-Une langue sans prononciation de référence va évoluer dans sa prononciation.
C’est un vrai problème, l’absence de prononciation clairement définie... pour l’allemand et l’anglais.
Un Allemand m’a avoué avoir du mal à comprendre les Autrichiens... quand ils font un effort pour prendre l’accent standard (sinon, ce n’est même pas la peine). Du coup, ils ont l’impression que les Allemands se fichent d’eux en faisant semblant de ne pas les comprendre.
La BBC n’a longtemps montré que des gens parlant avec l’accent standard. Quand ils ont commencé à interviewer des gens normaux aux infos, ils ont été sous-titrés, parce que pas forcément compréhensibles pour les téléspectateurs... ni même pour le journaliste, qui posait donc des questions sans rapport avec les réponses qu’on lui faisait (évidemment, il ne disposait pas des sous-titres).
Pour donner une idée, il y a bien moins de différence de prononciation en français entre un Marseillais et un Ch’ti.
En espéranto, la prononciation est clairement définie. Il n’y a pas d’accent imposé, même s’il me semble qu’un accent assez proche de l’italien est l’accent idéal.
Il y a néanmoins une certaine tolérance sur la prononciation, dans la mesure où le nombre de phonèmes est raisonnable, mais ça ne veut pas dire qu’une prononciation différente est correcte, juste qu’on peut être compris sans prononcer parfaitement.
Par exemple, on peut être compris en prononçant les R à la française, même si ce n’est pas la prononciation correcte. Mais il faut faire plus attention à ne pas prononcer les O (sensés être ouverts) très fermés (ils pourraient être confondus avec des U (prononcés OU) par des locuteurs qui ne pratiquent pas une langue incluant ces phonèmes.
L'Anglais est utilisé nativement dans plusieurs pays, ça aide même si on voit déjà des problèmes.
Les problèmes ne sont pas tellement entre les américains et les australiens qu’entre les habitants du même pays, le Royaume Uni.
Du reste, c'est un effet de bord auquel je n'avais même pas pensé, mais valable aussi: on arrête les séjours linguistiques
S’il faut aller dans un pays anglophone pour parler réussir à parler l’anglais, c’est bien que l’anglais est une langue nationale et en aucun cas une langue internationale.
Mais tu as raison, tous les européens doivent continuer de rapporter des milliards au Royaume Uni, tellement les britanniques ont fait pour l’Europe et les autres pays (comme fuiter des infos y compris commerciales aux américains, faire une comédie pour contribuer moins que les autres, sans oublier le plus grandiose, imposer leur système économique de merde). C’est beau la soumission.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Prononciation
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 3.
C’est un vrai problème, l’absence de prononciation clairement définie... pour l’allemand et l’anglais.
Un Allemand m’a avoué avoir du mal à comprendre les Autrichiens... quand ils font un effort pour prendre l’accent standard (sinon, ce n’est même pas la peine). Du coup, ils ont l’impression que les Allemands se fichent d’eux en faisant semblant de ne pas les comprendre.
La BBC n’a longtemps montré que des gens parlant avec l’accent standard. Quand ils ont commencé à interviewer des gens normaux aux infos, ils ont été sous-titrés, parce que pas forcément compréhensibles pour les téléspectateurs... ni même pour le journaliste, qui posait donc des questions sans rapport avec les réponses qu’on lui faisait (évidemment, il ne disposait pas des sous-titres).
Pour donner une idée, il y a bien moins de différence de prononciation en français entre un Marseillais et un Ch’ti.
En espéranto, la prononciation est clairement définie. Il n’y a pas d’accent imposé, même s’il me semble qu’un accent assez proche de l’italien est l’accent idéal.
Il y a néanmoins une certaine tolérance sur la prononciation, dans la mesure où le nombre de phonèmes est raisonnable, mais ça ne veut pas dire qu’une prononciation différente est correcte, juste qu’on peut être compris sans prononcer parfaitement.
Par exemple, on peut être compris en prononçant les R à la française, même si ce n’est pas la prononciation correcte. Mais il faut faire plus attention à ne pas prononcer les O (sensés être ouverts) très fermés (ils pourraient être confondus avec des U (prononcés OU) par des locuteurs qui ne pratiquent pas une langue incluant ces phonèmes.
Les problèmes ne sont pas tellement entre les américains et les australiens qu’entre les habitants du même pays, le Royaume Uni.
S’il faut aller dans un pays anglophone pour parler réussir à parler l’anglais, c’est bien que l’anglais est une langue nationale et en aucun cas une langue internationale.
Mais tu as raison, tous les européens doivent continuer de rapporter des milliards au Royaume Uni, tellement les britanniques ont fait pour l’Europe et les autres pays (comme fuiter des infos y compris commerciales aux américains, faire une comédie pour contribuer moins que les autres, sans oublier le plus grandiose, imposer leur système économique de merde). C’est beau la soumission.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone