C'est dingue à quel point l'avenir n'est pas prévisible. Il y a 10 ans, quand on se posait des questions sur l'avenir du libre, on était vraiment dans l'optique du bug #1 d'Ubuntu : Microsoft Windows possède une hégémonie sur les systèmes d'exploitation, le libre doit décoller sur le bureau, etc.
10 ans après, le libre a enregistré des succès incroyables, mais pas où on s'attendait. Le marché des serveurs/routeurs est toujours très majoritairement libre, et c'est super. Les PC sont toujours Windows, rien n'a changé, Ubuntu a eu tendance à bouffer les parts de marché des autres distributions, mais pas celles de Windows. Les licences libres ont un succès incroyable, avec l'essort de Wikipédia et des publications scientifiques sous Creative Commons. Nos maisons et nos poches sont maintenant truffées de gadjets technologiques (box ADSL, téléphones, tablettes, et bientôt électroménager, appareils photo…) dont la plupart font tourner des noyaux Linux. Et on le voit encore ici, les parts de marché des logiciels libres sur plein de plateformes ont tendance à augmenter.
Il est donc indéniable que les logiciels libres sont en train de gagner une bataille, mais étrangement, malgré la protection de la licence, la liberté des utilisateurs n'a absolument pas progressé. Il n'y a rien de plus fermé qu'une TrucBox ou qu'un smartphone Android ; les navigateurs internets sont basés sur des briques libres, mais l'utilisateur ne peut pas les modifier, les étudier, ni les recompiler. Il y a très très peu de logiciels libres dans les "stores" (non svp, ne parlez pas d'Fdroid :-) ), et le pire de tout, le logiciel n'a jamais été aussi lié au matériel. La durée de vie des appareils est tellement courte que le concept même de mise à jour disparait ; les plateformes sont tellement diverses qu'il est impossible de fournir des binaires universels.
Je me demande si on n'a pas été naïfs de croire qu'une licence, un simple texte juridique, pouvait être assez puissante pour imposer un modèle alternatif aux distributeurs et aux fabriquants.
# À moitié plein ou à moitié vide?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Opera Ice, nouveau brouteur à l'interface innovante, avec du Webkit dedans. Évalué à 10.
C'est dingue à quel point l'avenir n'est pas prévisible. Il y a 10 ans, quand on se posait des questions sur l'avenir du libre, on était vraiment dans l'optique du bug #1 d'Ubuntu : Microsoft Windows possède une hégémonie sur les systèmes d'exploitation, le libre doit décoller sur le bureau, etc.
10 ans après, le libre a enregistré des succès incroyables, mais pas où on s'attendait. Le marché des serveurs/routeurs est toujours très majoritairement libre, et c'est super. Les PC sont toujours Windows, rien n'a changé, Ubuntu a eu tendance à bouffer les parts de marché des autres distributions, mais pas celles de Windows. Les licences libres ont un succès incroyable, avec l'essort de Wikipédia et des publications scientifiques sous Creative Commons. Nos maisons et nos poches sont maintenant truffées de gadjets technologiques (box ADSL, téléphones, tablettes, et bientôt électroménager, appareils photo…) dont la plupart font tourner des noyaux Linux. Et on le voit encore ici, les parts de marché des logiciels libres sur plein de plateformes ont tendance à augmenter.
Il est donc indéniable que les logiciels libres sont en train de gagner une bataille, mais étrangement, malgré la protection de la licence, la liberté des utilisateurs n'a absolument pas progressé. Il n'y a rien de plus fermé qu'une TrucBox ou qu'un smartphone Android ; les navigateurs internets sont basés sur des briques libres, mais l'utilisateur ne peut pas les modifier, les étudier, ni les recompiler. Il y a très très peu de logiciels libres dans les "stores" (non svp, ne parlez pas d'Fdroid :-) ), et le pire de tout, le logiciel n'a jamais été aussi lié au matériel. La durée de vie des appareils est tellement courte que le concept même de mise à jour disparait ; les plateformes sont tellement diverses qu'il est impossible de fournir des binaires universels.
Je me demande si on n'a pas été naïfs de croire qu'une licence, un simple texte juridique, pouvait être assez puissante pour imposer un modèle alternatif aux distributeurs et aux fabriquants.