• [^] # Re: La vraie gauche et l'Allemagne (à moinsser)

    Posté par . En réponse au journal mmme : MiniMalist Markdown Editor. Évalué à -1.

    Je vais essayer une dernière fois d’exposer les deux approches telles que je les ressens après je laisse la parole aux autres. Grosso-modo :

    • D’un côté on a Jean-Luc Mélenchon qui dit… euh non qui veut faire passer le message : Hollande, Schröder était un salopard, tu fais ses louanges, ERGO tu es un salopard !
    • De l’autre Guillaume Duval :

    François je t’aime bien. Tu sembles tenir le raisonnement suivant :
    1. sous Schröder, certaines réformes ont fait souffrir les prolos (vrai)
    2. quelques années plus tard, l’économie allemande a subi un choc considérable (vrai : 3% du pib en moins en 2009, trois fois plus que chez nous)
    3. malgré tout un an après elle a significativement mieux résisté que nous (il ne me parait pas utile de le nier)
    4. nous aussi nous faisons face à des problèmes économiques considérables (certes)
    5. ERGO c’est malheureux à dire mais c’était « courageux » de sa part et nous aussi il nous faut quelque part « en passer par là » pour nous en sortir.

    Bon.

    Je connais bien l’Allemagne, j’ai regardé la question en détail, laisse moi un peu de temps pour te convaincre QU’IL N’Y A PAS CE LIEN DE CAUSE À EFFET que tu imagines entre les souffrances des prolos (1) et les performances économiques quelques années plus tard (3).

    Dans une vision doloriste du monde, la souffrance quand elle est volontaire va t'apporter la rédemption, c'est à dire que les pêchés passés seront pardonnés et l'âme sauvée. Mais l'économie n'est pas la morale et selon toute probabilité la souffrance des prolos ne permettra pas d'arriver aux mêmes résultats que tu espères. Dans ce cas, ne faudrait-il pas changer de stratégie ? Réfléchis-y.