En quoi ça change l'interprétation du dessin ? Il existe un standard (l'anglais), certain veulent en proposer un autre (l'esperanto) : dans les faits, ça ne fait que rajouter un standard qui ne sera pas plus utilisé que les autres et qui ne rajoutera que de la complexité.
Car il n'est pas bon et pose des problèmes.
que ne résoud pas une langue morte qui en posera d'autre :
- personne ne la parle au quotidien
- utilisée que dans certaines niches
- qui, si elle devient massivement utilisée, évoluera en dialecte comme toute langue vivante => retour à la case départ.
L'anglais a peut être plus de locuteurs secondaires mais même parmi ces personnes là, une large partie de cette population ne sait pas manier l'anglais correctement.
Pourtant ça reste la langue la plus répandue en europe. Parler correctement l'anglais ne veut strictement rien dire : écoute un barman londonien pur jus et tu verras qu'il ne parle pas correctement l'anglais non plus. Je dirais et alors ? L'idée est de comprendre et se faire comprendre pas d'écrire de la poésie.
Quand aux textes de lois et aux accords, tu as beau parler parfaitement la langue (pour autant que ça signifie quelque chose), ils restent abscons. Je suis français et pourtant je dois m'arracher la tête pour comprendre ce qui est inscrit sur un simple acte notarial.
Et puis, il faut être sacrément naïf pour croire qu'une négociation à niveau international se joue sur des artifices de langage et sur l'alinéa 4 du traité 46. Si l'état est en position de force, traité ou non, accord ou non, il ne se gênera pas pour faire ce qu'il a à faire, même si ça consiste à interdire subitement le transit d'un diplomate sur ton territoire (comme on l'a fait a Evo Moralez, en contradiction avec les accord de Vienne).
Tu as lu le rapport Grin (ou un résumé)
Non, je n'ai parcouru que quelques passages intéressants du doc. Ça ne m'empêche pas de penser et chercher par moi même et de rejeter l'argument d'autorité.
Le scenario esperanto est vendu comme différent du "tout à l'anglais" car
- l'anglais avantage économiquement les anglophones car ils n'ont pas a apprendre une autre langue. Sauf que Van Parijs qu'il critique propose de faire payer plus les anglais pour compenser.
- l'anglais avantage les anglophones dans tout situation de négociation ou de conflit se déroulant en anglais. Sauf que les pas anglais, ils parlent globish (suffit d'écouter n'importe quel politique non anglophone parler anglais). Et le globish, c'est dur pour tout le monde :) Voir ici et ici. Pourtant ça ne les empêche pas de négocier.
- l'esperanto est plus facile a apprendre, en ref, les publications d'activistes esperanto ici et là. Comparé au français, a l'anglais ou a l'italien oui :) Mais à l'espagnol ? Et puis encore une fois, l'idée n'est pas de se faire passer pour un anglais mais d'avoir suffisemment d'aisance pour communiquer.
- l'esperanto n'est la langue de personne et donc la langue de toute le monde, cf Mullarnay. Même remarque qu'au dessus concernant les citations de bouquin sauce "Allegre et le climat" et parti pris. Sinon, perso, je pense que la langue de personne restera la langue de personne, justement parce que tu ne sais pas qui la parle.
En résumé, les anglais vont nous manger (loin d'être prouvé et quand bien même ?), l'espéranto c'est mieux demandez a ses ardents défenseurs.
J'espère que l'UE ne changera pas de méthode de recrutement et demandera a Roberto Di Cosmo de faire le rapport pour 'le logiciel en Europe comme politique publique'.
[^] # Re: L'anglais c'est pratique
Posté par Toufou (site web personnel) . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 2.
En quoi ça change l'interprétation du dessin ? Il existe un standard (l'anglais), certain veulent en proposer un autre (l'esperanto) : dans les faits, ça ne fait que rajouter un standard qui ne sera pas plus utilisé que les autres et qui ne rajoutera que de la complexité.
que ne résoud pas une langue morte qui en posera d'autre :
- personne ne la parle au quotidien
- utilisée que dans certaines niches
- qui, si elle devient massivement utilisée, évoluera en dialecte comme toute langue vivante => retour à la case départ.
Pourtant ça reste la langue la plus répandue en europe. Parler correctement l'anglais ne veut strictement rien dire : écoute un barman londonien pur jus et tu verras qu'il ne parle pas correctement l'anglais non plus. Je dirais et alors ? L'idée est de comprendre et se faire comprendre pas d'écrire de la poésie.
Quand aux textes de lois et aux accords, tu as beau parler parfaitement la langue (pour autant que ça signifie quelque chose), ils restent abscons. Je suis français et pourtant je dois m'arracher la tête pour comprendre ce qui est inscrit sur un simple acte notarial.
Et puis, il faut être sacrément naïf pour croire qu'une négociation à niveau international se joue sur des artifices de langage et sur l'alinéa 4 du traité 46. Si l'état est en position de force, traité ou non, accord ou non, il ne se gênera pas pour faire ce qu'il a à faire, même si ça consiste à interdire subitement le transit d'un diplomate sur ton territoire (comme on l'a fait a Evo Moralez, en contradiction avec les accord de Vienne).
Non, je n'ai parcouru que quelques passages intéressants du doc. Ça ne m'empêche pas de penser et chercher par moi même et de rejeter l'argument d'autorité.
Le scenario esperanto est vendu comme différent du "tout à l'anglais" car
- l'anglais avantage économiquement les anglophones car ils n'ont pas a apprendre une autre langue. Sauf que Van Parijs qu'il critique propose de faire payer plus les anglais pour compenser.
- l'anglais avantage les anglophones dans tout situation de négociation ou de conflit se déroulant en anglais. Sauf que les pas anglais, ils parlent globish (suffit d'écouter n'importe quel politique non anglophone parler anglais). Et le globish, c'est dur pour tout le monde :) Voir ici et ici. Pourtant ça ne les empêche pas de négocier.
- l'esperanto est plus facile a apprendre, en ref, les publications d'activistes esperanto ici et là. Comparé au français, a l'anglais ou a l'italien oui :) Mais à l'espagnol ? Et puis encore une fois, l'idée n'est pas de se faire passer pour un anglais mais d'avoir suffisemment d'aisance pour communiquer.
- l'esperanto n'est la langue de personne et donc la langue de toute le monde, cf Mullarnay. Même remarque qu'au dessus concernant les citations de bouquin sauce "Allegre et le climat" et parti pris. Sinon, perso, je pense que la langue de personne restera la langue de personne, justement parce que tu ne sais pas qui la parle.
En résumé, les anglais vont nous manger (loin d'être prouvé et quand bien même ?), l'espéranto c'est mieux demandez a ses ardents défenseurs.
J'espère que l'UE ne changera pas de méthode de recrutement et demandera a Roberto Di Cosmo de faire le rapport pour 'le logiciel en Europe comme politique publique'.