Posté par coid .
En réponse au journal Les mots divisent le libre.
Évalué à 4.
Dernière modification le 08 juin 2013 à 14:54.
j'ai jamais vu quelqu'un dire Libre et se faire casser
Les philosophes sont aussi en général des gens très policés, il n’en demeure pas moins que les désaccords demeurent.
J'ai démontré le contraire dans mon article
Tu ne démontres rien. Tu ne fais qu’énoncer tes opinions. Exposer une opinion, ce n’est pas en faire une démonstration. Tu peux écrire livre entier sur le sujet de la manière dont tu t’y prends, ça ne changerait rien.
Ta “démonstration” se résume à :
— Libre, tout le monde comprend.
— Open source, tout le monde ne comprend pas.
Donc libre, c’est mieux.
Quand la conclusion est une réécriture des prémisses, ce n’est pas une démonstration.
Par ailleurs, n’étant pas d’accord avec tes prémisses, tu comprendras aisément que ta démonstration me fasse sourire.
Quel rapport?
J’ai essayé de t’indiquer que la liberté est un terme polémique, parce que peu de monde s’entend sur ce qu’est la liberté, et qu’il ne suffit pas de l’évoquer pour qu’elle soit. En résumé, le verbe n’est pas performatif. Il n’y a pas longtemps, un ami à moi me montrait un livre de philo qui exposait la pensée de toute l’histoire de la philosophie sur la “liberté”. Conclusion : personne n’est d’accord, certains pensent même qu’elle n’est qu’illusion, et on n’est pas plus avancé avant qu’après 2600 ans de philosophie.
Pour ma part, je n’aime pas donner le qualificatif libre à ce qui n’est pas vivant et soumis à des restrictions d’usage définies pas une licence d’utilisation, surtout quand beaucoup d’entre elles sont philosophiquement très divergentes. Open source, quant à lui, est un terme simplement descriptif qui dit “vous pouvez voir les sources”, ce qui est parfaitement exact et neutre et n’indique rien sur la philosophie sous-jacente. C’est pourquoi je préfère ce terme moins prosélyte.
Très bien argumenté.
Je ne cherche jamais à argumenter quand les arguments ne peuvent pas avoir prise sur la raison (je ne parle pas pour toi, note bien). En matière de langage, c’est le règne des préférences, des conventions plus ou moins reconnues et des traditions que les traditionalistes se figurent exister depuis toujours. Autrement dit, rien de stable et de solide sur ce terrain. Les opinions sur le langage dépendent des desseins qu’on veut lui donner.
Je ne vais donc pas défendre ma préférence pour open source et priopriétaire. J’ai simplement exposé pourquoi je préfère un terme à l’autre, c’est tout.
Mais si tu es toujours persuadé que tu as écrit une démonstration et qu’on est bien crétins que ne pas se ranger à ton avis, écris à l’OSI pour les éblouir par tes arguments auxquels ils ne sauraient que se rendre s’ils sont un peu soucieux de logique.
Mes excuses pour ma première réponse sans doute un peu trop rentre-dedans, je ne suis pas toujours d’humeur à prendre des gants. :)
[^] # Re: dur...
Posté par coid . En réponse au journal Les mots divisent le libre. Évalué à 4. Dernière modification le 08 juin 2013 à 14:54.
Les philosophes sont aussi en général des gens très policés, il n’en demeure pas moins que les désaccords demeurent.
Tu ne démontres rien. Tu ne fais qu’énoncer tes opinions. Exposer une opinion, ce n’est pas en faire une démonstration. Tu peux écrire livre entier sur le sujet de la manière dont tu t’y prends, ça ne changerait rien.
Ta “démonstration” se résume à :
— Libre, tout le monde comprend.
— Open source, tout le monde ne comprend pas.
Donc libre, c’est mieux.
Quand la conclusion est une réécriture des prémisses, ce n’est pas une démonstration.
Par ailleurs, n’étant pas d’accord avec tes prémisses, tu comprendras aisément que ta démonstration me fasse sourire.
J’ai essayé de t’indiquer que la liberté est un terme polémique, parce que peu de monde s’entend sur ce qu’est la liberté, et qu’il ne suffit pas de l’évoquer pour qu’elle soit. En résumé, le verbe n’est pas performatif. Il n’y a pas longtemps, un ami à moi me montrait un livre de philo qui exposait la pensée de toute l’histoire de la philosophie sur la “liberté”. Conclusion : personne n’est d’accord, certains pensent même qu’elle n’est qu’illusion, et on n’est pas plus avancé avant qu’après 2600 ans de philosophie.
Pour ma part, je n’aime pas donner le qualificatif libre à ce qui n’est pas vivant et soumis à des restrictions d’usage définies pas une licence d’utilisation, surtout quand beaucoup d’entre elles sont philosophiquement très divergentes. Open source, quant à lui, est un terme simplement descriptif qui dit “vous pouvez voir les sources”, ce qui est parfaitement exact et neutre et n’indique rien sur la philosophie sous-jacente. C’est pourquoi je préfère ce terme moins prosélyte.
Je ne cherche jamais à argumenter quand les arguments ne peuvent pas avoir prise sur la raison (je ne parle pas pour toi, note bien). En matière de langage, c’est le règne des préférences, des conventions plus ou moins reconnues et des traditions que les traditionalistes se figurent exister depuis toujours. Autrement dit, rien de stable et de solide sur ce terrain. Les opinions sur le langage dépendent des desseins qu’on veut lui donner.
Je ne vais donc pas défendre ma préférence pour open source et priopriétaire. J’ai simplement exposé pourquoi je préfère un terme à l’autre, c’est tout.
Mais si tu es toujours persuadé que tu as écrit une démonstration et qu’on est bien crétins que ne pas se ranger à ton avis, écris à l’OSI pour les éblouir par tes arguments auxquels ils ne sauraient que se rendre s’ils sont un peu soucieux de logique.
Mes excuses pour ma première réponse sans doute un peu trop rentre-dedans, je ne suis pas toujours d’humeur à prendre des gants. :)