Un minaret n'a jamais ete une question de bruit en Suisse, aucun d'entre n'emet de bruit et n'en a jamais emis.
Effectivement, et c'est bien pour cela que je réponds à Zenitram que ce réferendum n'était pas un problème de bruit.
Quand a symbole politique, un symbole politique pour qui ? Uniquement pour les extremistes de droite en Suisse. Pour les musulmans c'est principalement un element architectural et rien de politique.
Je vais citer une phrase de Wikipédia parce qu'elle n'est pas trop- liffère : « Son but est aussi politique : il a pour vocation, par sa visibilité dans la cité et au-delà de la cité, de proclamer l'appel à la prière et l'humilité de l'être humain devant Dieu. ».
Alors il faut revenir à ce que signifie Politique. La Politique a trait à la vie de la cité et aux rapports entre les citoyens. Le minaret organise et oriente la vie de la cité et du citoyen, le minaret lui donne un sens.
On pourrait se permettre la comparaison avec le clocher chrétien : le clocher sonne les heures de prières (offices, angélus), rythme la journée (heures) et donc le travail, reflète la vie sociale de la cité (mariages, baptêmes (naissances), enterrements), ainsi que les drames (épidémies, guerres). C'est exactement ça la politique, la politique ce n'est pas d'abord des disputes de parti en se demandant si on est de droite ou de gauche, ou démocrate ou conservateur, ni en trollant sur la lutte des classes ou le droit de porter des armes, la politique c'est d'abord la vie de la Cité !
Un minaret ressemble assez bien au clocher dans sa fonction. Sans même parler des appels à la prière, il indique au peuple qui voit le minaret qu'il appartient à une divinité (bien précise) et que chaque personne, sa vie et sa prière est ordonnée au service de cette divinité. Et c'est d'abord vrai pour le musulman.
On appelle parfois la cathédrale de Chartres le « phare de la Beauce », et qu'est ce que signifie le mot minaret ? il veut dire phare.
Ensuite, comme le rapporte très bien Wikipédia : « Son but est de fournir un point élevé au muezzin pour les 5 appels à la prière ». Alors on peut faire des minarets silencieux, ce serait comme un clocher sans cloche, ça cloche (si je puis me permettre) ! Un minaret silencieux, c'est comme un phare sans lumière, il est désaffecté mais on sait à quoi ça sert, et son sens n'est pas altéré. Le phare, même désaffecté, est interprété comme l'outil qui guide le marin et qui le sauve. Le minaret, même silencieux, est l'outil qui dirige l'homme vers la divinité musulmane et lui rappelle le sens de sa vie.
Il faut savoir que dans la religion musulmane, il n'y a pas de non -musulman, il n'y a que des incroyants (ils ne savent pas qu'ils sont musulmans). Si on veut être stricte, on ne se convertit pas à l'Islam, on reconnaît son erreur. Dans l'Islam, tout le monde est musulman, mais certains ne veulent pas l'admettre. Hors un minaret appelle tout homme à la divinité, parce qu'il est musulman. Pour une autorité politique, accepter un minaret dans sa ville, c'est accepter que tous les citoyens de sa ville puissent être considérés et reconnus comme musulmans par celui qui en a l'intention. Pour un musulman, celui qui accepte un minaret accepte d'être musulman. Islam signifie soumission. Accepter un minaret signifie accepter la soumission, et donc l'Islam.
Ce qui distingue le clocher du minaret, c'est que lorsqu'un clocher a un rôle purement politique et sans rapport avec la foi (annoncer une guerre), c'est l'état qui emploie le clocher. Quand un seigneur médiéval faisait sonner le tocsin, c'était en utilisant un outil chrétien, mais ce n'était pas un usage chrétien. C'est ici que s'arrête la comparaison. Une bonne part de l'aspect politique du clocher peut être enlevé au clocher sans le dénaturer. Certains outils chrétiens sont ou ont été utilisés politiquement parce que c'était pratique ou par connivence (je pense par exemple à l'incapacité d'appréhender un fuyard dans une église, par exemple), mais cette politique peut changer sans changer la foi. Il n'en va pas de même pour le minaret, mais c'est du à la nature même de l'Islam qui ne peut séparer la politique et la foi et ne peut donc les distinguer dans ses outils.
Pour les musulmans c'est principalement un element architectural et rien de politique.
Avec ce que j'ai dit il y a déjà suffisamment d'éléments pour réfuter cet proposition, mais pour préciser, l'Islam n'est pas qu'une foi, mais aussi une loi (avec une jurisprudence etc.), une langue et un système politique. L'idée d'un équivalent de la très française séparation de l'Église et de l'État n'a pas de sens et ne peut être transposé à l'Islam. Dans le Christianisme, on peut séparer l'Église et l'État : pour cela il faut que certaines personnes renient leurs intérêts propres. Dans l'Islam, cela ne peut se faire qu'en reniant l'Islam.
Ne voir dans un minaret qu'un élément architectural en écartant volontairement l'aspect politique ne peut être qu'une pensée occidentale, c'est même une pensée chrétienne.
