C'est magnifique de rater d'aussi loin l'idée de mon message et de mentionner "mauvaise foi" à la fin.
Ça n’est pas sur ce point spécifique, c’est pour l’ensemble de tes interventions.
Si je parlais Esperanto et que je parlais de chevaux avec un Esperantiste étranger, je devrais faire quoi? Réunir un comité, passer un coup de fil à un expert, ou utiliser un mot qu'on comprend tous les deux là maintenant tout de suite? Je tenterais donc gelding, qui est la traduction anglaise de hongre
Mauvaise pioche si c’est pour parler avec quelqu’un qui ne connaît pas le terme anglais, soit parce qu’il ne parle pas anglais, soit qu’il n’ait jamais utilisé cette langue pour parler d’équitation.
"Eksvirĉevalo" sera vraiment compréhensible par tout espérantiste. « Cheval ex-mâle », c’est clair, d’autant plus que la même construction est déjà utilisée pour « bœuf » (la traduction mot à mot en français fait peut-être bizarre, mais c’est pareil si on fait une traduction mot à mot de l’anglais ou d’une autre langue, et c’est sûrement vrai aussi dans le sens inverse).
Je soupçonne qu'un tas de gens vont faire preuve d'autant de mauvaise foi que moi et vouloir parler de sujets dont tu te fous. Ils vont devoir improviser au fur-et-à-mesure le vocabulaire manquant, et voilà: au revoir la belle régularité tant désirée!
Et souvent on improvise en composant des racines existantes... surtout quand on débute et qu’on ne connaît que peu de mots.
Ça ne tombe pas toujours sur le mot courant s’il existe déjà (il est parfois possible d’exprimer une idée de plusieurs manières), mais ça reste compréhensible pour un autre locuteur.
mais pour l'Esperanto, non, ça n'arrivera pas ma bonne dame.
C’est déjà arrivé. Mais sur le moyen ou long terme, les mots empruntés directement laissent la place à des mots composés de racines existantes ou en tout cas plus basiques.
Par exemple, pour « ordinateur », des gens ont utilisé comme tu l’aurais fait "komputero".
Bon, il n’y avait pas de façon simple d’exprimer "to compute" (en français non plus, puisque ça peut aussi bien correspondre à faire des calculs que des traitements de données), donc finalement "komputi" a été retenu pour "to compute", mais les mots liés à cette notion ont été formés selon la logique habituelle de l’espéranto en partant de cette racine. Donc pour ordinateur, "komputilo" (littéralement « outil pour faire des traitements informatiques »), pour informaticien "komputisto"...
Et "Komputilo" est le mot qui s’est imposé à terme par rapport à "komputero",
– d’une part parce que c’est celui qui correspond au mieux aux règles de formations d’un nouveau mot (utiliser autant que possible des racines existantes, et si c’est impossible, partir de la racine la plus basique et la plus connue internationalement et en dériver les autres mots) ;
– d’autre part parce que les locuteurs de l’espéranto sont bien conscients de l’intérêt de limiter les racines au strict minimum (tout simplement parce que c’est ce qui leur a facilité l’apprentissage de la langue et la compréhension des nouveaux mots ; si c’était pour refaire un foutoir comme l’anglais, ce ne serait pas la peine).
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Re: Hongre et vie des bêtes
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 2. Dernière modification le 28 juillet 2013 à 08:20.
Ça n’est pas sur ce point spécifique, c’est pour l’ensemble de tes interventions.
Mauvaise pioche si c’est pour parler avec quelqu’un qui ne connaît pas le terme anglais, soit parce qu’il ne parle pas anglais, soit qu’il n’ait jamais utilisé cette langue pour parler d’équitation.
"Eksvirĉevalo" sera vraiment compréhensible par tout espérantiste. « Cheval ex-mâle », c’est clair, d’autant plus que la même construction est déjà utilisée pour « bœuf » (la traduction mot à mot en français fait peut-être bizarre, mais c’est pareil si on fait une traduction mot à mot de l’anglais ou d’une autre langue, et c’est sûrement vrai aussi dans le sens inverse).
Et souvent on improvise en composant des racines existantes... surtout quand on débute et qu’on ne connaît que peu de mots.
Ça ne tombe pas toujours sur le mot courant s’il existe déjà (il est parfois possible d’exprimer une idée de plusieurs manières), mais ça reste compréhensible pour un autre locuteur.
C’est déjà arrivé. Mais sur le moyen ou long terme, les mots empruntés directement laissent la place à des mots composés de racines existantes ou en tout cas plus basiques.
Par exemple, pour « ordinateur », des gens ont utilisé comme tu l’aurais fait "komputero".
Bon, il n’y avait pas de façon simple d’exprimer "to compute" (en français non plus, puisque ça peut aussi bien correspondre à faire des calculs que des traitements de données), donc finalement "komputi" a été retenu pour "to compute", mais les mots liés à cette notion ont été formés selon la logique habituelle de l’espéranto en partant de cette racine. Donc pour ordinateur, "komputilo" (littéralement « outil pour faire des traitements informatiques »), pour informaticien "komputisto"...
Et "Komputilo" est le mot qui s’est imposé à terme par rapport à "komputero",
– d’une part parce que c’est celui qui correspond au mieux aux règles de formations d’un nouveau mot (utiliser autant que possible des racines existantes, et si c’est impossible, partir de la racine la plus basique et la plus connue internationalement et en dériver les autres mots) ;
– d’autre part parce que les locuteurs de l’espéranto sont bien conscients de l’intérêt de limiter les racines au strict minimum (tout simplement parce que c’est ce qui leur a facilité l’apprentissage de la langue et la compréhension des nouveaux mots ; si c’était pour refaire un foutoir comme l’anglais, ce ne serait pas la peine).
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone