• [^] # Re: Flexisécurité et SSII de merde

    Posté par . En réponse au journal Le CDI doit disparaître. Évalué à 2. Dernière modification le 07 janvier 2013 à 14:18.

    On y arrive enfin, salauds de patrons, théorie du complot, injustice, copinage et pression sociale.
    Les méchants patrons qui acceptent de gagner moins d'argent pour pouvoir broyer encore plus de l'employé.
    Au risque de briser ton élan révolutionnaire camarade, ce n'est pas du tout ce qui se passe.

    Au risque de te surprendre, ce n'est pas du tout ma vision des choses, et je n'ai pas hésité à prendre cher pour exprimer mon point de vue à l'égard de la chose.

    Sauf que les boites (comprendre les actionnaires) ne veulent pas embaucher. Et du coup on ne prend pas des employés, on se fait asister par des prestataires dans le cadre d'une mission. Et en cas de soucis/crise/évolution des besoins etc. on fout tous les prestas à la porte et on repart sur autre chose. Autre chose que l'on peut faire avec les prestas : négocier le cout à la baisse.

    Tu confirmes exactement ce que j'en ai dit : cette précarisation est volontaire, et sert les intérêts de certains. Le coup de demander à des employés internes de passer indépendants, je l'ai vécu aussi, c'était tout bénéf pour l'entreprise, faisant croire au salarié que ça allait être le nirvana pour lui, qu'il allait être son propre patron surpayé… Bref…

    Bref et contrairement à ce que tu as l'air de penser au final le prestataire coute moins cher que l'employé. Il coute beaucoup plus cher quand tout va bien (mais on s'en fout puisque tout va bien) et il coute nettement moins cher (jusqu'à 0) quand ca tourne mal.

    Ce qui était déjà le cas avant, quand il était en CDI. Quand ça allait mal, on procédait à des licenciements, et les gens trouvaient un travail ailleurs. Et comme cette main d'œuvre revenait moins cher, ben il y avait bien moins de raisons pour que tout aille mal.

    Depuis que tout cela a été précarisé, externalisé, délocalisé, les entreprises se brident elle-même (main d'œuvre externe plus onéreuse, moins efficace, moins intéressée), voire se tuent à petit feu, et ne vont même pas mieux. Il va falloir combien de temps pour que le système admette que cette dérive favorisant la précarité est un désastre ? On peut logiquement supposer qu'elle va perdurer jusqu'à ce que les dinosaures de la finance y perdent des plumes comparativement à avant, sauf si d'ici-là, des politiques courageux et non soumis changent enfin les choses.