• [^] # Re: Plutôt une bonne chose

    Posté par . En réponse au journal De la finalité du droit d'auteur. Évalué à 2.

    Pour ma part, même si on peut toujours chipoter sur les détails, je reste convaincu que c'est une bonne chose. On parle bien de livres qui ne sont plus publiés, donc ne seront plus jamais accessibles à de nouveaux lecteurs et finiront par tomber dans l'oubli.

    Pas nécessairement.

    • l'éditeur peut avoir comme stratégie de ne pas rééditer, soit pour céder les droits à une maison spécialisée dans les intégrales (type Bouquins), soit pour faire l'intégrale lui-même ;
    • l'éditeur peut avoir comme stratégie le compte-gouttes : rééditer à échéances précises, en fonction du marché, en gérant le manque (stratégie de Disney avec les films du studio Ghibli), ce qui permet de gérer le stock plus proprement, de diminuer les couts de diffusion, de comm (on fait tout en une fois), etc ;
    • l'éditeur peut avoir comme stratégie de ne pas rééditer pour obliger l'auteur à écrire (pas de rééditions, pas de droits, alors bosse) : c'est plus valorisant et plus facile de vendre de l'inédit ;
    • l'éditeur peut être incompétent ;
    • l'éditeur peut ne pas vouloir rééditer les œuvres N (plus envie d'avoir ces titres dans son catalogue, brouille avec l'auteur, mauvaises ventes ;
    • l'éditeur peut être en difficulté financière.

    Dans tous ces cas, même si c'est souvent compliqué, il est essentiel que les auteurs puissent récupérer les droits sur leurs œuvres.

    Une fois qu'ils les ont récupérés, l'État fait ses petites affaires avec eux.
    Et pas sous la forme d'un mariage contre nature, rdgttguubruhhh.

    S'ils veulent faire profiter à tous leurs œuvres : qu'ils les passent dans le domaine public (mais est ce seulement possible ?)

    Non, le droit d'auteur est inaliénable. Mais rien n'empêche un auteur de passe un livre dont il a les droits sous une licence libre type bsd, hein.

    Par contre, ce serait effectivement l'occasion d'un accord excessivement vertueux.
    L ́**auteur** décide si oui non, l'État accompagne la réédition numérique, l'œuvre passe sous gestion collective, l'auteur touche des droits, l'œuvre est accessible, et l'auteur décide s'il passe l'œuvre sous une licence plus permissive ; moyennant par exemple une perception de droits plus élevés pendant N années, l'auteur ne cédant rien touchant moins.
    Dans le premier cas, l'auteur et l'État libèrent, rendent accessibles et favorisent même le business.
    Dans le second, pour les gronchons, on resterait dans un truc plus classique.
    Dans les deux cas, l'État est bien dans son rôle de gestionnaire de patrimoine.

    Ce n'est qu'un exemple, on peut imaginer d'autres solutions.
    Mais pour imaginer celle qui vient d'être décidée, il fallait être dans une conformation toute particulière…

    Pour un sextumvirat ! Zenitram, Tanguy Ortolo, Maclag, xaccrocheur, arnaudus et alenvers présidents !