« La multiplication d’acteurs spécialisés de petite taille fragilise la filière, estime Fleur Pellerin. Il y a un besoin urgent de mutualisation pour faire émerger des entreprises de grande taille. »
Ne croirait-on pas à une fable. En tous cas, si cette dame a raison, il va me falloir retravailler sérieusement mes maigres connaissances en économie et logiciels libres.
Donc les acteurs de grandes tailles seraient plus résistants. De la même manière qu'un réseau centralisé résiste mieux aux attaques ? Ou encore à la manière de ces conglomérats baroques qui s'écroulent régulièrement, telles des châteaux de sables, l'ores des crises économiques ? On m'avait laissé croire que c'était la structure du tissu économique qui jouait un rôle prépondérant dans la résistance à ces dernières. Ainsi, au tournant du XIXème siècle, la Flandre pauvre avec ses micro entreprises aurait-elle bien mieux résisté à la crise que la Wallonie et ses mastodontes industriels ; d'où l'inversion des situations économiques, par rapport à alors, de ces deux régions. Plus proche de nous, certains comparent une Allemagne forte d'un tissu économique composé de légions de petites entreprises à la France et ses géants. Est-il besoin d'en rajouter ? Quoique je puisse me tromper, quelques arguments et exemples concrets pourraient bien être nécessaire pour me faire changer d'avis sur ce sujet.
Deuxième point : il y aurait un besoin de mutualisation urgent. Est-ce que son éminence a bien considéré qu'il s'agit de logiciel libre ? Libre donc mutualisé, non ?
Ah, on me souffle que la nécessité de mutualisation serait plutôt liée aux aberrations de la législation locale : les multinationales seraient largement avantagées par un système de tracasseries injustes, et autres taxations factuellement dégressives pour les plus imposants. Serait-ce donc les entreprises qu'il faudra changer ? Ou bien une réforme de l'État français ne serait-elle pas bien plus préconisée ?
En conclusion, il semble impossible de ne pas souligner que des déclarations d'amour enflammées servies généreusement par des ministres, beaucoup d'oreilles en ont reçues. Mais n'y aurait-t-il pas loin de la coupe aux lèvres ? Ne faudrait-il pas juger aux actes : distributions d'iMachins (malgré le RGI et la circulaire du premier ministre), brevet unitaire,…
« Ça montre une incompréhension fondamentale de la façon dont nous travaillons ».
« C’est tout simplement affligeant. Cela dénote une nouvelle fois l’asservissement des administrations par les logiciels privatifs et leur incompréhension des solutions informatiques dites libres. Technologiquement, c’est injustifié et c’est injustifiable en matière de dépense de fonds publics. »
Le pire : il se pourrait bien qu'il ne s'agisse nullement d'un problème de compréhension ou d'individus ; plutôt ce serait systémique. La société porte au pouvoir des individus brillants mais portés sur la prévarication. Des guides, mais avançant sagement dans la direction qui les favorise eux-même. Le vrai problème consiste donc à mettre en place des moyens — politiques — de faire avancer ces étalons de concert pour nous tracter nous autres qui leur sommes inférieurs ; plutôt que de les laisser devenir des prédateurs ou déprédateurs.
À ce titre, la GPL est exemplaire dans son effort : elle impose à celui qui en profite d'en laisser profiter les autres et aboutit à ce que les nains tous unis bâtissent des édifices de géants. Mais, pour l'affaire US, bien d'autres licences libres auraient convenus. Les contributeurs à la campagne de B. Obama n'auraient-il accepté de travailler que sur du code sous une licence telle qu'une BSD ou autre GPL, le problème ne se poserait pas. Les affres du renoncement à l'intégr (削除) ité (削除ここまで) isme…
Un bien triste tableau que nous brosse là la revue de presse en somme. On ne peut que souhaiter à madame notre ministre d'être celle qui aura fait taire toutes ces craintes. Qui sait si dans quelques années les gens ne riront pas d'un tel pessimisme : « mais non ce n'était pas un requin prédateur, mais bien un paisible géant ayant porté la France de l'avant. »
# Commentaire complet
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Revue de presse de l'April pour la semaine 4 de l'année 2013. Évalué à 10. Dernière modification le 29 janvier 2013 à 08:42.
Prédateurs ou paisibles leaders ?
Le grand requin (pèlerin) qui souhaite voir émerger de grands acteurs du logiciel libre… La raison invoquée, si l'on en croit l'article :
Ne croirait-on pas à une fable. En tous cas, si cette dame a raison, il va me falloir retravailler sérieusement mes maigres connaissances en économie et logiciels libres.
