• [^] # Re: Sur l'extension des genres grammaticaux en français

    Posté par . En réponse au journal [Attention, journal bookmark ET féministe] Tiens, prends ça, tu le mérites !. Évalué à 6.

    Autrement dit, sauf à recommander l’abandon pur et simple du genre marqué, on se retrouve de toute manière à rabaisser les femmes.

    Allez, zou: sage-femme. Ca rabaisse parce que ça implique que toutes les femmes ne sont pas sages? Moi, je vois plutôt ça comme le fait que la noble profession qui a trait à l'accouchement est valorisante.
    Verre à moitié vide ou à moitié plein, j'imagine.

    Pour prendre un terme plus récent (enfin, dans l'usage): boulet. Dans le sens crétin, personnage lourd et chiant. On ne dit pas d'une femme qu'elle est une boulette, que je sache.

    Je sais, ce ne sont que quelques contre exemples, quand il existe de nombreux exemples: un con (sexe féminin, ou personnage stupide). Mais c'est juste histoire de montrer que l'on peut voir les choses sous deux angles, et je me demande vraiment en quoi modifier artificiellement une langue qui évolue de toute façon bien loin des académiciens (bah oui, je suis désolé, mais les nouveaux mots vraiment employés ne viennent pas d'eux: bug est accepté par tous, quand ils recommandent bogue -pourtant rien à voir avec l'histoire du bug informatique- idem pour email… j'aime pas trop les anglicismes, mais a un stade, il faut accepter que l'on reprenne des mots anglais, tout comme l'anglais est truffé de français.).

    Changer les moeurs avant de changer le langage me semble plus important, et je ne pense pas que le sens inverse soie plus efficace, sauf peut-être pour masquer les choses.
    Ce que je vois, c'est que même si ça avance lentement, les choses avancent dans le bon sens.