Je suis presque content que ce sujet sois abordé, ça peut donner des idées.
Je pense que beaucoup d'admin sont confrontés à des problèmes similaires mais tous ne sont pas égaux devant les outils et les possibilités.
Déjà, suivant les accords dans l'entreprise et en absence de charte "internet" qui le mentionnerait explicitement, il n'est pas légal de surveiller ou enregistrer le traffic des utilisateurs. Il existe une subtilité: si la surveillance ne permet pas d'identifier la personne.
C'est ce que j'appellerai de la surveillance "technique".
Par exemple je peux très bien m'appercevoir qu'un des ordinateurs du réseau génère un traffic important ou un nombre de requête élevée. Je ne l'identifie pas directement et je ne sais pas qui l'utilise. Disons que c'est un des ordinateurs, le numéro #42 à ce moment précis, mais je ne connais pas son IP ni l'utilisateur. Je peux appliquer une règle qui restreint l'accès à #42. Dans la pratique, oui, il est possible de savoir, à priori, de qui il s'agit (address IP, address MAC, login name…) mais ce n'est pas nécessaire pour régler le problème (et c'est une perte de temps, en plus du coté non "légal").
Suivant mon humeur la restriction peut aller jusqu'à la coupure totale de l'accès Internet. Dans ce cas, en général, dans l'heure qui suit, j'ai un appel d'un utilisateur qui me dit que son Internet "ne marche pas". Le message d'erreur (du proxy Squid, qui ne donne plus accès) me permet donc de savoir, à postériori, de qui il s'agissait. J'ai pris une mesure technique pour protéger le réseau (et les autres utilisateurs) qui a affecté un utilisateur en particulier mais je n'ai pas fait de surveillance active de qui fait quoi. En général je réponds qu'une activité suspecte (hausse de traffic, nombreux hits, sans autre précision) a été détectée sur la machine utilisée et que son accès a été coupé par précaution. Je réactive alors l'accès, la personne toujours au téléphone me confirme que ça "remarche", je vérifie que l'activité "suspecte" a disparue et confirme le rétablissement de la connexion. Après environ 2 fois le comportement "déviant" disparait complètement.
Je précise, tout de même, que nous rappelons régulièrement que l'accès Internet est partagé entre tous et que les abus d'un seul utilisateur peuvent pénaliser l'ensemble de ses collègues et potentiellement la bonne marche de l'entreprise (ça c'est pour avoir l'oreille attentive des managers). Dans les abus, il est cité en exemple, l'ecoute de radio, la visualisation de video, le "streaming" en général etc..
Il y a aussi du filtrage actif de quelques URL et certaines sont débloquées pendant les heures du midi (ex. Facebook),
J'avais testé le ralentissement de bande passante ou des quotas mais parfois ça apporte trop de contraintes. Par ex ralentir l'accès à Facebook au bout d'un certain quota va ralentir tous les sites qui on un bouton "Like" sur leur page.
D'une façon générale, en tant que responsable info, je suis contre toute forme de filtrage mais il y a des abus, et comme dans toute société (au sens large), il faut fixer des limites et des règles. On en arrive donc à, effectivement, activer un filtrage. Je ne peux pas citer tous les exemples mais je peux vous dire qu'on voit des choses assez dramatique. Mais c'est avant tout aux managers de faire leur boulot et si quelqu'un ne fait pas ce pourquoi il est rémunéré de se demander pourquoi et pas à un admin de fournir les logs de connexion ou mettre en place un filtrage généralisé.
Quelqu'un qui écoute la musique toute la journée, qui fait son boulot, et dans la mesure où cela ne gène pas la bonne marche de l'entreprise ou ses collègues, devrait pouvoir continuer, même si ce n'est pas l'avis de certains.
[^] # Re: MDR
Posté par Julien L. . En réponse au journal courrier papier et filtrage d'internet. Évalué à 7.
Je suis presque content que ce sujet sois abordé, ça peut donner des idées.
Je pense que beaucoup d'admin sont confrontés à des problèmes similaires mais tous ne sont pas égaux devant les outils et les possibilités.
Déjà, suivant les accords dans l'entreprise et en absence de charte "internet" qui le mentionnerait explicitement, il n'est pas légal de surveiller ou enregistrer le traffic des utilisateurs. Il existe une subtilité: si la surveillance ne permet pas d'identifier la personne.
C'est ce que j'appellerai de la surveillance "technique".
Par exemple je peux très bien m'appercevoir qu'un des ordinateurs du réseau génère un traffic important ou un nombre de requête élevée. Je ne l'identifie pas directement et je ne sais pas qui l'utilise. Disons que c'est un des ordinateurs, le numéro #42 à ce moment précis, mais je ne connais pas son IP ni l'utilisateur. Je peux appliquer une règle qui restreint l'accès à #42. Dans la pratique, oui, il est possible de savoir, à priori, de qui il s'agit (address IP, address MAC, login name…) mais ce n'est pas nécessaire pour régler le problème (et c'est une perte de temps, en plus du coté non "légal").
Suivant mon humeur la restriction peut aller jusqu'à la coupure totale de l'accès Internet. Dans ce cas, en général, dans l'heure qui suit, j'ai un appel d'un utilisateur qui me dit que son Internet "ne marche pas". Le message d'erreur (du proxy Squid, qui ne donne plus accès) me permet donc de savoir, à postériori, de qui il s'agissait. J'ai pris une mesure technique pour protéger le réseau (et les autres utilisateurs) qui a affecté un utilisateur en particulier mais je n'ai pas fait de surveillance active de qui fait quoi. En général je réponds qu'une activité suspecte (hausse de traffic, nombreux hits, sans autre précision) a été détectée sur la machine utilisée et que son accès a été coupé par précaution. Je réactive alors l'accès, la personne toujours au téléphone me confirme que ça "remarche", je vérifie que l'activité "suspecte" a disparue et confirme le rétablissement de la connexion. Après environ 2 fois le comportement "déviant" disparait complètement.
Je précise, tout de même, que nous rappelons régulièrement que l'accès Internet est partagé entre tous et que les abus d'un seul utilisateur peuvent pénaliser l'ensemble de ses collègues et potentiellement la bonne marche de l'entreprise (ça c'est pour avoir l'oreille attentive des managers). Dans les abus, il est cité en exemple, l'ecoute de radio, la visualisation de video, le "streaming" en général etc..
Il y a aussi du filtrage actif de quelques URL et certaines sont débloquées pendant les heures du midi (ex. Facebook),
J'avais testé le ralentissement de bande passante ou des quotas mais parfois ça apporte trop de contraintes. Par ex ralentir l'accès à Facebook au bout d'un certain quota va ralentir tous les sites qui on un bouton "Like" sur leur page.
D'une façon générale, en tant que responsable info, je suis contre toute forme de filtrage mais il y a des abus, et comme dans toute société (au sens large), il faut fixer des limites et des règles. On en arrive donc à, effectivement, activer un filtrage. Je ne peux pas citer tous les exemples mais je peux vous dire qu'on voit des choses assez dramatique. Mais c'est avant tout aux managers de faire leur boulot et si quelqu'un ne fait pas ce pourquoi il est rémunéré de se demander pourquoi et pas à un admin de fournir les logs de connexion ou mettre en place un filtrage généralisé.
Quelqu'un qui écoute la musique toute la journée, qui fait son boulot, et dans la mesure où cela ne gène pas la bonne marche de l'entreprise ou ses collègues, devrait pouvoir continuer, même si ce n'est pas l'avis de certains.