Tu passes complètement à côté de mon argumentation. Le problème ce n’est pas qu’il y a industrialisation du procédé, le problème c’est qu’on profite de l’industrialisation du procédé pour basculer d’une surveillance ciblé à une surveillance généralisée. Des bases de données d’empreintes ou d’ADN constitués dans le déroulement d’une enquête, utilisable uniquement dans cet enquête, et scellée avec celle-ci, c’est différent d’une base de donnée globale de toute les personnes qui ont un jour été suspecté d’une infraction quelconque, voir de toute la population.
Là où je ne te rejoint pas non plus, c’est sur la volonté d’avoir une administration avec des outils techniques extrêmement efficaces, parce que les outils ne garantissent ni la compétence ni la bienveillance des personnes qui les utilisent. Il n’y a qu’à voir le récent cas du comportement de la DCRI à l’encontre d’un administrateur Wikipédia, qui ont tenté d’utiliser les outils de coercition législative pour pallier à leur incompétence à gérer la fuite d’information à l’ère de la société de l’information.
Le jour où tu auras besoin que la police fasse une enquête pour telle ou telle raison, tu ne vas pas aller dire aux flics de ne pas utiliser les images de surveillance : ça fait partie des outils disponibles pour la police et la justice, ce n'est pas un outil magique, mais le fait qu'il existe et surtout que sa généralisation est inéluctable rend toute lutte complètement stupide.
Tout d’abord il n’est pas inéluctable que j’ai jamais besoin personnellement des services d’enquête de la police, et je me souhaite même que ce ne soit jamais le cas. Ça ne veut évidemment pas dire que les actions policières n’influe pas ma qualité de vie, au même titre que celui qui n’utilise pas personnellement les routes est impacté par leur conséquences logistiques. Ensuite je ne suis pas obligé de te suivre dans ton fatalisme que tu ne prends même pas la peine de faire reposer sur une quelconque métrique.
Le vrai combat, c'est celui qui consiste à encadrer les croisements des données
Les combats concrets, c’est ceux qu’on se donne la peine de mener.
On pourrait par exemple imaginer un système fermé où les caméras publiques tournent, enregistrent, mais ne sont consultables que de manière centralisée et seulement dans un cadre légal bien défini.
On pourrait aussi imaginer que des elfes arrivent d’une autre dimension et nous berce de douces chansons qui propageront la paix dans le monde. Ce n’est certes pas très crédible au vu des théories courantes sur le fonctionnement de la réalité, mais on pourrait l’imaginer.
Si la démocratie était mise en danger par l'évolution technologique, c'est qu'elle ne serait pas bien solide.
Ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas solide qu’on ne doit pas se donner la peine de la préserver. Par exemple, je ne doute pas qu’à l’instar des autres humains, tu es une forme de vie tout ce qu’il y a de plus fragile.
[^] # Re: Peur de son ombre?
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal Des webcams ouvertes. Évalué à 2.
Tu passes complètement à côté de mon argumentation. Le problème ce n’est pas qu’il y a industrialisation du procédé, le problème c’est qu’on profite de l’industrialisation du procédé pour basculer d’une surveillance ciblé à une surveillance généralisée. Des bases de données d’empreintes ou d’ADN constitués dans le déroulement d’une enquête, utilisable uniquement dans cet enquête, et scellée avec celle-ci, c’est différent d’une base de donnée globale de toute les personnes qui ont un jour été suspecté d’une infraction quelconque, voir de toute la population.
Là où je ne te rejoint pas non plus, c’est sur la volonté d’avoir une administration avec des outils techniques extrêmement efficaces, parce que les outils ne garantissent ni la compétence ni la bienveillance des personnes qui les utilisent. Il n’y a qu’à voir le récent cas du comportement de la DCRI à l’encontre d’un administrateur Wikipédia, qui ont tenté d’utiliser les outils de coercition législative pour pallier à leur incompétence à gérer la fuite d’information à l’ère de la société de l’information.
Tout d’abord il n’est pas inéluctable que j’ai jamais besoin personnellement des services d’enquête de la police, et je me souhaite même que ce ne soit jamais le cas. Ça ne veut évidemment pas dire que les actions policières n’influe pas ma qualité de vie, au même titre que celui qui n’utilise pas personnellement les routes est impacté par leur conséquences logistiques. Ensuite je ne suis pas obligé de te suivre dans ton fatalisme que tu ne prends même pas la peine de faire reposer sur une quelconque métrique.
Les combats concrets, c’est ceux qu’on se donne la peine de mener.
On pourrait aussi imaginer que des elfes arrivent d’une autre dimension et nous berce de douces chansons qui propageront la paix dans le monde. Ce n’est certes pas très crédible au vu des théories courantes sur le fonctionnement de la réalité, mais on pourrait l’imaginer.
Ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas solide qu’on ne doit pas se donner la peine de la préserver. Par exemple, je ne doute pas qu’à l’instar des autres humains, tu es une forme de vie tout ce qu’il y a de plus fragile.