Un minaret, même silencieux, signifie à tous ceux qui le voient qu'ils sont soumis (Islam) à Dieu, celui dont on récite la parole (Coran), par la loi (Charia). Ce n'est pas tout à fait le sens de la Constitution de la Suisse.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: gandhi
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Discours de Nasser en 1953.. Évalué à 6.
Effectivement, et c'est bien pour cela que je réponds à Zenitram que ce réferendum n'était pas un problème de bruit.
Je vais citer une phrase de Wikipédia parce qu'elle n'est pas trop- liffère : « Son but est aussi politique : il a pour vocation, par sa visibilité dans la cité et au-delà de la cité, de proclamer l'appel à la prière et l'humilité de l'être humain devant Dieu. ».
Alors il faut revenir à ce que signifie Politique. La Politique a trait à la vie de la cité et aux rapports entre les citoyens. Le minaret organise et oriente la vie de la cité et du citoyen, le minaret lui donne un sens.
On pourrait se permettre la comparaison avec le clocher chrétien : le clocher sonne les heures de prières (offices, angélus), rythme la journée (heures) et donc le travail, reflète la vie sociale de la cité (mariages, baptêmes (naissances), enterrements), ainsi que les drames (épidémies, guerres). C'est exactement ça la politique, la politique ce n'est pas d'abord des disputes de parti en se demandant si on est de droite ou de gauche, ou démocrate ou conservateur, ni en trollant sur la lutte des classes ou le droit de porter des armes, la politique c'est d'abord la vie de la Cité !
Un minaret ressemble assez bien au clocher dans sa fonction. Sans même parler des appels à la prière, il indique au peuple qui voit le minaret qu'il appartient à une divinité (bien précise) et que chaque personne, sa vie et sa prière est ordonnée au service de cette divinité. Et c'est d'abord vrai pour le musulman.
On appelle parfois la cathédrale de Chartres le « phare de la Beauce », et qu'est ce que signifie le mot minaret ? il veut dire phare.
Ensuite, comme le rapporte très bien Wikipédia : « Son but est de fournir un point élevé au muezzin pour les 5 appels à la prière ». Alors on peut faire des minarets silencieux, ce serait comme un clocher sans cloche, ça cloche (si je puis me permettre) ! Un minaret silencieux, c'est comme un phare sans lumière, il est désaffecté mais on sait à quoi ça sert, et son sens n'est pas altéré. Le phare, même désaffecté, est interprété comme l'outil qui guide le marin et qui le sauve. Le minaret, même silencieux, est l'outil qui dirige l'homme vers la divinité musulmane et lui rappelle le sens de sa vie.
Il faut savoir que dans la religion musulmane, il n'y a pas de non -musulman, il n'y a que des incroyants (ils ne savent pas qu'ils sont musulmans). Si on veut être stricte, on ne se convertit pas à l'Islam, on reconnaît son erreur. Dans l'Islam, tout le monde est musulman, mais certains ne veulent pas l'admettre. Hors un minaret appelle tout homme à la divinité, parce qu'il est musulman. Pour une autorité politique, accepter un minaret dans sa ville, c'est accepter que tous les citoyens de sa ville puissent être considérés et reconnus comme musulmans par celui qui en a l'intention. Pour un musulman, celui qui accepte un minaret accepte d'être musulman. Islam signifie soumission. Accepter un minaret signifie accepter la soumission, et donc l'Islam.
Ce qui distingue le clocher du minaret, c'est que lorsqu'un clocher a un rôle purement politique et sans rapport avec la foi (annoncer une guerre), c'est l'état qui emploie le clocher. Quand un seigneur médiéval faisait sonner le tocsin, c'était en utilisant un outil chrétien, mais ce n'était pas un usage chrétien. C'est ici que s'arrête la comparaison. Une bonne part de l'aspect politique du clocher peut être enlevé au clocher sans le dénaturer. Certains outils chrétiens sont ou ont été utilisés politiquement parce que c'était pratique ou par connivence (je pense par exemple à l'incapacité d'appréhender un fuyard dans une église, par exemple), mais cette politique peut changer sans changer la foi. Il n'en va pas de même pour le minaret, mais c'est du à la nature même de l'Islam qui ne peut séparer la politique et la foi et ne peut donc les distinguer dans ses outils.
Avec ce que j'ai dit il y a déjà suffisamment d'éléments pour réfuter cet proposition, mais pour préciser, l'Islam n'est pas qu'une foi, mais aussi une loi (avec une jurisprudence etc.), une langue et un système politique. L'idée d'un équivalent de la très française séparation de l'Église et de l'État n'a pas de sens et ne peut être transposé à l'Islam. Dans le Christianisme, on peut séparer l'Église et l'État : pour cela il faut que certaines personnes renient leurs intérêts propres. Dans l'Islam, cela ne peut se faire qu'en reniant l'Islam.
Ne voir dans un minaret qu'un élément architectural en écartant volontairement l'aspect politique ne peut être qu'une pensée occidentale, c'est même une pensée chrétienne.
Un minaret, même silencieux, signifie à tous ceux qui le voient qu'ils sont soumis (Islam) à Dieu, celui dont on récite la parole (Coran), par la loi (Charia). Ce n'est pas tout à fait le sens de la Constitution de la Suisse.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes