Justement, la liberté peut se définir clairement et précisement.
Euh, je t'en prie, définis "clairement et précisément" la liberté et en moins de dix volumes ;-)
La liberté n'est pas définissable "clairement et précisément" d'ailleurs les juristes ne parle jamais de la Liberté avec un grand L comme le font les développeurs.
Pour eux et pour la loi, seules existent des Libertés que l'on jugent Fondamentales, que tu peux lister, pour lesquelles tu peux essayer de poser des limites ou auxquelles tu peux trouver que l'on porte atteinte. En aucun cas, tu ne peux définir "clairement et précisément" la liberté dans l'absolu et une bonne fois pour toute.
La liberté dans l'absolu, comme le confirme mon Petit Larousse de 1954, c'est "la liberté de pouvoir agir ou ne pas agir, de choisir". La liberté, ce n'est pas la conviction politique, idéologique ou philosophique, c'est plutôt le droit d'en avoir et de les exprimer. Tu ne peux donc pas dire que la liberté, c'est de choisir telle possibilité ou telle autre ou bien d'agir au nom de telle cause plutôt que de celle là.
Pour aller au bout de mon raisonnement, je dirais que quand tu n'a plus de choix entre libre et propriétaire, tu es finalement moins libre. Je trouve que moins tu as de choix, moins tu es libre.
En ce sens, l'analogie avec l'esclavagisme est une aberration et pour une raison simple : la condition d'esclave exclut tout choix, pas celle d'utilisateur de logiciel propriétaire. La preuve tu peux faire fonctionner (pour l'instant du moins), un serveur Win et un serveur Linux sur le même réseau, tu peux réinstaller une distrib Linux sur un PC où il y avait Win, etc .. Tu es donc libre d'utiliser ou pas des softs proprios.
Ce qu'il faut, c'est empécher que les licences des éditeurs ne reviennent sur les libertés fondamentales des utilisateurs et pas empêcher les utilisateurs d'utiliser des logiciels propriétaires avec des logiciels libres si ils en expriment le besoin.
En ce sens, je trouve que les récents articles dans LinuxMag sont intéressants car privilégiant la démonstration de l'interopérabilité aux discours philosophiques sur la liberté. Pas que ces discours soient inintéressants ou illégitimes, simplement parce que pour comprendre pourquoi les logiciels libres sont dits libres, il faut d'abord les utiliser et rentrer un peu dans la communauté.
Peu d'utilisateurs Windows (surtout en entreprise) pensent qu'ils sont moins libres que toi qui utilise Linux. Ils ne voient pas le rapport entre liberté et logiciel. Ce n'est pas avec un discours philosophique que tu les convaincras de lacher Win.
Perso, quand j'ai vendu des prestas sur du libre, je parlais d'abord à mes clients en rigolant d'une seule liberté, celle de pouvoir travailler avec quelqu'un d'autre si ils ne sont pas content de moi. Ensuite, je leur parlais de la liberté du serveur sans reboot, de la liberté de la licence gratuite, de la liberté des standards respectés, ... Seulement ensuite, j'expliquais le partage, l'échange en disant que tout repose sur l'ouverture du source et la collaboration et que c'est bien pour tout le monde au final.
Confrontés à un discours pragmatique mais saupoudré d'un peu d'éthique et à des exemples concrets ils m'ont semblé mieux comprendre la problématique et j'ai parfois pu embrayer sur des discussion sur les brevets logiciels.
"Mieux vaut allumer une bougie, que de maudire l'obscurité"
[^] # Re: hégémonie du Libre
Posté par tekool . En réponse à la dépêche GNU/Hurd & Linux Magazine France No 45. Évalué à 3.
Euh, je t'en prie, définis "clairement et précisément" la liberté et en moins de dix volumes ;-)
La liberté n'est pas définissable "clairement et précisément" d'ailleurs les juristes ne parle jamais de la Liberté avec un grand L comme le font les développeurs.
Pour eux et pour la loi, seules existent des Libertés que l'on jugent Fondamentales, que tu peux lister, pour lesquelles tu peux essayer de poser des limites ou auxquelles tu peux trouver que l'on porte atteinte. En aucun cas, tu ne peux définir "clairement et précisément" la liberté dans l'absolu et une bonne fois pour toute.
La liberté dans l'absolu, comme le confirme mon Petit Larousse de 1954, c'est "la liberté de pouvoir agir ou ne pas agir, de choisir". La liberté, ce n'est pas la conviction politique, idéologique ou philosophique, c'est plutôt le droit d'en avoir et de les exprimer. Tu ne peux donc pas dire que la liberté, c'est de choisir telle possibilité ou telle autre ou bien d'agir au nom de telle cause plutôt que de celle là.
Pour aller au bout de mon raisonnement, je dirais que quand tu n'a plus de choix entre libre et propriétaire, tu es finalement moins libre. Je trouve que moins tu as de choix, moins tu es libre.
En ce sens, l'analogie avec l'esclavagisme est une aberration et pour une raison simple : la condition d'esclave exclut tout choix, pas celle d'utilisateur de logiciel propriétaire. La preuve tu peux faire fonctionner (pour l'instant du moins), un serveur Win et un serveur Linux sur le même réseau, tu peux réinstaller une distrib Linux sur un PC où il y avait Win, etc .. Tu es donc libre d'utiliser ou pas des softs proprios.
Ce qu'il faut, c'est empécher que les licences des éditeurs ne reviennent sur les libertés fondamentales des utilisateurs et pas empêcher les utilisateurs d'utiliser des logiciels propriétaires avec des logiciels libres si ils en expriment le besoin.
En ce sens, je trouve que les récents articles dans LinuxMag sont intéressants car privilégiant la démonstration de l'interopérabilité aux discours philosophiques sur la liberté. Pas que ces discours soient inintéressants ou illégitimes, simplement parce que pour comprendre pourquoi les logiciels libres sont dits libres, il faut d'abord les utiliser et rentrer un peu dans la communauté.
Peu d'utilisateurs Windows (surtout en entreprise) pensent qu'ils sont moins libres que toi qui utilise Linux. Ils ne voient pas le rapport entre liberté et logiciel. Ce n'est pas avec un discours philosophique que tu les convaincras de lacher Win.
Perso, quand j'ai vendu des prestas sur du libre, je parlais d'abord à mes clients en rigolant d'une seule liberté, celle de pouvoir travailler avec quelqu'un d'autre si ils ne sont pas content de moi. Ensuite, je leur parlais de la liberté du serveur sans reboot, de la liberté de la licence gratuite, de la liberté des standards respectés, ... Seulement ensuite, j'expliquais le partage, l'échange en disant que tout repose sur l'ouverture du source et la collaboration et que c'est bien pour tout le monde au final.
Confrontés à un discours pragmatique mais saupoudré d'un peu d'éthique et à des exemples concrets ils m'ont semblé mieux comprendre la problématique et j'ai parfois pu embrayer sur des discussion sur les brevets logiciels.
"Mieux vaut allumer une bougie, que de maudire l'obscurité"