Je t'informe que tu manges des mutants sélectionnés voire obtenus à grand coups d'agent mutagène chimique ou de radiations depuis que tu es né.
Il y a un truc qui s'appelle "création variétale" et qui vise à créer de nouvelles variétés qui présentent de nouveaux traits (résistance à une maladie, un champi, des insectes...). Ca donne environ 600 nouvelles variétés homologuées chaque année en France que tu manges sans trop te poser de question parceque bon, si ya pas l'étiquette "OGM", un grain de maïs, c'est un grain de maïs.
Et là, ça devient intéressant. Pour obtenir un nouveau trait, tient, pas exemple, la résistance à un insecte, on a maintenant deux méthodes.
D'abord, la bonne vieille méthode. On fait accumuler à une lignée des mutations aléatoires jusqu'à obtenir -par hasard- le trait désiré. En l'occurence, on a fait muter plein de gènes (on sait pas lesquels ni combien), et hop ! On a une plante qui résiste mieux aux insectes. Bon, si elle résiste mieux aux insectes, c'est généralement qu'elle produit un insecticide supplémentaire par rapport à sa panoplie initiale d'une petite centaine. Lequel ? No sé. A quelle concentration ? No sé, et de toute façon ça sera très variable. On vérifie que ça pousse bien, et hop, c'est parti !
Ensuite, la nouvelle : tu as un gène récupéré dans un autre organisme qui produit un insecticide que tu connais, et tu l'insère en un point connu du génome de ta lignée. Puis on vérifie qu'il s'exprime, que ça marche, que c'est pas clairement toxique, et c'est parti.
Maintenant quand même, une question : pourquoi la seconde méthode serait forcément moins sûre que la première ? A l'origine, on l'a développée au contraire pour que ça soit moins aléatoire (pas pour le résultat : tout ce que font les OGM se fait sans transgénèse).
[^] # Re: Problème mal tourné
Posté par Ryuujin . En réponse au journal Le Golden rice et les bobos. Évalué à 0.
Je t'informe que tu manges des mutants sélectionnés voire obtenus à grand coups d'agent mutagène chimique ou de radiations depuis que tu es né.
Il y a un truc qui s'appelle "création variétale" et qui vise à créer de nouvelles variétés qui présentent de nouveaux traits (résistance à une maladie, un champi, des insectes...). Ca donne environ 600 nouvelles variétés homologuées chaque année en France que tu manges sans trop te poser de question parceque bon, si ya pas l'étiquette "OGM", un grain de maïs, c'est un grain de maïs.
Et là, ça devient intéressant. Pour obtenir un nouveau trait, tient, pas exemple, la résistance à un insecte, on a maintenant deux méthodes.
D'abord, la bonne vieille méthode. On fait accumuler à une lignée des mutations aléatoires jusqu'à obtenir -par hasard- le trait désiré. En l'occurence, on a fait muter plein de gènes (on sait pas lesquels ni combien), et hop ! On a une plante qui résiste mieux aux insectes. Bon, si elle résiste mieux aux insectes, c'est généralement qu'elle produit un insecticide supplémentaire par rapport à sa panoplie initiale d'une petite centaine. Lequel ? No sé. A quelle concentration ? No sé, et de toute façon ça sera très variable. On vérifie que ça pousse bien, et hop, c'est parti !
Ensuite, la nouvelle : tu as un gène récupéré dans un autre organisme qui produit un insecticide que tu connais, et tu l'insère en un point connu du génome de ta lignée. Puis on vérifie qu'il s'exprime, que ça marche, que c'est pas clairement toxique, et c'est parti.
Maintenant quand même, une question : pourquoi la seconde méthode serait forcément moins sûre que la première ? A l'origine, on l'a développée au contraire pour que ça soit moins aléatoire (pas pour le résultat : tout ce que font les OGM se fait sans transgénèse).