de la Mozilla Foundation. Évalué à 7.
Si tu veux des histoires tordues d'analyse automatique, cette histoire-ci est vraie et avérée:
http://www.naturalnews.com/034880_war_on_terror_muslims_discrimination.html
Historiquement, le pouvoir a toujours eu du mal à s'adapter aux évolutions technologiques. Et là on va dire qu'on est en phase paranoïaque et en mode panique: puisqu'on a promis que la technologie allait arrêter le terrorisme mais qu'en même temps, après vérification, ça ne marche pas si bien que ça, alors on saute sur tout ce qui bouge en espérant que pour tous ces faux-positifs, on trouvera aussi les vraies menaces autour desquelles on fera un max de communication pour justifier toutes les conneries.
Il ne faudra, je pense, pas bien longtemps avant de réaliser que l'excès de flux d'information ne permet pas de faire émerger correctement les éléments vraiment importants avec les méthodes d'analyse utilisées. Tout le monde, à un moment ou un autre, va utiliser un mot du champ lexical de la destruction massive dans un message: "atomiser la concurrence", "faites péter les scores!" etc.
Il va falloir qu'ils acceptent et deviennent un peu plus intelligents (si je voulais faire un attentat, je ne parlerais certainement pas de bombe ou de meurtre dans mes communications cachées...)
En ce qui concerne la collecte d'information, je pense que c'est inéluctable. Si ça ne se fait pas au grand jour, ça se fera en catimini. Mais le fait est que ça se fera, tout simplement parce qu'il est techniquement possible de le faire, et que l'Homme a une très forte tendance à appuyer sur les boutons à sa disposition, même si c'est à l'encontre du bon sens, de la morale, voire de l'intérêt de celui qui appuie.
Vouloir l'empêcher est illusoire. Prism n'en est qu'un exemple. Le scandale éclate au grand jour. Même si la pression populaire fait cesser son existence, un nouveau système apparaîtra. Si ce n'est plus aux É.-U., ce sera ailleurs.
On va arriver doucement dans un monde où le rapport à la vie privée ne sera pas le même que celui de nos parents, ou celui avec lequel nous avons grandi. Ce sera une catastrophe?
Mouai. À une époque pas si lointaine, les humains vivaient en grand nombre par maison, avec de larges familles, et le tout dans des petits village: tout le monde savait tout ou presque sur tout le monde. On n'avait pas inventé l'isolation sonore ni la vie privée.
Là on va vers un village planétaire.
Bien ou mal? Franchement, je n'en sais rien. Je me demande parfois si trop de vie privée de rend pas l'Homme moderne un peu fou, tout angoissé qu'il est qu'on pénètre dans son espace protégé. Ce serait peut-être une bonne thérapie de groupe de voir que tout le monde est à peu près pareil.
L'enjeu ici, ce n'est pas si oui ou non il y aura collecte de données. C'est si on veut encadrer cette collecte en la légitimant et en l'exposant au grand jour, ou si on veut lui faire la guerre. Je vois ça un peu comme la prohibition ou la lutte contre le trafic de drogue: plus on tentera de restreindre et contrôler, et pire ce sera.