Je dois avouer que je m'attendais à pas mal de réactions, mais pas à celle de l'enfant gâté :/
tu souhaites un peu LE Job dans une boite qui reconnaîtra tes compétences et saura les exploiter à leurs justes valeurs, mais un restant dans ta région.
Ben heu… non.
D'une je ne suis pas resté dans ma région, il m'a arrivé de me déplacer de plusieurs centaines de km pour un poste que je pensais intéressant. De deux je n'ai jamais dit que je ne voulais pas partir de là où je suis (ok par contre aller en IdF c'est no way et l'étranger pour le moment non plus).
Ensuite, désolé de ne pas avoir détaillé toutes mes expériences en détail, peut-être que ça aurait été à ne pas avoir ce genre de réaction. Néanmoins, j'ai pas un certains nombre de taffs différents, dans des entreprises diverses mais essentiellement chez des éditeurs ou des startups, donc des boites où le code est l'une des choses les plus importantes.
Mais dans ces boites, comme dans la majorité en fait, la beauté du code (et le soin apporté) reste vraiment relative, les méthodes sont souvent beaucoup plus proches de la rache que d'autre chose, l'outillage souvent archaïque.
Alors je sais que pas mal de monde ne partage probablement pas mon avis. Moi, réellement passionné par tout ça, j'ai toujours entrepris d'avancer, d'améliorer, de proposer. Je l'ai d'ailleurs souvent réalisé. Par exemple migrer des équipes sur un DCVS, améliorer la gestion et les outils relatifs aux bug. Mettre en place des solutions d'intégrations continues, etc. Mais en général, c'est au prix de se mettre beaucoup de monde à dos. Car la plupart du temps, les gens n'en veulent pas (que ce soit les "dirigeants" ou même les développeurs en réalité). Ce n'est jamais un travail réellement valorisé. Ce qu'on demande, c'est de pisser du code. Il n'y a qu'à voir la réaction de la plus part des équipes de managers/direction au fait de tenter d'expliquer qu'écrire un logiciel ce n'est pas majoritairement écrire du code, et que sur l'écriture du code le temps alloué aux tests (unit, tdd, etc) devrait en général être plutôt de l'ordre de 50% à la louche.
Je sais que beaucoup de monde, pas mal de développeurs que je connais ou côtoies, se contentent sans problème de ces situations. En général on me dit souvent "tu ne devrais pas te plaindre, il y a pire ailleurs". Mouai :/ En fait je m'en fiche qu'il y ait pire ailleurs, je ne suis pas là pour niveler les niveaux vers la bas parce qu'ailleurs il y a pire.
Donc beaucoup se satisfont de cette situation. Grand bien leur fasse, et parfois je les envies. Pour ma part c'est juste impossible de rester à ce niveau. C'est probablement le côté passion qui parle, mais je ne supporte pas de rester à ce point que je qualifie de médiocre.
Et au final j'ai vraiment l'impression que c'est la grande majorité.
Et finalement c'est cela que je critique. Ce côté exécutant, pisseur de code. Certes il y a des bons codeurs, qui ne veulent pas s'occuper du reste. Et il en faut. Mais le reste devrait exister, mais en réalité ne l'est presque jamais. On se fiche en général de tous ces aspects, on veut juste que tu codes, vites.
Désolé si je suis un peu acide mais si à 30 ans tu es déjà écœuré du métier et mettre ça sur le compte des autres ça me blase un peu. Moi j'ai démarré mon premier job en info à 27 ans avec du Windev bien merdique…
Et si voulais être acide, je dirais que forcément dans ce cas je trouverais beaucoup de choses plus sympa qu'actuellement.
Mais j'ai commencé à 22 ans, en bossant sur du logiciel libre avec des attentes de qualité, puis entre autre avec des (très) bons dev en C++ et en réalisant des grosses applis JS (et pour l'époque c'était pas rien du tout). Mais déjà à cette époque je voulais améliorer tout le reste, ne surtout pas limiter au code.
attendre que ça tombe tout seul
J'espère que tu aura compris que je n'attend pas spécialement que ça tombe tout seul, au contraire. Et le fait de décrier une situation ambiante que me gave ne veux pas dire que je ne fais que la décrier sans tenter de la changer.
Sachant, pour finir, qu'il faut aussi prendre ce texte dans le contexte du premier, c'est à dire celui où toutes ces batailles pour améliorer ont, entre autre, cramé une partie de ma passion, beaucoup plus vite que je ne l'aurais cru malheureusement.
