• [^] # Re: Il y a militant et militant...

    Posté par . En réponse au journal À propos de militantisme.... Évalué à 10. Dernière modification le 08 juin 2013 à 11:33.

    bizarrement, il a fallu des témoins pour dire qui a motivé les troupes, ben alors? On ne dit pas qu'on a commencé la baston? Pourquoi cacher ses actes?

    Pour le moment les témoignages se contredisent sur ce point. Celui dont tu parles, largement relayé (par les radios dont France Info hier, par exemple) est celui d'un vigile qui a assisté à la scène du début à la fin. D'autres témoins parlent d'insultes mutuelles et de provocations. Laissons la police faire son travail, et évitons de relayer une seule partie de l'histoire. Su ce coup là, France Info semble s'être un peu précipité.

    De toutes façons, nous avons à faire à des groupes violents, dont la castagne est un mode de réponse. La castagne était inévitable, et le jeu de la provocation permanente sert justement à pousser l'autre à commencer. Qui a castagné -physiquement- le premier restera d'ordre secondaire : ils sont identiques sur ce point, et savoir qui a commencé n'est pas central pour ce cas : il ne s'agit pas d'une bagarre de rue ordinaire mais d'une bagarre de rues entre bagarreurs chevronnés.

    Oui, l’extrême gauche ferait mieux de se regarder avant de critique "le camp d'en face", les méthodes sont exactement les mêmes. une preuve?

    Oui et non, sur ce point précis, cher Zenitram<. Oui bien sûr les méthodes sont les mêmes. Mais cela ne suffit pas pour expliquer. Pour cela il faut aussi connaitre l'histoire.

    Les "Antifas" (Redskins & Ruddy Fox, et d'autres) ont initialement adoptés ces méthodes en réponse à un état de fait : dans les concerts à Paris les skinheads fascistes venaient souvent chercher la bagarre. Les skinheads fascistes "tenaient" également un grand nombre d'endroits de rencontres et de croisements à Paris. Ils étaient particulièrement violents, envers tout les immigrés mais également envers les Punks, qui pour la plupart n'avaient aucune culture de la castagne. Une véritable insécurité, pour certaines minorités, regnait dans Paris. Et il y a eu plusieurs morts.

    C'est sur ce socle que ces groupes se sont formés : assurer la sécurité dans les concerts punks, chasser les violents de la ville en employant les mêmes méthodes. Et ça a fonctionné.

    Il y a donc une différence fondamentale entre les deux : les mêmes méthodes sont employées mais les antifas les utilisent en réponse à une violence subie. Et non envers des groupes et/ou personnes non violentes.

    (du point de vue vocabulaire "militaire", les soldats d'extrème gauche ne combattent que d'autres soldats. Alors que les soldats d'extrème droite combattent des civils)