• [^] # Hongre et vie des bêtes

    Posté par . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 2. Dernière modification le 27 juillet 2013 à 05:12.

    De même, j'aimerais connaître la logique qui veut que le féminin d'un animal se marque d'un suffixe, et son masculin d'un préfixe.

    Le masculin et le neutre sont confondus en espéranto.
    C’est aussi souvent le cas en français (quelquefois le féminin est le genre par défaut, notamment pour des animaux), mais en espéranto au moins, on peut faire un féminin pour tous les mots (suffixe ·ino), voire préciser le masculin (en préfixant la racine "vir·", sachant "viro" : « homme » et "vira" : « masculin » ou « mâle »).
    L’espéranto s’est inspiré des langues existantes.

    On pourrait très bien avoir un mot pour "parent" dans le sens "père ou mère", et ensuite préciser parent masculin et parent féminin.

    "Viro" (« homme » dans le sens « être humain de sexe masculin » ; pour désigner un être humain sans distinction de sexe, on utilise "homo") et les noms correspondant à une relation familiale (comme "patro" : « père », "filo" : « fils »...) sont des cas particuliers : il sont uniquement masculins (pas neutres), sauf ajout du suffixe féminin. Ce doit être le seul point où l’espéranto n’est pas absolument régulier.

    L’espéranto n’est pas parfait.
    Mais le critiquer sur la régularité par rapport à la plupart des langues nationales (et en particulier le français ou l’anglais), c’est comme se plaindre que le personnel de l’hôtel a oublié de faire la poussière sur l’armoire, alors qu’habituellement on vit dans une décharge.

    Pour hongre (étalon castré,

    Merci de préciser : il y a 5 mn, je n’aurais pas su le dire en français.

    ce qui est le cas de la presque totalité des mâles montés régulièrement), je n'ai pas trouvé de traduction.

    Tu remarqueras qu’en français, l’homme de la rue se contente de dire « cheval » sans préciser, et qu’il précisera « étalon » pour un cheval non castré et dans un contexte où ça a une importance.
    Il en est de même en espéranto, où « cheval » se dit "ôevalo" et « étalon » "virĉevalo".

    Google translate me propose "gelding", mais j'ose espérer que ce n'est pas la traduction officielle.

    Si Google Translate était fiable (même pour l’anglais), ça se saurait.
    Le truc qu’il t’a proposé est sûrement la traduction anglaise... ou n’importe quoi.

    Par contre, je n'ai aucun doute que ça pourrait être le mot utilisé en pratique par deux Esperantistes qui se parlent (geldino??), parce que "étalon castré", ça va bien 5min, et puis après il faut abréger.

    C’est-à-dire que pour un mot que je n’ai jamais utilisé en français, je n’ai pas l’impression qu’il m’aurait tellement manqué dans une autre langue...

    Mais bon, comme tu fais une fixette sur « hongre », je vais te trouver la traduction.

    Alors comme ceux qui ont fait le dictionnaire collaboratif que j’ai consulté (j’ai égaré mon dictionnaire papier) ne sont pas plus que moi dans l’élevage des chevaux, ils ne l’ont pas mis.

    Heureusement, « bœuf », beaucoup plus courant, figure dans le dictionnaire et se dit "eksvirbovo" ("eks" correspond au français « ex »).
    Donc, « hongre » se dira "eksvirĉevalo".

    Si ça pouvait être si simple en français !
    Il m’arrive parfois en cherchant un mot en français de me faire la réflexion que je saurais le dire en espéranto...

    Tiens, comment dis-tu « chat castré » en français ou en anglais ? Parce que (pour paraphraser quelqu’un), « chat castré », ça va bien 5 mn, et puis après il faut abréger.

    En espéranto, "eksvirkato" conviendra parfaitement (après, si le mot n’existe dans la langue natale d’aucun locuteur, peut-être personne ne le dira-t-il naturellement, mais au moins, c’est compréhensible et correct).

    Mais ça casse le côté "tout est cohérent et structuré" qui colle si mal avec le monde qui nous entoure.

    La mauvaise foi cadre bien avec le monde qui nous entoure.

    Moi, plutôt que de chercher comment critiquer quelque chose que je ne connais pas, je m’y suis intéressé. Ça m’a convaincu au point où je l’ai appris dans la foulée.

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone