« Moi aussi, et je suis assez étonné de voir l'APRIL volontairement s'afficher à côté d'association anarchiste. Pour ma part en tout cas LinuxFr ne s'affichera jamais avec une quelconque association politique, quelle qu'elle soit, anarchiste, de gauche ou de droite. »
Donc tu refuserais de faire participer LinuxFr à une initiative contre la vente liée dès lors qu'une association anarchiste participerait à cette initiative ? Je prends cet exemple parce que je sais bien que LinuxFr s'est engagé sur ce problème.
S'associer dans une initiative commune ne veut pas dire s'associer en dehors de cette initiative. Il y a des différences importantes entre tous ceux qui participent à zelig. Si l'April soutient, ce n'est pas pour les idées anarchistes autres que celles liées au domaine du logiciel (d'ailleurs les anarchistes n'ont pas l'exclusivité, on peut très bien être d'accord avec eux sur certains points et pas sur d'autres !), mais pour celles qu'ils considèrent liées au logiciel libre et à sa survie.
Les idées de la théorie politique qu'est l'anarchie, appliquées au domaine du logiciel, ça donne les logiciels libres. C'est comme ça, ce n'est même pas une question de politique, mais une question de connaissance de ce que sont ces deux choses. Mais évidemment, ça ne veut pas dire
- que d'autres théories politiques, appliquées au logiciel (si ça a un sens bien sûr), ne donneraient pas elles aussi comme résultat ce qu'est le logiciel libre
- que la réciproque est vraie : défendre le logiciel libre n'implique évidemment pas que l'on adhère aux idées anarchistes en général. Je pense que ni l'April ni les associations anarchistes ne défendraient une énormité pareille
« Je trouve ça d'ailleurs assez malsain, ça me rappelle une fois à une conférence ou un communiste indiquait que le libre finalement était développé dans les mêmes idées, en tentant de reprendre à son profit le mouvement du libre. »
Le problème n'est pas qu'il voit des idées communes. Le problème, c'est celui d'une éventuelle récupération. Or il ne s'agit pas de ça ici. Peut-être qu'en étant très actif côté logiciel libre tu as cette impression, moi je vois plutôt le « rapprochement » comme une initiative de certains acteurs du libre qui voient là une manière d'envisager certaines libertés de manière plus général. Parce que ça, le libre y est sans arrêt confronté : les problèmes posés par la dérive des lois sur le copyright et les tentatives de flicage généralisées ne sont pas propres au logiciel libre.
« Ce qui n'empeche pas que j'irai sans doute à nozelig, et que ces associations ont toute ma sympathie (ce qui ne sous entend pas que je suis d'accord), mais je pense que c'est deux choses différentes, et que vouloir les mélanger me semble un peu dangeureux. »
Quand des idées communes sont minoritaires et menacées, ça me parait tout aussi dangereux de ne pas se regrouper et de rester « fragmentés » sous prétexte que par ailleurs il y a soit des divergences, soit des domaines qui sont complètement différents. Il faut bien voir que sur l'ensemble des idées qu'on a, il y en a qui seront communes avec d'autres dont on ne partage pas toutes les idées. Ici, l'idée commune concerne l'information, le reste est en quelque sorte hors-sujet...
[^] # Re: Programme de la zelig_rc2 : l'information veut être libre !
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Programme de la zelig_rc2 : l'information veut être libre !. Évalué à 2.
Donc tu refuserais de faire participer LinuxFr à une initiative contre la vente liée dès lors qu'une association anarchiste participerait à cette initiative ? Je prends cet exemple parce que je sais bien que LinuxFr s'est engagé sur ce problème.
S'associer dans une initiative commune ne veut pas dire s'associer en dehors de cette initiative. Il y a des différences importantes entre tous ceux qui participent à zelig. Si l'April soutient, ce n'est pas pour les idées anarchistes autres que celles liées au domaine du logiciel (d'ailleurs les anarchistes n'ont pas l'exclusivité, on peut très bien être d'accord avec eux sur certains points et pas sur d'autres !), mais pour celles qu'ils considèrent liées au logiciel libre et à sa survie.
Les idées de la théorie politique qu'est l'anarchie, appliquées au domaine du logiciel, ça donne les logiciels libres. C'est comme ça, ce n'est même pas une question de politique, mais une question de connaissance de ce que sont ces deux choses. Mais évidemment, ça ne veut pas dire
- que d'autres théories politiques, appliquées au logiciel (si ça a un sens bien sûr), ne donneraient pas elles aussi comme résultat ce qu'est le logiciel libre
- que la réciproque est vraie : défendre le logiciel libre n'implique évidemment pas que l'on adhère aux idées anarchistes en général. Je pense que ni l'April ni les associations anarchistes ne défendraient une énormité pareille
« Je trouve ça d'ailleurs assez malsain, ça me rappelle une fois à une conférence ou un communiste indiquait que le libre finalement était développé dans les mêmes idées, en tentant de reprendre à son profit le mouvement du libre. »
Le problème n'est pas qu'il voit des idées communes. Le problème, c'est celui d'une éventuelle récupération. Or il ne s'agit pas de ça ici. Peut-être qu'en étant très actif côté logiciel libre tu as cette impression, moi je vois plutôt le « rapprochement » comme une initiative de certains acteurs du libre qui voient là une manière d'envisager certaines libertés de manière plus général. Parce que ça, le libre y est sans arrêt confronté : les problèmes posés par la dérive des lois sur le copyright et les tentatives de flicage généralisées ne sont pas propres au logiciel libre.
« Ce qui n'empeche pas que j'irai sans doute à nozelig, et que ces associations ont toute ma sympathie (ce qui ne sous entend pas que je suis d'accord), mais je pense que c'est deux choses différentes, et que vouloir les mélanger me semble un peu dangeureux. »
Quand des idées communes sont minoritaires et menacées, ça me parait tout aussi dangereux de ne pas se regrouper et de rester « fragmentés » sous prétexte que par ailleurs il y a soit des divergences, soit des domaines qui sont complètement différents. Il faut bien voir que sur l'ensemble des idées qu'on a, il y en a qui seront communes avec d'autres dont on ne partage pas toutes les idées. Ici, l'idée commune concerne l'information, le reste est en quelque sorte hors-sujet...