• [^] # Re: Sécurité du DES

    Posté par . En réponse au journal Microsoft : pbpg a-t-il eu une attaque ? "Votre vie privée est notre priorité". Évalué à 4.

    La NSA n'a plus trop besoin de backdoorer les protocoles puisqu'il leur suffit de demander poliment les clefs
    Ça dépend à qui. Un gros industriel étranger aux USA, au hasard chinois, dont les équipements réseaux sont utilisés par 30% de la planète ne donnera pourtant rien à la NSA, quoi qu'il arrive, en dehors du territoire américain.

    Pareil avec un groupe terroriste, qui ne donnera pas ses clefs. On peut imaginer qu'un terroriste n'y connaît pas forcément grand-chose en crypto, donc il va prendre un logiciel "grand public" mais "open source" (afin d'éviter quelques backdoors standard) ; le logiciel opensource, lui, va respecter les standards (histoire d'éviter de faire des conneries, la crypto c'est pas simple), c'est-à-dire :

    1. pour la cryptographie asymétrique, utiliser les courbes elliptiques du NIST

    2. pour la génération d'aléa, utiliser les algorithmes recommandés par le NIST (Dual Elliptic Curve Deterministic RBG (Dual_EC_DRBG), qui d'une part est peu efficace (un mécanisme asymétrique pour générer de l'aléa, sérieusement...), d'autre part possède des propriétés mathématiques qui n'excluent pas qu'en connaissant un secret particulier, toute la séquence d'aléa puisse être remontée. Or la spécialité de la NSA est l'espionnage...

    Pour 1., des Allemands ont proposé un protocole pour générer des courbes elliptiques dont l'utilisateur peut être sûr que le générateur n'a pas volontairement inséré une faiblesse connue de lui seul ( http://www.ecc-brainpool.org/ ).

    Hors contexte, un peu d'histoire maintenant : concernant le chiffrement (pourri) du GSM, A5/1, les Allemands voulaient qu'il soit sûr, l'OTAN (largement influencé en cela, certainement, par les USA), non.

    https://en.wikipedia.org/wiki/A5/1

    Security researcher Ross Anderson reported in 1994 that "there was a terrific row between the NATO signal intelligence agencies in the mid-1980s over whether GSM encryption should be strong or not. The Germans said it should be, as they shared a long border with the Warsaw Pact; but the other countries didn't feel this way, and the algorithm as now fielded is a French design."