Posté par Anonyme .
En réponse au journal Le CDI doit disparaître.
Évalué à 0.
Dernière modification le 04 janvier 2013 à 23:25.
Raisonnement :
Plutôt que de rémunérer un employé en interne à un salaire S, et à éventuellement devoir assumer les coûts d'un licenciement L, une entreprise préfère passer par une entreprise tierce, qui lui facture l'employé S' = n⋅S+L, avec n>>1 (pour ne pas dire très supérieur à 1), tandis que l'employé est rémunéré S" = S-p, avec p la quote-part restante des coûts de fonctionnement de l'entreprise tierce qui embauche l'employé en son nom.
Dans tous les cas, S" < S < S', et donc bien que revenant plus cher à l'entreprise cliente, l'employé est moins bien rémunéré.
La SSII justifie son prélèvement p+(n−1)⋅S+L au motif qu'elle rendrait service à l'entreprise cliente en lui offrant la flexibilité, et à l'employé, en lui trouvant des contrats de mission et en assurant la flexi-sécurité.
Sauf que voilà, en réalité la SSII n'apporte strictement rien, elle s'est insérée dans la relation contractuelle, l'a précarisée et en prélève une somme non négligeable pour pouvoir fonctionner. La flexisécurité qu'elle apporterait à l'employé n'est que la conséquence nécessaire à la précarisation apportée par la flexibilité qu'elle offre à l'entreprise cliente.
Si l'on retire la SSII du jeu, le coût de l'emploi diminue des frais de fonctionnement de la SSI, et l'emploi n'est plus précarisé.
[^] # Re: Flexisécurité et SSII de merde
Posté par Anonyme . En réponse au journal Le CDI doit disparaître. Évalué à 0. Dernière modification le 04 janvier 2013 à 23:25.
Raisonnement :
Plutôt que de rémunérer un employé en interne à un salaire S, et à éventuellement devoir assumer les coûts d'un licenciement L, une entreprise préfère passer par une entreprise tierce, qui lui facture l'employé S' = n⋅S+L, avec n>>1 (pour ne pas dire très supérieur à 1), tandis que l'employé est rémunéré S" = S-p, avec p la quote-part restante des coûts de fonctionnement de l'entreprise tierce qui embauche l'employé en son nom.
Dans tous les cas, S" < S < S', et donc bien que revenant plus cher à l'entreprise cliente, l'employé est moins bien rémunéré.
La SSII justifie son prélèvement p+(n−1)⋅S+L au motif qu'elle rendrait service à l'entreprise cliente en lui offrant la flexibilité, et à l'employé, en lui trouvant des contrats de mission et en assurant la flexi-sécurité.
Sauf que voilà, en réalité la SSII n'apporte strictement rien, elle s'est insérée dans la relation contractuelle, l'a précarisée et en prélève une somme non négligeable pour pouvoir fonctionner. La flexisécurité qu'elle apporterait à l'employé n'est que la conséquence nécessaire à la précarisation apportée par la flexibilité qu'elle offre à l'entreprise cliente.
Si l'on retire la SSII du jeu, le coût de l'emploi diminue des frais de fonctionnement de la SSI, et l'emploi n'est plus précarisé.