Au regard de ces caractéristiques, le choix des logiciels est un peu plus contraignant que dans le monde des PC. D'une part, à cause de la faible puissance de calcul et d'autre part, parce qu'il s'agit d'une architecture ARM avec son lot d'inconvénients : pas d'auto-détection du matériel, quelques binaires opaques, une partie des spécifications gardée secrète…
La fondation propose deux distributions GNU/Linux spécialement compilées pour cet ordinateur. Fedora 13 (la version 15 est attendue pour bientôt) et Debian 6. Si ces distributions sont libres, il faut cependant noter que la partie bootloader et toute la partie GPU (OpenGL et accélération vidéo) ne sera fournie que sous forme binaire et reste propriétaire.
Quoi qu'il en soit, les schémas des puces intégrées dans les boards OpenHardware sont rarement libres (il y a quelques projets de puces libres, certains sont tombés à l'eau, d'autres peinent à avancer). En général, les concepteurs de boards essaient d'utiliser des composants dont les specs sont ouvertes, mais ce n'est pas toujours le cas. La console portable Pandora, par exemple, utilise un PowerVR qui nécessite un pilote propriétaire. C'est dommage, mais si cela permet de faire découvrir des jeux libres à une population de non-initiés, ou si cela permet de balayer le mythe « Y'a pas de jeux sous linux. », le compromis me semble acceptable (en attendant mieux).
Pour le Raspberry Pi, qui n'a pas de prétentions de performance, je pense qu'on aurait pu faire aussi bien avec des puces documentées. Mais bon, si ça permet à certains de hacker sur ARM sans se ruiner, après tout, pourquoi pas.
Toujours est-il que le RPI est ce qui se fait de plus libre à l'heure actuelle
Ce qui se fait de plus libre à l'heure actuelle, c'est Arduino, Milkymist, Pandaboard (et plein d'autres dont j'ai oublié le nom). Mais certainement pas RPI.
il intéressant de noter que les OS officiels sont soit:
_ basé sur debian
_ debian
_ archlinux
_ risc os
Je ne sais pas si quelqu'un a déjà testé mais en théorie, il devrait être possible d'installer une distro FSF-approved sur du matériel Open Hardware pleinement documenté (pas le RPI donc).
Cela dit je crois savoir qu'en ce qui concerne la FreedomBox, Eben Moglen parlait au début de mettre Debian dessus, et ça n'a pas plu à rms. Je ne sais pas s'ils sont toujours en désaccord là-dessus.
[^] # Re: l'infamant sceau du non-libre
Posté par gnuzer . En réponse au journal La FSF, de dangereux crétins réactionnaires. Évalué à 2.
Rectification : OK pour Arduino, c'est très ouvert, par contre pour le Raspberry Pi tu t'avances.
Citation :
Quoi qu'il en soit, les schémas des puces intégrées dans les boards OpenHardware sont rarement libres (il y a quelques projets de puces libres, certains sont tombés à l'eau, d'autres peinent à avancer). En général, les concepteurs de boards essaient d'utiliser des composants dont les specs sont ouvertes, mais ce n'est pas toujours le cas. La console portable Pandora, par exemple, utilise un PowerVR qui nécessite un pilote propriétaire. C'est dommage, mais si cela permet de faire découvrir des jeux libres à une population de non-initiés, ou si cela permet de balayer le mythe « Y'a pas de jeux sous linux. », le compromis me semble acceptable (en attendant mieux).
Pour le Raspberry Pi, qui n'a pas de prétentions de performance, je pense qu'on aurait pu faire aussi bien avec des puces documentées. Mais bon, si ça permet à certains de hacker sur ARM sans se ruiner, après tout, pourquoi pas.
Ce qui se fait de plus libre à l'heure actuelle, c'est Arduino, Milkymist, Pandaboard (et plein d'autres dont j'ai oublié le nom). Mais certainement pas RPI.
Je ne sais pas si quelqu'un a déjà testé mais en théorie, il devrait être possible d'installer une distro FSF-approved sur du matériel Open Hardware pleinement documenté (pas le RPI donc).
Cela dit je crois savoir qu'en ce qui concerne la FreedomBox, Eben Moglen parlait au début de mettre Debian dessus, et ça n'a pas plu à rms. Je ne sais pas s'ils sont toujours en désaccord là-dessus.