On est tous tenté par ça. Il faut qu'on se sente rassuré, on s'en fout de sa liberté, la liberté c'est dangereux, inquiétant, aventureux. La liberté, ce n'est pas confortable. On veut déballer son sandwich et être sur de retrouver immédiatement exactement ce qu'on est venu chercher, sans effort. On a plus envie de faire la cuisine, d'abord, on a pas le temps, plus le temps, et puis faut faire les courses, aller au marché, choisir des produits, lire des recettes, avoir tout un tas d'ustensiles, on a jamais le bon, et ça peut être compliqué, ça demande des compétences, un savoir faire, on peut se louper, et il faut tout recommencer, et les enfants, …, les enfants, ils aiment tellement MacDonald's !
C'est pour ça que les stratégies marketing des firmes comme Apple ou MacDo fonctionnent aussi bien et que le libre n'a aucune chance en allant les chercher sur leur terrain, le libre est fondé sur l'émancipation de l'utilisateur de logiciel par rapport à ce qu'il utilise, alors que le business modèle de ces firmes c'est l'inverse, il faut capter le consommateur, s'assurer de sa fidélité, le faire entrer dans un univers formaté, simple, confortable, comme dans un salon Ikéa. Être libre, c'est choisir un arbre, le couper, faire sécher le bois, attendre, débiter des planches, fabriqué un meuble, ce ne sera jamais simple, ou si ça semble l'être, c'est une illusion, un moment.
Et je sais ce qu'on va me répondre, c'est toujours la même rengaine, on va me dire, regarde Mme Michu ce qu'elle arrive à faire, regarde le temps qu'elle gagne. Le problème, c'est pas ce que l'on fait, c'est ce que l'on devient, et le temps gagné, ça veut rien dire, être en danger une seconde et ce sentir libre et vivant, ça vaudra toujours plus qu'un siècle passé en attendant confortablement la mort.
Notre liberté on l'échange, on la brade, on la vends pour nous permettre de nous payer ce confort, cette facilité. C'est comme ça que la société fonctionne et tu as parfaitement raison. Mais qu'on arrête de nous faire croire qu'on est libre. Soyons lucide, regardons la réalité en face, on devrait rayé ce mot de notre vocabulaire une bonne fois pour toute. Ce qui il faudrait préservé, c'est l'espace potentiel de liberté, même si peu de gens l'utilise au final, mais il ne faut pas laisser ces firmes le détruire.
Cela dit, hein, j'ai viré Arch hier de mon pécé perso, leur truc avec l'unification des répertoire bin, ça m'a saoulé, plein le cul, pas envie. J'ai mis une LMDE, ça s'installe nickel, ça marche a peu prés tout seul, impressionné, et pis sinon, à part ça, bon appétit.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: +1000
Posté par Big Pete . En réponse au journal Il y a 15 ans, j'ai fondé LinuxFr. Évalué à 10.
On est tous tenté par ça. Il faut qu'on se sente rassuré, on s'en fout de sa liberté, la liberté c'est dangereux, inquiétant, aventureux. La liberté, ce n'est pas confortable. On veut déballer son sandwich et être sur de retrouver immédiatement exactement ce qu'on est venu chercher, sans effort. On a plus envie de faire la cuisine, d'abord, on a pas le temps, plus le temps, et puis faut faire les courses, aller au marché, choisir des produits, lire des recettes, avoir tout un tas d'ustensiles, on a jamais le bon, et ça peut être compliqué, ça demande des compétences, un savoir faire, on peut se louper, et il faut tout recommencer, et les enfants, …, les enfants, ils aiment tellement MacDonald's !
C'est pour ça que les stratégies marketing des firmes comme Apple ou MacDo fonctionnent aussi bien et que le libre n'a aucune chance en allant les chercher sur leur terrain, le libre est fondé sur l'émancipation de l'utilisateur de logiciel par rapport à ce qu'il utilise, alors que le business modèle de ces firmes c'est l'inverse, il faut capter le consommateur, s'assurer de sa fidélité, le faire entrer dans un univers formaté, simple, confortable, comme dans un salon Ikéa. Être libre, c'est choisir un arbre, le couper, faire sécher le bois, attendre, débiter des planches, fabriqué un meuble, ce ne sera jamais simple, ou si ça semble l'être, c'est une illusion, un moment.
Et je sais ce qu'on va me répondre, c'est toujours la même rengaine, on va me dire, regarde Mme Michu ce qu'elle arrive à faire, regarde le temps qu'elle gagne. Le problème, c'est pas ce que l'on fait, c'est ce que l'on devient, et le temps gagné, ça veut rien dire, être en danger une seconde et ce sentir libre et vivant, ça vaudra toujours plus qu'un siècle passé en attendant confortablement la mort.
Notre liberté on l'échange, on la brade, on la vends pour nous permettre de nous payer ce confort, cette facilité. C'est comme ça que la société fonctionne et tu as parfaitement raison. Mais qu'on arrête de nous faire croire qu'on est libre. Soyons lucide, regardons la réalité en face, on devrait rayé ce mot de notre vocabulaire une bonne fois pour toute. Ce qui il faudrait préservé, c'est l'espace potentiel de liberté, même si peu de gens l'utilise au final, mais il ne faut pas laisser ces firmes le détruire.
Cela dit, hein, j'ai viré Arch hier de mon pécé perso, leur truc avec l'unification des répertoire bin, ça m'a saoulé, plein le cul, pas envie. J'ai mis une LMDE, ça s'installe nickel, ça marche a peu prés tout seul, impressionné, et pis sinon, à part ça, bon appétit.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.