• [^] # Re: bug mental

    Posté par . En réponse au journal Un DCVS pour des documents 'binaires' ?. Évalué à 10.

    La solution, c'est de prendre son courage à deux mains et d'utiliser un format prévu pour la gestion de version.

    Tu as probablement raté ce passage de la discussion :

    Comme je l'ai précisé je travaille en inter-entreprise, je ne suis pas du tout en position de changer le format de fichier utilisé.

    Ce n’est donc pas une question de courage, sauf si tu proposes à l’auteur de pousser une bonne gueulante pour tenter de convaincre ses interlocuteurs — auquel cas à mon avis ce n’est pas de courage qu’il aura besoin, mais d’une promesse d’embauche dans une autre boîte…

    Par ailleurs :

    Dans les boites où j'ai été, j'ai toujours vu:

    les développeurs faire du html ou un format wiki.
    les rédacteurs techniques faire du docbook ou dita.
    les chercheurs faire du latex.
    les commerciaux et les manageurs utiliser un traitement de texte.

    Petite devinette: qui produit des documents immondes, passe son temps à fusionner ligne à ligne et se plaint de perdre des versions?

    Tous ceux qui ne savent pas utiliser leurs logiciels, quels qu’ils soient.

    Encore une fois, il est tout-à-fait possible de travailler efficacement avec un traitement de texte (que ce soit MSO Word ou LO Writer). La séparation du fond de la forme, la génération de documents esthétiquement corrects, la possibilité de gérer différentes versions et de suivre les modifications ne sont pas l’apanage des solutions à base de LaTeX, DocBook ou autres markdown ou assimilés.

    La différence est que les utilisateurs de LaTeX/DocBook/etc. ont nécessairement appris à se servir de leurs outils (parce que ces outils sont inutilisables sans un minimum (?) d’apprentissage), alors que la plupart des utilisateurs de traitement de texte pensent que ce n’est pas la peine.

    Tant que ces utilisateurs ne comprendront pas que pour être efficaces ils doivent apprendre à utiliser leur logiciel (même s’il semble très intuitif) au même titre qu’un ouvrier doit apprendre à utiliser sa machine, toute solution technique est vouée à l’échec.