• [^] # Re: Prononciation

    Posté par . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 2.

    Pour apprendre une langue, il n'y a qu'une seule formule magique: pratique, pratique, pratique.

    C’est sûr que si tu arrives à tenir des conversation intéressantes (au delà de l’utilité professionnelle immédiate) avec des américains, indiens, chinois (enfin il faut aussi en trouver qui dépassent les 300 mots de globish), tu as dû investir beaucoup de temps pour en arriver là.
    Le but est justement de limiter ça. Sinon, il n’y aura toujours qu’une petite élite qui sera capable de tenir des conversations avec des étrangers.

    Avec l'Esperanto, tu ne pratiqueras jamais ailleurs que dans une salle de classe.

    À l’heure actuelle, je pourrais pratiquer au club à dix bornes de chez moi ; normalement, des espérantistes étrangers y passent de temps en temps.
    Si je préférais voyager, il y a un service de logement chez l’habitant (genre CouchSurfing mais qui existait déjà trente ans avant).

    Mais le séjour linguistique est aussi une démarche volontaire

    Pas seulement, c’est aussi une démarche coûteuse... sauf pour ceux qui reçoivent.

    Du reste, je ne vois pas le rapport entre le fait qu'un pays utilise une langue et le fait que cette langue ne puisse être internationale.

    Pour un russe qui serait au Pérou et aurait besoin d’un dentiste, devoir apprendre que « dent », c’est « tooth », mais que « dentiste », c’est « dentist », pour des raisons liées à l’histoire de l’Angleterre, c’est une complication parfaitement inutile.
    En même temps, compte tenu de la fraction de la population qui parle anglais, il aura sûrement intérêt à utiliser un dictionnaire russe-espagnol avec phonétique.

    Oui, ben quand tu auras isolé l'apprentissage par pays, tu pourras constater par toi-même que "o pas trop fermé" et "u prononcé ou", ça va complètement disparaître à l'usage suivant les locuteurs.

    Mauvaise foi, c’est minime comparé à la difficulté de compréhension de l’anglais à l’oral.
    J’ai un jeu amusant, je fais écouter cette chanson à des proches (y compris des collègues qui utilisent l’anglais professionnellement) sans leur montrer le titre et je leur demande de le trouver, au moins la partie que la chanteuse répète 21 fois.
    Ils échouent.

    Waouh! Je n'avais jamais réalisé à quel point parler Anglais faisait passer autant d'argent chez les Britanniques. Faudrait peut-être leur imposer une taxe sur la langue?

    On pourrait en effet leur demander de verser au budget de l’Europe une contribution correspondant aux 17 G€ qu’ils économisent.

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone