Merci pour ce panorama édifiant. L'information apportée est de qualité. Toutefois nombre d'affirmations dans la fin de votre message me laissent circonspect. Question de point de vue ? divergences d'opinions ? manque d'information de ma part ? J'aimerais en relever quelques-unes.
« Mais connaissant le montant des pourcentages versés par les entreprises dans le cadre des contrats d'auteurs, le budget de l'Éducation Nationale devra être conséquent pour intéresser les auteurs. »
Il me semble que nombre d'auteurs potentiels sont déjà parfaitement motivés. Et ce même sans carottes pécuniaires. Il me semble — me tromperais-je ? — que nombre d'enseignants n'inscrivent pas prioritairement leurs activités professionnel dans l'optique de prévarication que vous évoquez sous de multiples atours dans cette conclusion que je commente.
Au contraire ils seraient nombreux à s'être orienté dans ce ministère par vocation et esprit de service de la collectivité. Et cette masse ne demande qu'à se voir conduite dans la production de contributions utiles. Certains y sont même déjà parvenus par eux-même (cf. les diverses associations que vous et d'autres citez), et de manière apparemment indépendante d'institutions supérieures officielles, peut-être trop préoccupées de leur propre train de vie.
« Il faut aussi que tout cela se fasse en concertation avec les fabricants pour que tout le monde y trouve son compte. Surtout depuis plusieurs années où les petits fabricants souffrent de la pression des gros distributeurs, sont absorbés par les gros fabricants ou remplacés par des grands groupes industriels qui s'implantent sur ce marché. De ce fait, on constate une augmentation constante du coût des produits, pas forcément bonne pour le budget des établissements scolaires. Il faut convaincre ces entreprise des vertus du Libre pour le commerce mais on ne les fera pas changer de modèle économique du jour au lendemain, les enjeux financiers sont bien trop importants et la concurrence bien trop féroce. »
Que nenni ; ou alors je vous comprends mal. Évoqueriez-vous une concurrence de lobbies et non économico-industrielle ? Précédemment vous décrivez si justement les processus anticoncurrentiels à l'œuvre. Et préalablement vous avez défini si clairement les conditions d'une transition efficace de la première à la seconde : standards, ouverture, coordination et soutient des initiatives individuelles des fonctionnaires par les tutelles !
Jamais une entreprise ne sera « convaincu des vertus du libre » quand celui-ci empiète sur son pré-carré et ses méthodes monopolistiques. C'est uniquement la préoccupation du bien commun (portée par les institutions) qui peut potentiellement faire émerger les conditions d'une saine concurrence en imposant les standards et les normes.
« L'équation à résoudre est compliquée. Le travail de l'association Framasoft, de Jean-Pierre ARCHAMBAULT au SCEREN et de tous les enseignants est indispensable et remarquable au vu de leur manque de moyens. Mais leur travail ne sera pas suffisant si le ministère de l'Éducation Nationale ne se remet pas en cause et ne s'implique pas plus, si un dialogue n'est pas noué entre les utilisateurs (enseignants et élèves), les inspecteurs et les entreprises du secteur, fabricants et distributeurs. »
Il me semble que bon-gré mal-gré les entreprises se plient systématiquement aux normes établies par les instances régulatrices de leurs activités. Existe-t-il la moindre justification morale à leur participation au dialogue que vous évoquez ? Ce sont uniquement des entités morales (pas au sens juridique, mais bien au sens de la morale) qui doivent avoir voix aux décisions. Les entreprises et autres entités à but lucratif ne devraient-elles pas être cantonnées dans un rôle de pures exécutants, œuvrant à se remplir les poches (chose parfaitement honorable) dans le cadre d'une législation/institution enfin réorientée vers le bien commun, plutôt que vers les petits arrangements et la conduite de la course de l'avidité d'individus amoraux ?
# Commentaire sur la conclusion
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les logiciels et le matériel pédagogique ne sont-ils pas libres en France ?. Évalué à 3.
Merci pour ce panorama édifiant. L'information apportée est de qualité. Toutefois nombre d'affirmations dans la fin de votre message me laissent circonspect. Question de point de vue ? divergences d'opinions ? manque d'information de ma part ? J'aimerais en relever quelques-unes.
Il me semble que nombre d'auteurs potentiels sont déjà parfaitement motivés. Et ce même sans carottes pécuniaires. Il me semble — me tromperais-je ? — que nombre d'enseignants n'inscrivent pas prioritairement leurs activités professionnel dans l'optique de prévarication que vous évoquez sous de multiples atours dans cette conclusion que je commente.
Au contraire ils seraient nombreux à s'être orienté dans ce ministère par vocation et esprit de service de la collectivité. Et cette masse ne demande qu'à se voir conduite dans la production de contributions utiles. Certains y sont même déjà parvenus par eux-même (cf. les diverses associations que vous et d'autres citez), et de manière apparemment indépendante d'institutions supérieures officielles, peut-être trop préoccupées de leur propre train de vie.
Que nenni ; ou alors je vous comprends mal. Évoqueriez-vous une concurrence de lobbies et non économico-industrielle ? Précédemment vous décrivez si justement les processus anticoncurrentiels à l'œuvre. Et préalablement vous avez défini si clairement les conditions d'une transition efficace de la première à la seconde : standards, ouverture, coordination et soutient des initiatives individuelles des fonctionnaires par les tutelles !
Jamais une entreprise ne sera « convaincu des vertus du libre » quand celui-ci empiète sur son pré-carré et ses méthodes monopolistiques. C'est uniquement la préoccupation du bien commun (portée par les institutions) qui peut potentiellement faire émerger les conditions d'une saine concurrence en imposant les standards et les normes.
Il me semble que bon-gré mal-gré les entreprises se plient systématiquement aux normes établies par les instances régulatrices de leurs activités. Existe-t-il la moindre justification morale à leur participation au dialogue que vous évoquez ? Ce sont uniquement des entités morales (pas au sens juridique, mais bien au sens de la morale) qui doivent avoir voix aux décisions. Les entreprises et autres entités à but lucratif ne devraient-elles pas être cantonnées dans un rôle de pures exécutants, œuvrant à se remplir les poches (chose parfaitement honorable) dans le cadre d'une législation/institution enfin réorientée vers le bien commun, plutôt que vers les petits arrangements et la conduite de la course de l'avidité d'individus amoraux ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace