• [^] # Re: Copyleft

    Posté par . En réponse à la dépêche L'ouverture des sources, l'avenir du jeu. Évalué à 0.

    "Je parlais ici d'un organisme de contrôle qui n'agirait pas dans le cas où il y'a déjà soupçon, mais de façon générale, et qui contrôlerait régulièrement certaines entreprises en leur demandant leurs sources, et en vérifiant avec les sources autres qu'ils connaissent - notamment les sources libres, auxquels ils ont libre accès."

    C'est toujours en accord avec l'organisme (privé ou public) que les inspections se font (hormis le fisc). Pour l'ISO9000 par exemple, je vois l'intérêt que trouvent les entreprises à se placer sous la contrainte des inspections, mais pour le LL, je vois pas.
    Réutilisation ? (non, je vais résiter à la tentation de dire ce que je pense de la qualité de la plupart des softs LL ou pas)
    Réutiliser en se tapant un audit de code en profondeur est plus long que de coder soi-même qui donne un résultat plus proche de ses désirs. Le seul truc que je vois, c'est de piquer les bonnes idées et de jetter le reste est ça c'est pas interdit par la GPL (qui lance le premier brevet sur un modèle de conception ?).


    "une clause concernant le fait que l'auteur se détache de toute responsabilité concernant un quelconque effect néfaste lié à l'utilisation de ce programme"

    tout d'abord : http://www.senat.fr/rap/l99-177/l99-177_mono.html(...) un petit rapport intéressant

    non seulement cela ne les dédouane pas du vice caché mais en plus cela ne les dédouane pas de la responsabilité pénale (je suppose que la responsabilité civile va suivre dans ce cas). Simplement la responsabilité est délictuelle et non contractuelle dans ce cas (je spécule).

    "n'importe qui peut voir qu'il y'a un problème, étant donné que le source est ouvert"
    comme la tribune de Furiani, n'importe qui pouvait _voir_ qu'elle était pas solide (cf. la démonstration géométrique des experts au tribunal maheureusement pas trouvée en ligne), elle est même passée à la télé avant le match (la tribune).
    D'autre part, le tribunal s'intéresse au fait. C'est pas la possibilité de voir qui l'intéresse mais celui qui a créé le bug, celui qui a masqué le vice, celui qui a tu ce qu'il savait etc. Pas celui qui aurait pu voir etc. Ceci ne n'exclut pas, bien entendu, celui qui a négligé de regarder, mais il ne sera pas seul à la barre.
    "L'inattention révèle un comportement de légèreté, d'étourderie. Il peut s'agir d'un automobiliste qui, distrait, ne respecte pas un signal d'interdiction ou d'un médecin qui oublie un objet dans le corps d'un patient." ça qualifie, je trouve, assez bien le buffer overflow.

    "Dans mes souvenirs, c'est le distributeur qui serait condamné à rembourser l'achat."
    Le monsieur il dit qu'il voit pas le rapport avec le vice caché en droit du commerce. Je parle de conséquences graves.

    "À mon avis, en cas d'homicide, soit on peut prouver que c'était volontaire, et dans ce cas, les assurances vont jouer plein pot"
    Au pénal ? sûrmement pas, c'est les dommages et intérêts dont tu parles, y'a pas d'assurence pour les amendes et la prison.

    "la compagnie serait condamnée à quoi"
    Le codeur et toute la chaîne de responsabilité, tu veux dire ?
    "Rappelons que ces deux fautes sont en réalité de nature différente : la faute civile des articles 1382 et suivants du code civil justifie l'obligation de réparer le dommage causé par elle, tandis que la faute pénale justifie que la société sévisse contre ceux de ses membres dont les fautes, même non intentionnelles portent atteinte aux valeurs qu'elle s'est donnée."
    donc amende+prison à la société, dommage et intérêts aux parties civiles.

    "Bon, faudra que je relise le code civil à ce sujet, tout n'est pas très très clair."
    Je suis prêt à te croire, mais on est largement plus large que le code civil là, code pénal (homicide, blessusres), code civil (réparation aux victimes), code du commerce (tu parlais de remboursements pour vice caché, relations entre sous-traitants en général).