• [^] # L'anglais c'est... principalement une rente

    Posté par . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 5.

    L'esperanto (lequel d'ailleurs? Même pas "déployé" qu'il existe déjà 36 variantes)

    Même si d’autres langues construites existent, certaines dérivées de l’espéranto (c’est libre, on peut forker), elles sont marginales.

    est un échec depuis 100 ans. Combien de temps faudra-t-il pour accepter cet échec?

    On ne peut pas considérer que ce soit un échec alors qu’il n’y a jamais eu d’incitation à le parler, ne serait-ce que de le proposer en option au collège et au lycée.

    L’enseignement généralisé de l’anglais, considérant les fortunes et le temps colossal qui y sont dépensés pour un résultat très médiocre est un échec patent.
    Ne pas l’admettre est un exemple de dissonance cognitive.

    La réalité, c’est que pour maîtriser vaguement l’anglais parlé (on peut arriver à s’en passer pour l’anglais écrit, mais... ce n’est pas la même langue), il faut passer du temps dans un pays anglophone.

    La seule réussite de l’anglais, c’est d’être une rente très importante pour les pays anglophones au travers des séjours linguistiques (sinon, franchement, combien de touristes en Angleterre ?) et des économies qu’ils réalisent sur l’enseignement des langues.
    Mais bon, ce sont les anglais qui le disent le mieux :
    « Le véritable or noir de la Grande-Bretagne n’est pas le pétrole de la Mer du Nord, mais la langue anglaise. Le défi que nous affrontons, c’est de l’exploiter à fond. » — Rapport annuel 1987-88 du British Council

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone