Il y a là une confusion entre « comprendre » et « justifier ». Argumenter en dehors du sujet et de manière générale, renvoyant dos à dos ces groupuscules.
Pour le premier point je sais que c'est délicat, car lorsqu'on comprends le phénomène qui nous intéresse ici, on peut vite avoir tendance à le justifier. Et ton empressement à faire un amalgamme semble indiquer que tout ceci te gênes. Tu adoptes alors la position du démocrate institutionnelle, à laquelle j'adhère également à cent pour cent. A laquelle j'ajoute même la condition non-discutable de liberté d'expression pour toutes et tous. Mais ça, c'est ce que nous pensons, nous. Aujourd'hui. Et ça, ça ne permet pas de comprendre, mais simplement de se positionner.
casser la gueule a toutes personnes en désaccord
Les antifas n'ont jamais fait cela. Les antifas combattent dans la rue, selon une culture prolétaire d'auto-défense, violente certes. Le rôle assumé par ces antifas a eu comme effet de réduire drastiquement le nombre de personne se présentant comme des combattants. La rue s'est largement pacifiée. Laissez les fafs fairent la loi n'est pas l'expression d'une liberté de paroles mais plutôt une passivité plus ou moins assumée face à leurs actes : tabassage d'immigrés, de militants divers et variés.. eux s'étaient fait pour spécialité de "casser la gueule à toutes personnes qui ne leurs plaisaient pas". Les antifas ont stopppés ce mouvement violent. Que l'on soit d'accord ou pas avec les méthodes, ils ont fait le job. Et personne d'autre ne l'avait fait à l'époque, dont nos institutions.
C'est compliqué, bien plus qu'un simple "les gentils citoyens d'un côté et les méchants tabasseurs d'un autre". Voilà, ça, ce sont les faits.
Pour revenir à nos convictions, et sans aller trop loin dans la discussion afin qu'elle ne s'envenime pas d'elle même, perso j'ai 40 ans, issu d'une histoire de famille de républicains espagnols de la première(!) république, j'ai été trésorier de ma jc à 14 ans, monté un club de base-ball à 15 ans, ai été punk tendance béru, ai pratiqué la boxe française, ai vécu à beauvais à rouen et à toulouse. Je pense connaitre un peu le sujet. Aujourd'hui, comme beaucoup de gens, les idées se sont éclaircies et re-centrées autour de valeurs simples : liberté, égalité, fraternité. Et plus que les couleurs, ce sont ces valeurs et le comportement que j'observe en premier. Là dessus, on peut se retrouver quelques soient nos histoires personnelles, et je ne cache pas avoir des amis chez les nazbols, pas de problème avec ça. C'est pourquoi je défend nos institutions, je milite en tant que démocrate, et je pense que la meilleure manière d'avancer sur le chemin est de faire un pas après l'autre … D'une manière globale je me méfie des grandes idées et des grands drapeaux, tant je les ai vu souillés par les mains qui les tenaient. L'éducation est la clef, la république un bon cadre, et la tolérance une condition siné-qua-non
Permet moi enfin de m'amuser du manque de culture militante de certains commentaires. Même entre partis républicains, et même de nos jours, il n'est pas toujours facile de tracter/coller/discuter dans les escaliers/sur les marchés. Croire que tout ceci se passe toujours d'une manière sereine et détendue est un signe de méconnaissance du terrain. Mais j'espère que vous serez de plus en plus nombreux comme toi. « Bisounours vaincra » je le souhaite de tout mon coeur.
Simplement, arrêtons de renvoyer dos à dos des militants dont les actes ne sont comparables que par leurs méthodes, mais jamais par leurs cibles. Entre un type qui aggresse n'importe qui et un type qui aggresse le premier, même mme michue voit la différence.
[^] # Re: Il y a militant et militant...
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal À propos de militantisme.... Évalué à 4. Dernière modification le 09 juin 2013 à 14:06.
Il y a là une confusion entre « comprendre » et « justifier ». Argumenter en dehors du sujet et de manière générale, renvoyant dos à dos ces groupuscules.
Pour le premier point je sais que c'est délicat, car lorsqu'on comprends le phénomène qui nous intéresse ici, on peut vite avoir tendance à le justifier. Et ton empressement à faire un amalgamme semble indiquer que tout ceci te gênes. Tu adoptes alors la position du démocrate institutionnelle, à laquelle j'adhère également à cent pour cent. A laquelle j'ajoute même la condition non-discutable de liberté d'expression pour toutes et tous. Mais ça, c'est ce que nous pensons, nous. Aujourd'hui. Et ça, ça ne permet pas de comprendre, mais simplement de se positionner.
Les antifas n'ont jamais fait cela. Les antifas combattent dans la rue, selon une culture prolétaire d'auto-défense, violente certes. Le rôle assumé par ces antifas a eu comme effet de réduire drastiquement le nombre de personne se présentant comme des combattants. La rue s'est largement pacifiée. Laissez les fafs fairent la loi n'est pas l'expression d'une liberté de paroles mais plutôt une passivité plus ou moins assumée face à leurs actes : tabassage d'immigrés, de militants divers et variés.. eux s'étaient fait pour spécialité de "casser la gueule à toutes personnes qui ne leurs plaisaient pas". Les antifas ont stopppés ce mouvement violent. Que l'on soit d'accord ou pas avec les méthodes, ils ont fait le job. Et personne d'autre ne l'avait fait à l'époque, dont nos institutions.
C'est compliqué, bien plus qu'un simple "les gentils citoyens d'un côté et les méchants tabasseurs d'un autre". Voilà, ça, ce sont les faits.
Pour revenir à nos convictions, et sans aller trop loin dans la discussion afin qu'elle ne s'envenime pas d'elle même, perso j'ai 40 ans, issu d'une histoire de famille de républicains espagnols de la première(!) république, j'ai été trésorier de ma jc à 14 ans, monté un club de base-ball à 15 ans, ai été punk tendance béru, ai pratiqué la boxe française, ai vécu à beauvais à rouen et à toulouse. Je pense connaitre un peu le sujet. Aujourd'hui, comme beaucoup de gens, les idées se sont éclaircies et re-centrées autour de valeurs simples : liberté, égalité, fraternité. Et plus que les couleurs, ce sont ces valeurs et le comportement que j'observe en premier. Là dessus, on peut se retrouver quelques soient nos histoires personnelles, et je ne cache pas avoir des amis chez les nazbols, pas de problème avec ça. C'est pourquoi je défend nos institutions, je milite en tant que démocrate, et je pense que la meilleure manière d'avancer sur le chemin est de faire un pas après l'autre … D'une manière globale je me méfie des grandes idées et des grands drapeaux, tant je les ai vu souillés par les mains qui les tenaient. L'éducation est la clef, la république un bon cadre, et la tolérance une condition siné-qua-non
Permet moi enfin de m'amuser du manque de culture militante de certains commentaires. Même entre partis républicains, et même de nos jours, il n'est pas toujours facile de tracter/coller/discuter dans les escaliers/sur les marchés. Croire que tout ceci se passe toujours d'une manière sereine et détendue est un signe de méconnaissance du terrain. Mais j'espère que vous serez de plus en plus nombreux comme toi. « Bisounours vaincra » je le souhaite de tout mon coeur.
Simplement, arrêtons de renvoyer dos à dos des militants dont les actes ne sont comparables que par leurs méthodes, mais jamais par leurs cibles. Entre un type qui aggresse n'importe qui et un type qui aggresse le premier, même mme michue voit la différence.