Donc les acteurs de grandes tailles seraient plus résistants. De la même manière qu'un réseau centralisé résiste mieux aux attaques ? Ou encore à la manière de ces conglomérats baroques qui s'écroulent régulièrement, telles des châteaux de sables, l'ores des crises économiques ? On m'avait laissé croire que c'était la structure du tissu économique qui jouait un rôle prépondérant dans la résistance à ces dernières. Ainsi, au tournant du XIXème siècle, la Flandre pauvre avec ses micro entreprises aurait-elle bien mieux résisté à la crise que la Wallonie et ses mastodontes industriels ; d'où l'inversion des situations économiques, par rapport à alors, de ces deux régions. Plus proche de nous, certains comparent une Allemagne forte d'un tissu économique composé de légions de petites entreprises à la France et ses géants. Est-il besoin d'en rajouter ? Quoique je puisse me tromper, quelques arguments et exemples concrets pourraient bien être nécessaire pour me faire changer d'avis sur ce sujet.
Deuxième point : il y aurait un besoin de mutualisation urgent. Est-ce que son éminence a bien considéré qu'il s'agit de logiciel libre ? Libre donc mutualisé, non ?
Ah, on me souffle que la nécessité de mutualisation serait plutôt liée aux aberrations de la législation locale : les multinationales seraient largement avantagées par un système de tracasseries injustes, et autres taxations factuellement dégressives pour les plus imposants. Serait-ce donc les entreprises qu'il faudra changer ? Ou bien une réforme de l'État français ne serait-elle pas bien plus préconisée ?
En conclusion, il semble impossible de ne pas souligner que des déclarations d'amour enflammées servies généreusement par des ministres, beaucoup d'oreilles en ont reçues. Mais n'y aurait-t-il pas loin de la coupe aux lèvres ? Ne faudrait-il pas juger aux actes : distributions d'iMachins (malgré le RGI et la circulaire du premier ministre), brevet unitaire,…
Cela semble bien montrer que si les politiciens, ne sont pas les derniers à apprécier les services rendus par le libre, ils paraissent bien loin d'en appréhender la philosophie. Que ce soit ici, ou outre atlantique, au sud du nord,, comme au nord du nord. Eh oui, messieurs et mes dames, la liberté a ceci d'affligeant qu'elle est celle de tous. Non ; les développeurs de logiciel libre ne travaillent pas uniquement pour votre bien, mais pour le bien commun. C'est accessoirement l'attitude qu'attendent de vous vos concitoyens ! Quelle misère intellectuelle relevée dans ces articles de la revue de presse. On ne peut guère l'exprimer mieux que les premières victimes de ces hérésies :
Le pire : il se pourrait bien qu'il ne s'agisse nullement d'un problème de compréhension ou d'individus ; plutôt ce serait systémique. La société porte au pouvoir des individus brillants mais portés sur la prévarication. Des guides, mais avançant sagement dans la direction qui les favorise eux-même. Le vrai problème consiste donc à mettre en place des moyens — politiques — de faire avancer ces étalons de concert pour nous tracter nous autres qui leur sommes inférieurs ; plutôt que de les laisser devenir des prédateurs ou déprédateurs.
À ce titre, la GPL est exemplaire dans son effort : elle impose à celui qui en profite d'en laisser profiter les autres et aboutit à ce que les nains tous unis bâtissent des édifices de géants. Mais, pour l'affaire US, bien d'autres licences libres auraient convenus. Les contributeurs à la campagne de B. Obama n'auraient-il accepté de travailler que sur du code sous une licence telle qu'une BSD ou autre GPL, le problème ne se poserait pas. Les affres du renoncement à l'intégr
(削除) ité (削除ここまで)isme…Quoiqu'il en soit, tout ce qui précède est vraisemblablement du plus mauvais augure pour la suite. Puisse nos élites accéder aux requètes des personnes éclairées, quant au futur de l'enseignement informatique. Et ceci par opposition à se laisser attirer benoîtement par les sirènes de groupes de pression particulièrement immoraux (suivez mon regard en direction de ces firmes-dont-il-ne-faut-pas-écrire-le-nom).
Un bien triste tableau que nous brosse là la revue de presse en somme. On ne peut que souhaiter à madame notre ministre d'être celle qui aura fait taire toutes ces craintes. Qui sait si dans quelques années les gens ne riront pas d'un tel pessimisme : « mais non ce n'était pas un requin prédateur, mais bien un paisible géant ayant porté la France de l'avant. »
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace