• [^] # Re: Pourquoi se limiter au développement de logiciels libres ?

    Posté par . En réponse au journal Et pourquoi pas un status : "Développeur Open Source" financé par l'état ?. Évalué à 5.

    Je reprends l'article hein:

    Tout d’abord, un certain nombre de personnes décideront de ne plus travailler, ou moins, ce qui tendrait à contrebalancer la hausse du pouvoir d’achat par le revenu garanti par une baisse du revenu du travail. De plus, ces emplois libérés seraient rapidement occupés par des chômeurs qui veulent vraiment travailler et qui aujourd’hui ne le peuvent pas en raison de la pénurie d’emplois rémunérés.

    Ça commence mal: on échange les conditions de certains travailleur et certains chômeurs, sauf que les travailleurs qui arrêtent de bosser touche le RU, et les chômeurs d'avant, non.
    Balance du pouvoir d'achat? Ben ça dépend essentiellement de ce que les chômeurs touchaient avant de reprendre le travail des gens qui ont arrêté.
    Mais ça, on n'en parle pas…

    Ah, au passage: merci à cet article d'affirmer aussi que des gens qui bossent aujourd'hui arrêteront de travailler avec le RU, contrairement à presque tous ceux qui m'ont répondu jusqu'à maintenant.

    Coté production, de même que les 35 heures, cette diminution globale du nombre d’heures de travail pourrait permettre un nouveau bond de la productivité qui contiendrait une hausse de prix. Certaines entreprises investiront par exemple dans une automatisation plus poussée encore des tâches, ne remplaçant ainsi pas la baisse du nombre d’heures de travail observée.

    Les 35 heures ont surtout été compensé par une flexibilité accrue imposée aux salariés et un gel des salaires pendant 2 ans. Pour le gain de productivité, je ne comprends pas:
    -si c'est intéressant aujourd'hui, pourquoi ne pas déjà le faire? sans doute parce que ce n'est pas aussi simple à dire qu'à faire…
    -si ce n'est pas intéressant aujourd'hui mais que ça le sera avec le RU, c'est bien que le coût du travail a augmenté!

    Les "bonds de productivité" qu'on nous vante viennent en général de deux facteurs:
    1. Automatisation, effectivement
    2. Fin des activités qui demandent trop de main d'oeuvre

    En gros on va encore délocaliser un petit peu. Comme ça on gueulera qu'il n'y a plus de boulot chez nous, et que les Chinois sont exploités, mais que la vie est quand même trop chère.

    Et l'auteur continue à dire qu'il y aura globalement moins de gens qui bossent, ou ceux qui bossent bosseront moins, toujours contrairement à ce qu'on me rabâche.

    Ben pour moi, si les gens travaillent moins, le travail coûte plus cher, c'est mécanique. Loi de l'offre et la demande, tout ça.

    D’autre part, quant bien même on observerait une augmentation généralisée des prix, le revenu universel permettra très probablement une augmentation de la création de richesses non-marchande, notamment par la gratuité devenue possible de certaines productions actuellement vendues sur le marché. Par exemple, les artistes, étant libérés du joug du système actuel grâce au confort relatif du revenu garanti seront peut être plus enclins à jouer le jeu de la gratuité. Les associations pourront se développer grâce à la nouvelle « main d’œuvre » disponible (notamment les inactifs que l’on culpabilise aujourd’hui), on pourrait aussi tendre vers une gratuité de transports publique. Bref, un certain les richesses non-marchandes – qui n’entrent pas dans le calcul de l’inflation – augmenteront grâce au revenu de base, ce qui viendrait atténuer encore une fois une éventuelle inflation.

    Oui ben c'est pas de bol, mais le minimum pour survivre, les besoins premiers, ne sont pas couverts par ces activités gratuites. Je suis content de savoir qu'un mec qui se demande s'il va acheter cette grappe de raison à 30€/100g (parce qu'on rémunère enfin les vendanges à leur juste valeur, ainsi que les p'tits gars qui font l'emballage, le chauffeur routier roule 3h/jour, et les vendeurs dans le supermarché ont doublé leur salaire) aura une toile de maître dans son salon.

    Bien malin est celui qui saurait répondre à cette question. Ma réponse sera peut être davantage angélique que mathématique : je pense que l’un des postulats de base du revenu universel est la reconnaissance du fait que chacun – à son échelle – crée des richesses autour de lui.

    Je suis tout-à-fait d'accord, mais je soupçonne qu'un peuple constitué exclusivement de poètes finisse par crever de faim. Et c'est tout le problème: on ne peut pas encore se permettre de créer "n'importe quelle richesse". Si plus personne ne travaille aux champs, on va crever de faim. Si plus personne ne fabrique de vêtements, on va finir à poil, et ainsi de suite.
    Il suffit de remplacer "personne" par "moins qu'avant" et la loi de l'offre et la demande fera le reste: ce qui est rare est cher!

    Le monsieur a raison finalement: peut-être qu'il n'y aura pas d'inflation, ce sont seulement les produits du travail manuel dur qui vont augmenter. Pas de bol, ce sont ces produits là, les produits de première nécessité!

    Je passe la suite, mais je résume:
    Il ne faut surtout pas associer le montant du RU à l'inflation, mais au PIB. Juste après, il dit que le PIB va devenir obsolète mais qu'on trouvera un truc magique pour évaluer la richesse globale produite.