Il y aurait tellement à dire sur cette bataille autour de la PI. Je ne pense pas que ce soit un facteur de croissance, c'est surtout un très bon moyen de s'assurer des monopoles locaux, et/ou d'empêcher un concurrent d'agir. On le voit avec Mittal (qui a récupéré tous les brevets d'Arcelor et qui a un monopole mondial sur la production d'acier), avec Alcatel-Lucent (où tous les brevets ont été mis en caution d'un prêt récent), pour le Thé Éléphant (où les salariés voudraient reprendre la marque à Lipton vu qu'elle est uniquement diffusée en France, mais Lipton refuse) et il y a des exemples comme ça toutes les semaines. À côté, les tribulations des industries du divertissement, c'est presque anecdotique.
À partir de là, on n'a pas 50 solutions : soit on rentre dans ce jeu mortifère, avec un gros retard sur les US, et du coup, on va étendre encore la PI dans sa nature (brevet logiciel, brevet sur le vivant) ou dans la durée (on passe de 70 à 95 ans pour le droit d'auteur) ; soit on arrête les frais et on réduit la portée de la PI. Historiquement, cette seconde solution a permis à des pays de s'en sortir et de produire tout ce dont ils avaient besoin. Certes ça ne plaisaient pas aux autres mais bon, personnellement, les ayant-droit, je m'en fous. Et il ne faut pas me dire que si on enlève la PI, on va tuer l'innovation. Les logiciels libres montrent clairement que ce n'est pas le cas et qu'il existe un modèle très concret de développement alternatif.
[^] # Re: Mauvaise solution
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal TPB AFK. Évalué à 6.
Il y aurait tellement à dire sur cette bataille autour de la PI. Je ne pense pas que ce soit un facteur de croissance, c'est surtout un très bon moyen de s'assurer des monopoles locaux, et/ou d'empêcher un concurrent d'agir. On le voit avec Mittal (qui a récupéré tous les brevets d'Arcelor et qui a un monopole mondial sur la production d'acier), avec Alcatel-Lucent (où tous les brevets ont été mis en caution d'un prêt récent), pour le Thé Éléphant (où les salariés voudraient reprendre la marque à Lipton vu qu'elle est uniquement diffusée en France, mais Lipton refuse) et il y a des exemples comme ça toutes les semaines. À côté, les tribulations des industries du divertissement, c'est presque anecdotique.
À partir de là, on n'a pas 50 solutions : soit on rentre dans ce jeu mortifère, avec un gros retard sur les US, et du coup, on va étendre encore la PI dans sa nature (brevet logiciel, brevet sur le vivant) ou dans la durée (on passe de 70 à 95 ans pour le droit d'auteur) ; soit on arrête les frais et on réduit la portée de la PI. Historiquement, cette seconde solution a permis à des pays de s'en sortir et de produire tout ce dont ils avaient besoin. Certes ça ne plaisaient pas aux autres mais bon, personnellement, les ayant-droit, je m'en fous. Et il ne faut pas me dire que si on enlève la PI, on va tuer l'innovation. Les logiciels libres montrent clairement que ce n'est pas le cas et qu'il existe un modèle très concret de développement alternatif.