• [^] # Re: Ah le populisme...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal L'indigné bronsonisé. Évalué à 1.

    C'est bien ça la question au final : qui doit payer les pots cassés ? Les gens ? les riches qui ont prêtés ? Ceux qui ont profité du système ? Savoir qui doit payer, c'est une question éthique assez délicate il me semble, on ne peut pas l'évacuer comme ça, en faisant référence « au bon sens ».

    Cela semble logique, c'est l'État grec et du coup sa population (l'État n'étant que l'entité qui la représente et gère son espace, économie, etc.). Je ne vois même pas pourquoi tu laisses la possibilité que les riches payent les pots cassés, ils ont prêtés l'argent et cela doit revenir sinon c'est du vol.
    C'est comme quand tu demandes un prêt à la banque, si tu ne rembourses pas elle va chercher les sous où elle peut chez toi. Et quand tu prêtes de l'argent à quelqu'un, cela te semble normal qu'au bout d'un moment il te dise « désolé mais ton fric tu peux faire une croix dessus » ? Non… un prêt est un prêt et nécessite le retour au prêteur sinon c'est un don. Si cette condition te semble insupportable il suffit de ne pas demander de prêt pour ne pas à subir les conséquences. Et c'est très malhonnête de changer les termes de contrat en cours si finalement tu ne t'engages plus à rendre cet argent.

    J'aime beaucoup ce genre de phrase. Donc, tous les grecs ont profités comme des vilains, évidemment. L'europe leur à même fait des fleurs, trop gentille… À trop globaliser, le discours ne veut plus rien dire, et pire : il stigmatise une population (les grecs). C'est précisément ce comportement qui mène aux régimes totalitaires, mais bon passons, le capitalisme n'est pas à ça près.

    Une grande partie de la population grecque a profité de cet argent que ce soit directement ou indirectement. Le taux de fonctionnaire dans ce pays était ahurissant (et un fonctionnaire cela coût de l'argent et n'est souvent pas un investissement), de mêmes que nombre d'avantages intéressants étaient dispensées aux grecques comme le système de santé ou des avantages sociaux souvent indûment touchés mais l'État ne semblait pas pressé pour récupérer la somme.
    Bref, ils ne sont pas tous coupables et n'ont pas tous profité de la situation (on pourra juste dire qu'ils ont élu des personnes ou des discours pas du tout profitables sur le long terme) mais ils doivent malgré tout payer les conséquences.
    En tout cas c'est amusant que tu personnifies un système économique qui est le capitalisme alors qu'en soit il n'est en rien responsable de ce que tu décris (en quoi le capitalisme stigmatise une population et pousse vers des systèmes totalitaires ? Sérieusement).

    Et t'en fais pas, je ne pense pas que la France soit dans une situation confortable et loin de toute critique par exemple. Les grecs ne sont pas les seuls concernés.

    D'ailleurs dans un autre pays l'Europe si magnanime s'est pris une claque dans la figure… vraiment, les gens sont ingrats face à cette europe si magnanime…

    Renier l'effort considérable que l'UE a fourni dans ce dossier serait vraiment être ingrat, oui. Quand tu vois les sommes extraordinaires qu'elle sort pour tenter de sauver un pays, les obligations qu'elle demande à certains de renoncer à retrouver l'argent prêté ce n'est pas rien tout de même. L'Union a failli sombrer à cause de la Grèce et de ses mensonges sur son état économique.
    Oui elle ne fait pas ça uniquement par bonté de cœur mais aussi pour sauver sa propre peau, cela n'enlève rien que les risques pris ont été élevés et que demander plus n'est pas vraiment réaliste.