Ca va plus loin que ca. Non seulement on perd la facilité d'expression qui vient avec notre langue maternelle. Comment par exemple transmettre de l'ironie ? Ou montrer subtilement de la reserve sur un sujet ? Voir même as tu déjà essayé de t'enerver en anglais ? C'est quasiment impossible. Au delà de récupérer et échanger quelques informations, je n'ai jamais réussi a transmettre plus d'émotions que cela.
En terme de representativite politique, ca pose un problème.
Je suis complètement d'accord avec la comparaison d'une langue à un sixième sens mais faut pas déconner, la manière de penser ne change pas tant que ça d'une langue à l'autre.
Si, ca change complètement. Si au début la langue est un vecteur pour transmettre des données entre personnes, ca en devient également un support. Il apparaît des expressions, des patterns, des petites phrases toutes prêtes qu'on ressort et qui finissent par conditionner notre pensée. Le mot crée d'une certaine manière la pensée.
Un point fort lors que tu pars a l'étranger, c'est qu'au bout d'un moment tu finis par penser en anglais. Et tu finis par raisonner différemment.
Donc oui, j'approuve complètement l'idée du journal: quand on est gouvernes par des types qui raisonnent toute la journée en anglais alors que les citoyens sont dans leur langue maternelle, ca finit par créer une coupure. Et c'est un vrai problème.
[^] # Re: UE et langues
Posté par flagos . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 10.
Ca va plus loin que ca. Non seulement on perd la facilité d'expression qui vient avec notre langue maternelle. Comment par exemple transmettre de l'ironie ? Ou montrer subtilement de la reserve sur un sujet ? Voir même as tu déjà essayé de t'enerver en anglais ? C'est quasiment impossible. Au delà de récupérer et échanger quelques informations, je n'ai jamais réussi a transmettre plus d'émotions que cela.
En terme de representativite politique, ca pose un problème.
Si, ca change complètement. Si au début la langue est un vecteur pour transmettre des données entre personnes, ca en devient également un support. Il apparaît des expressions, des patterns, des petites phrases toutes prêtes qu'on ressort et qui finissent par conditionner notre pensée. Le mot crée d'une certaine manière la pensée.
Un point fort lors que tu pars a l'étranger, c'est qu'au bout d'un moment tu finis par penser en anglais. Et tu finis par raisonner différemment.
Donc oui, j'approuve complètement l'idée du journal: quand on est gouvernes par des types qui raisonnent toute la journée en anglais alors que les citoyens sont dans leur langue maternelle, ca finit par créer une coupure. Et c'est un vrai problème.