L'anglais est une langue historique et comme toute langue avec une histoire elle est complexe, non cohérente et bourrée d'exceptions de partout.
Je suis d’accord avec toi, mais avec les exceptions, tu la joues « petit bras », tu aurais dû partir sur la prononciation.
L’anglais est simplement le plus gros massacre de l’alphabet latin (bien au delà du français, qui surpasse pourtant les autres langues), dont le principe de base était d’être phonétique.
L’anglais parlé est quasiment une autre langue que l’anglais écrit. Ce n’est pas un hasard s’il faut deux ans aux petits anglais pour apprendre à lire et à écrire (avec la méthode globale, forcément), s’il y a deux fois plus de dyslexiques au Royaume Uni qu’en France (où il y a en déjà bien plus que dans les pays parlant une autre langue écrite avec l’alphabet latin) ou si l’anglais est la seule langue étrangère basée sur l’alphabet latin pour laquelle on aborde l’alphabet phonétique international.
Si l’anglais n’a pas d’accents sur les caractères latins, contrairement à beaucoup de langues qui les utilisent pour indiquer la prononciation, c’est simplement parce que ça ne suffirait pas.
L’anglais est un créole de saxon, de normand, de français et de latin dans lequel on n’a rien trouvé de mieux que de garder une orthographe proche des langues d’origines alors que leurs prononciations sont très différentes, en conséquence de quoi, sans l’ancrage de l’écrit, la prononciation a joyeusement dérivé pour arriver à un résultat improbable avec un nombre de phonèmes impressionnant et surtout quasiment plus de rapport de la prononciation avec l’écriture (voir une caricature amusante utilisée par des anglophones partisans d’une réforme).
C’est certainement la seule langue à alphabet latin où il faut apprendre la prononciation de chaque mot individuellement pour le prononcer correctement... à supposer encore qu’on arrive vraiment à différencier des phonèmes souvent très proches.
Et puis je vous conseille d’écouter par exemple des écossais parler normalement (pas comme quand ils s’adressent à un anglais ou un étranger). Ils ont pas une prononciation carrément différente des anglais. Elle n’est pas forcément plus difficile, mais avoir appris la prononciation anglaise ne sert à rien pour la comprendre.
Heureusement que d’après certains, c’est une langue simple...
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Ghoti
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 10.
Je suis d’accord avec toi, mais avec les exceptions, tu la joues « petit bras », tu aurais dû partir sur la prononciation.
L’anglais est simplement le plus gros massacre de l’alphabet latin (bien au delà du français, qui surpasse pourtant les autres langues), dont le principe de base était d’être phonétique.
L’anglais parlé est quasiment une autre langue que l’anglais écrit. Ce n’est pas un hasard s’il faut deux ans aux petits anglais pour apprendre à lire et à écrire (avec la méthode globale, forcément), s’il y a deux fois plus de dyslexiques au Royaume Uni qu’en France (où il y a en déjà bien plus que dans les pays parlant une autre langue écrite avec l’alphabet latin) ou si l’anglais est la seule langue étrangère basée sur l’alphabet latin pour laquelle on aborde l’alphabet phonétique international.
Si l’anglais n’a pas d’accents sur les caractères latins, contrairement à beaucoup de langues qui les utilisent pour indiquer la prononciation, c’est simplement parce que ça ne suffirait pas.
L’anglais est un créole de saxon, de normand, de français et de latin dans lequel on n’a rien trouvé de mieux que de garder une orthographe proche des langues d’origines alors que leurs prononciations sont très différentes, en conséquence de quoi, sans l’ancrage de l’écrit, la prononciation a joyeusement dérivé pour arriver à un résultat improbable avec un nombre de phonèmes impressionnant et surtout quasiment plus de rapport de la prononciation avec l’écriture (voir une caricature amusante utilisée par des anglophones partisans d’une réforme).
C’est certainement la seule langue à alphabet latin où il faut apprendre la prononciation de chaque mot individuellement pour le prononcer correctement... à supposer encore qu’on arrive vraiment à différencier des phonèmes souvent très proches.
Et puis je vous conseille d’écouter par exemple des écossais parler normalement (pas comme quand ils s’adressent à un anglais ou un étranger). Ils ont pas une prononciation carrément différente des anglais. Elle n’est pas forcément plus difficile, mais avoir appris la prononciation anglaise ne sert à rien pour la comprendre.
Heureusement que d’après certains, c’est une langue simple...
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone