Je pertinente, mais je ne suis pas sûr d'être 100% d'accord avec l'article.
C'est sûr que le sujet du viol, c'est un consensus facile: c'est atroce, la victime va en souffrir toute sa vie. C'est effectivement profiter d'une supériorité physique ou psychologique, ça nous renvoie l'image de l'Homme primitif et brutal qu'on cherche à surpasser depuis des millénaires.
Mais si je me réfère à d'autres exemples, est-ce que ça tient? Combien de fois j'ai entendu "si tu fais ça, j'te bute!" "tu sortiras pas vivant d'ici!" ou autre référence à la mort violente. On peut tout aussi bien parler de cette culture de la mort violente et constater que ça ne facilite pas plus que ça le passage à l'acte de tuer. Il y a des tueurs, mais ils sont toujours un cas rare, exceptionnel.
Le viol est différent puisqu'il ne concerne pas "n'importe qui", mais en grande majorité des agresseurs hommes et des victimes femme, et on dénombre un nombre bien plus élevé de viols que d'homicides. C'est certainement pour ça aussi qu'on fait plus de cas d'un "coup de bite dans le cul" que d'un "je vais te buter". Dans le dernier cas, on n'imagine simplement pas le passage à l'acte.
Cela dit, on n'a encore également que peu de statistiques fiables sur le viol (données "relevées" depuis trop peu de temps, et il est encore trop difficile d'avoir des données fiables, en raison des faits non déclarés, etc.). Si l'auteur a raison, ça veut dire que le nombre de viols a dû exploser depuis ces 20 dernières années. Et on a au mieux des données depuis 10ans peu exploitables. L'assertion qu'une culture du viol se développe n'est pas tellement vérifiable. Je ne dis pas que toutes ces choses n'existent pas, mais qu'on ne sait finalement pas trop si c'était tellement mieux avant, juste moins médiatisé.
Cela dit, elle a parfaitement raison sur de nombreux points. Je pense en particulier à:
-conseiller aux jeunes filles de ne pas [liste] ; mais c'est un cas général, on conseille toujours aux victimes potentielles de se priver de liberté pour éviter de devenir une victime, c'est valable pour tout type d'agression: "évite ce quartier si tu veux pas te faire racketer/tabasser", etc.
et sans doute l'un des plus importants:
-comment des jeunes peuvent devenir adolescent avec un trou aussi béant dans leur perception de la société??
[^] # Re: En plein dans le sujet
Posté par Maclag . En réponse au journal [Attention, journal bookmark ET féministe] Tiens, prends ça, tu le mérites !. Évalué à 2.
Je pertinente, mais je ne suis pas sûr d'être 100% d'accord avec l'article.
C'est sûr que le sujet du viol, c'est un consensus facile: c'est atroce, la victime va en souffrir toute sa vie. C'est effectivement profiter d'une supériorité physique ou psychologique, ça nous renvoie l'image de l'Homme primitif et brutal qu'on cherche à surpasser depuis des millénaires.
Mais si je me réfère à d'autres exemples, est-ce que ça tient? Combien de fois j'ai entendu "si tu fais ça, j'te bute!" "tu sortiras pas vivant d'ici!" ou autre référence à la mort violente. On peut tout aussi bien parler de cette culture de la mort violente et constater que ça ne facilite pas plus que ça le passage à l'acte de tuer. Il y a des tueurs, mais ils sont toujours un cas rare, exceptionnel.
Le viol est différent puisqu'il ne concerne pas "n'importe qui", mais en grande majorité des agresseurs hommes et des victimes femme, et on dénombre un nombre bien plus élevé de viols que d'homicides. C'est certainement pour ça aussi qu'on fait plus de cas d'un "coup de bite dans le cul" que d'un "je vais te buter". Dans le dernier cas, on n'imagine simplement pas le passage à l'acte.
Cela dit, on n'a encore également que peu de statistiques fiables sur le viol (données "relevées" depuis trop peu de temps, et il est encore trop difficile d'avoir des données fiables, en raison des faits non déclarés, etc.). Si l'auteur a raison, ça veut dire que le nombre de viols a dû exploser depuis ces 20 dernières années. Et on a au mieux des données depuis 10ans peu exploitables. L'assertion qu'une culture du viol se développe n'est pas tellement vérifiable. Je ne dis pas que toutes ces choses n'existent pas, mais qu'on ne sait finalement pas trop si c'était tellement mieux avant, juste moins médiatisé.
Cela dit, elle a parfaitement raison sur de nombreux points. Je pense en particulier à:
-conseiller aux jeunes filles de ne pas [liste] ; mais c'est un cas général, on conseille toujours aux victimes potentielles de se priver de liberté pour éviter de devenir une victime, c'est valable pour tout type d'agression: "évite ce quartier si tu veux pas te faire racketer/tabasser", etc.
et sans doute l'un des plus importants:
-comment des jeunes peuvent devenir adolescent avec un trou aussi béant dans leur perception de la société??