J'espère que ce commentaire est un peu plus clair. Et si au final espérer et se battre pour avoir mieux alors que certains ont pire donne l'impression que je suis un enfant gâté, ben c'est triste mais c'est comme ça :/
[^] # Re: On en parle sur rue89
Posté par plop_plop . En réponse au journal [HS] Développeur un peu perdu... ou pas... Que faire maintenant ? Changer de vie ?. Évalué à 5.
Je dois avouer que je m'attendais à pas mal de réactions, mais pas à celle de l'enfant gâté :/
Ben heu… non.
D'une je ne suis pas resté dans ma région, il m'a arrivé de me déplacer de plusieurs centaines de km pour un poste que je pensais intéressant. De deux je n'ai jamais dit que je ne voulais pas partir de là où je suis (ok par contre aller en IdF c'est no way et l'étranger pour le moment non plus).
Ensuite, désolé de ne pas avoir détaillé toutes mes expériences en détail, peut-être que ça aurait été à ne pas avoir ce genre de réaction. Néanmoins, j'ai pas un certains nombre de taffs différents, dans des entreprises diverses mais essentiellement chez des éditeurs ou des startups, donc des boites où le code est l'une des choses les plus importantes.
Mais dans ces boites, comme dans la majorité en fait, la beauté du code (et le soin apporté) reste vraiment relative, les méthodes sont souvent beaucoup plus proches de la rache que d'autre chose, l'outillage souvent archaïque.
Alors je sais que pas mal de monde ne partage probablement pas mon avis. Moi, réellement passionné par tout ça, j'ai toujours entrepris d'avancer, d'améliorer, de proposer. Je l'ai d'ailleurs souvent réalisé. Par exemple migrer des équipes sur un DCVS, améliorer la gestion et les outils relatifs aux bug. Mettre en place des solutions d'intégrations continues, etc. Mais en général, c'est au prix de se mettre beaucoup de monde à dos. Car la plupart du temps, les gens n'en veulent pas (que ce soit les "dirigeants" ou même les développeurs en réalité). Ce n'est jamais un travail réellement valorisé. Ce qu'on demande, c'est de pisser du code. Il n'y a qu'à voir la réaction de la plus part des équipes de managers/direction au fait de tenter d'expliquer qu'écrire un logiciel ce n'est pas majoritairement écrire du code, et que sur l'écriture du code le temps alloué aux tests (unit, tdd, etc) devrait en général être plutôt de l'ordre de 50% à la louche.
Je sais que beaucoup de monde, pas mal de développeurs que je connais ou côtoies, se contentent sans problème de ces situations. En général on me dit souvent "tu ne devrais pas te plaindre, il y a pire ailleurs". Mouai :/ En fait je m'en fiche qu'il y ait pire ailleurs, je ne suis pas là pour niveler les niveaux vers la bas parce qu'ailleurs il y a pire.
Donc beaucoup se satisfont de cette situation. Grand bien leur fasse, et parfois je les envies. Pour ma part c'est juste impossible de rester à ce niveau. C'est probablement le côté passion qui parle, mais je ne supporte pas de rester à ce point que je qualifie de médiocre.
Et au final j'ai vraiment l'impression que c'est la grande majorité.
Et finalement c'est cela que je critique. Ce côté exécutant, pisseur de code. Certes il y a des bons codeurs, qui ne veulent pas s'occuper du reste. Et il en faut. Mais le reste devrait exister, mais en réalité ne l'est presque jamais. On se fiche en général de tous ces aspects, on veut juste que tu codes, vites.
Et si voulais être acide, je dirais que forcément dans ce cas je trouverais beaucoup de choses plus sympa qu'actuellement.
Mais j'ai commencé à 22 ans, en bossant sur du logiciel libre avec des attentes de qualité, puis entre autre avec des (très) bons dev en C++ et en réalisant des grosses applis JS (et pour l'époque c'était pas rien du tout). Mais déjà à cette époque je voulais améliorer tout le reste, ne surtout pas limiter au code.
J'espère que tu aura compris que je n'attend pas spécialement que ça tombe tout seul, au contraire. Et le fait de décrier une situation ambiante que me gave ne veux pas dire que je ne fais que la décrier sans tenter de la changer.
Sachant, pour finir, qu'il faut aussi prendre ce texte dans le contexte du premier, c'est à dire celui où toutes ces batailles pour améliorer ont, entre autre, cramé une partie de ma passion, beaucoup plus vite que je ne l'aurais cru malheureusement.
J'espère que ce commentaire est un peu plus clair. Et si au final espérer et se battre pour avoir mieux alors que certains ont pire donne l'impression que je suis un enfant gâté, ben c'est triste mais c'est comme ça :/