"**Logiciel Propriétaire**" est un pis-aller (c'est évidemment moins pire que "logiciel privateur"), mais malgré tout ce n'est pas vraiment beaucoup parlant pour le grand public.
Déjà c'est trop connoté politiquement : en quoi c'est un problème d'être propriétaire ? Les gens ne sont pas contents d'être propriétaires de leur ordinateur, de leur téléphone, de leur appartement, de leur terrain ? Si on utilise le même mot pour les logiciels qu'ils utilisent, ils ne vont pas trop comprendre en quoi ce type de logiciel peut poser problème. De plus le fait d'être « propriétaire » (de code, d'un bien) n'empêche pas de partager : la licence BSD (et la plupart des autres) a une notice de copyright qui indique qui est l'auteur, et qui en garde la propriété intellectuelle.
C'est pourquoi je trouve que l'expression « logiciel au code fermé » (voire « logiciels fermés »), même si c'est une périphrase, me semble plus appropriée, même si le grand public a une notion assez vague de ce qu'est un code source : le mot « fermé » encourage à se méfier, et même si certains puristes considèrent que l'open source (ou le closed source) n'implique par la « liberté », je trouve au contraire que c'est le cas : du code fermé peut vouloir dire que même s'il est a disposition (et publié), il n'est pas autorisé d'en faire un travail dérivé.
Une barrière fermée permet de voir ce qu'il y a derrière, mais on ne peut pas pour autant passer. (Et puis il ne faut pas se leurrer, la plupart des logiciels au code fermé utilisés par le grand public, que cela soit facebook, microsoft office ou ma maison en 3D, n'ont pas leur code publié)
Par contre pour rebondir sur ce qui était dit plus haut, effectivement au premier abord on peut croire qu'un logiciel proprio / privateur / au code fermé (rayez la mention inutile) ne prive pas vraiment de liberté parce que « rien ne vous oblige à l'utiliser », parce que « on peut l'utiliser comme un outil et puis c'est tout », mais il ne faut pas oublier que ces logiciels utilisent dans la majorité des cas des formats de fichiers non-ouverts (c'est à dire fermé comme leur code), ce qui à notamment comme désavantages :
de garder leur clientèle captive en les obligeant à racheter une nouvelle version lorsqu'ils changent d'ordinateur et que l'ancienne est obsolète
d'empêcher leurs clients de communiquer certains travaux si leurs destinataires n'ont pas le même logiciel (les formats d'échange, s'ils existent, perdant parfois des informations)
et de limiter la possibilité de migrer vers un autre logiciel pour la raison évoquée juste au dessus
Donc oui, dans beaucoup de cas les logiciels fermés restreignent vraiment les libertés de l'utilisateur.
« I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond
[^] # Re: Tu n'es pas le seul!
Posté par fravashyo . En réponse au journal Privateur.... Évalué à 6.
"**Logiciel Propriétaire**" est un pis-aller (c'est évidemment moins pire que "logiciel privateur"), mais malgré tout ce n'est pas vraiment beaucoup parlant pour le grand public.
Déjà c'est trop connoté politiquement : en quoi c'est un problème d'être propriétaire ? Les gens ne sont pas contents d'être propriétaires de leur ordinateur, de leur téléphone, de leur appartement, de leur terrain ? Si on utilise le même mot pour les logiciels qu'ils utilisent, ils ne vont pas trop comprendre en quoi ce type de logiciel peut poser problème. De plus le fait d'être « propriétaire » (de code, d'un bien) n'empêche pas de partager : la licence BSD (et la plupart des autres) a une notice de copyright qui indique qui est l'auteur, et qui en garde la propriété intellectuelle.
C'est pourquoi je trouve que l'expression « logiciel au code fermé » (voire « logiciels fermés »), même si c'est une périphrase, me semble plus appropriée, même si le grand public a une notion assez vague de ce qu'est un code source : le mot « fermé » encourage à se méfier, et même si certains puristes considèrent que l'open source (ou le closed source) n'implique par la « liberté », je trouve au contraire que c'est le cas : du code fermé peut vouloir dire que même s'il est a disposition (et publié), il n'est pas autorisé d'en faire un travail dérivé.
Une barrière fermée permet de voir ce qu'il y a derrière, mais on ne peut pas pour autant passer. (Et puis il ne faut pas se leurrer, la plupart des logiciels au code fermé utilisés par le grand public, que cela soit facebook, microsoft office ou ma maison en 3D, n'ont pas leur code publié)
Par contre pour rebondir sur ce qui était dit plus haut, effectivement au premier abord on peut croire qu'un logiciel proprio / privateur / au code fermé (rayez la mention inutile) ne prive pas vraiment de liberté parce que « rien ne vous oblige à l'utiliser », parce que « on peut l'utiliser comme un outil et puis c'est tout », mais il ne faut pas oublier que ces logiciels utilisent dans la majorité des cas des formats de fichiers non-ouverts (c'est à dire fermé comme leur code), ce qui à notamment comme désavantages :
Donc oui, dans beaucoup de cas les logiciels fermés restreignent vraiment les libertés de l'utilisateur.
« I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond