• [^] # Re: Je me méfie du militantisme

    Posté par . En réponse au journal À propos de militantisme.... Évalué à 5. Dernière modification le 08 juin 2013 à 21:25.

    Loin de moi l’idée de justifier l’Empire romain, mais à l’époque où tout le monde se foutait sur la gueule (a-t-on jamais vraiment cessé ?), ça ne me paraît pas une maxime absurde. Être désarmé, c’était l’assurance d’être conquis, à une époque où beaucoup d’apprentis rois rêvaient d’être le nouvel Alexandre le Grand qui a tant marqué les esprits pendant des siècles. (Les “Barbares” foutaient autant la merde chez les Romains que l’inverse, après ça dépend quels Barbares et quelle époque. Discuter à la truelle de 500 ans d’histoire, c’est délicat.)

    Le tout est de savoir si notre époque de paix, toute relative, sera durable. Peut-être d’ailleurs qu’elle n’est possible que parce que ton voisin sait que l’agression lui coûtera cher.

    Évidemment, les extrémistes voient rarement les choses de cet œil. J’ai déjà entendu sur Radio Courtoisie des gens qui rêvaient de l’effondrement de l’État, le jour tant attendu où les bons chrétiens, la vraie France, se lèvera enfin pour redresser le pays, restaurer les vraies valeurs (le catholicisme) pour chasser la sociale-démocratie, chasser les « allochtones », et rétablir la France éternelle (la France, « fille aînée de l’Église ») avec le soutien de l’armée, etc. (À l’époque, l’UMP était au pouvoir, mais pour eux, c’est pas la vraie droite, c’est des bobos, des vendus, des capitalistes qui tètent leurs valeurs aux mamelles de la gauche, des types vendus au « mondialisme », au « libéralisme » délétère avec ses valeurs dévoyées, qui favorise l’immigrationnisme au profit du grand capital, etc.) Bref, on rêvassait d’un militarisme viril pour faire comprendre au monde qu’on allait plus se laisser faire par les banquiers, les gauchistes, la fausse droite et les hordes barbares qui veulent souiller le pays…

    Discours plutôt effrayant, mais certains invités doutaient « malheureusement » que cela arrive, attendu l’état de déliquescence du pays et la mollasserie des Français face aux discours lénifiants de la gauche.

    (J’adore écouter ces conneries… c’est plus marrant que les ronrons sur les radios consensuelles.)