Les amphis à 500, ça ne court plus les rues si j'ose dire. Ou alors seulement dans des filières particulièrement aguichantes comme la médecine. Mais dans ce cas là, en particulier, le taux d'échec est largement décorrélé de toutes autres choses que du scandaleux numerus closus.
Pour la majorité des filières l'échec me paraît surtout lié à l'offre éducative globale en France qui laisse une niche écologique invivable aux universités : alors qu'elles sont supposées proposer des cursus théoriques (par opposition à professionnalisant) longs, elles se retrouvent avec une majorité d'étudiants recalés des prépas et écoles d'ingénieurs, mais surtout des iut et bts. pour dire les choses crûment l'essentiel des jeunes qui arrivent dans les filières en crise des facs sont ceux qui ont le plus besoin de formation professionnel et souvent les moins apte à suivre des études universitaires. C'est donc un petit miracle de réussir à en amener un pourcentage raisonnable jusqu'à un mastère.
Tout ça pour dire, que la faute n'incombe ni au niveau du bac, ni aux étudiants. Mais plutôt à l'état qui n'a pas su réformer les universités depuis presque 50 ans que cette tendance est perceptible puis s'est amplifiée jusqu'à devenir catastrophique. Heureusement que N. Sarkozy et F. Hollande ont trouvé de concert la solution : la stratégie de la terre brûlée, fermer les universités. C'est vrai, ce serait trop bête de réformer pour pouvoir valoriser cet outil d'enseignement et de recherche.
[^] # Re: Sérieux ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Privé de bac à cause d'un logiciel propriétaire. Évalué à 10.
Les amphis à 500, ça ne court plus les rues si j'ose dire. Ou alors seulement dans des filières particulièrement aguichantes comme la médecine. Mais dans ce cas là, en particulier, le taux d'échec est largement décorrélé de toutes autres choses que du scandaleux numerus closus.
Pour la majorité des filières l'échec me paraît surtout lié à l'offre éducative globale en France qui laisse une niche écologique invivable aux universités : alors qu'elles sont supposées proposer des cursus théoriques (par opposition à professionnalisant) longs, elles se retrouvent avec une majorité d'étudiants recalés des prépas et écoles d'ingénieurs, mais surtout des iut et bts. pour dire les choses crûment l'essentiel des jeunes qui arrivent dans les filières en crise des facs sont ceux qui ont le plus besoin de formation professionnel et souvent les moins apte à suivre des études universitaires. C'est donc un petit miracle de réussir à en amener un pourcentage raisonnable jusqu'à un mastère.
Tout ça pour dire, que la faute n'incombe ni au niveau du bac, ni aux étudiants. Mais plutôt à l'état qui n'a pas su réformer les universités depuis presque 50 ans que cette tendance est perceptible puis s'est amplifiée jusqu'à devenir catastrophique. Heureusement que N. Sarkozy et F. Hollande ont trouvé de concert la solution : la stratégie de la terre brûlée, fermer les universités. C'est vrai, ce serait trop bête de réformer pour pouvoir valoriser cet outil d'enseignement et de recherche.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace