« … je dois concéder à Fopossum qu'effectivement ne pas pouvoir accélérer franchement ça peut être dangereux dans certains cas comme l'insertion sur une autoroute ou une voie rapide… »
Ou peut-être ne le devriez-vous pas. Car s'il est parfois nécessaire d'accélérer franchement, accélérer trop franchement avec un véhicule mal conçu ([troll] c'est-à-dire conçu pour être vendu à des gens dont la préoccupation existentielle est « qui aura la plus grosse ? » ; préoccupation obnubilant leur esprit au point d'occulter totalement leur capacité à appréhender leur environnement ; après tout les notions de physique discutées ici, ils les maîtris(ai)ent — expérimentalement du moins — depuis tout bébé et leurs expérience sur des toboggans [/troll]) est toujours dangereux. Les pneumatiques ne sont pas magiques. La poussée qu'ils peuvent exercer sur la route est proportionnelle au poids exercé sur eux. Leur demander plus, c'est perdre le contact avec le sol, et voir subitement leur adhérence réduite à cause de la formation d'une couche fluide entre caoutchouc et sol. Ores…
Si l'on reprend les chiffres ci-avant et que nul ne semble contester, pour un véhicule de masse 300 kg accélérant avec 40 ch la force de traction est environ la moitié du poids. Pour une moto avec une seule roue motrice, il y a donc autant de poids sur la roue que de traction à fournir. Sans être spécialiste du domaine, il me semble que l'on ne doit pas être bien loin du maximum qui puisse être demandé à un pneumatique standard.
Tout ça, non pas pour médire des motards mais pour faire remarquer qu'il y a souvent bien loin des discours commerciaux à la réalité. En forçant modérément le trait, on pourrait illustrer ce propos de l'histoire suivante. Des consommateurs sont excédés par une réglementation idiomatiques qu'ils considèrent vexatoire. Ils bondissent d'aise à la levée du diktat. Et au final, rien ne changera vraiment. Sauf pour quelques malheureux qui finiront un peu plus aisément dans le fossé à cause de la non maitrise de leur bolide.
Voilà qui évoque ces jeunes croisés une fois sur leur bécane débridée par retrait du pot d'échappement. Qu'ils avaient fière allure ; emplis du contentement de l'engin fraichement ennoblit ; fonçant au milieu d'une pétarade assourdissante, mais qui malheureusement s'éternisait. C'est que malgré la descente prononcée et prolongée ils ne semblaient guère dépasser les trente kilomètres par heure à vue de piéton. Mais savoir qu'ils avaient outrepassé les limites du normal semblait tellement les combler d'aise :-) ; quelle béatitude. J'en souhaite autant aux futur heureux acquéreurs de motocyclettes dépassant les 100 ch !
Les formules pour ceux que ça intéresse :
- on connaît p (puissance), m (masse), et v (vitesse à atteindre) ;
- temps pour atteindre la vitesse t = mvv/p ;
- le principe fondamental de la dynamique nous donne v = t F/m ;
- on tire de ce qui précède F = 2p/v.
[^] # Re: Ordres de grandeurs
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Fin de la limitation de la puissance des motocyclettes à 100ch en France. Évalué à 2. Dernière modification le 27 novembre 2012 à 00:05.
Ou peut-être ne le devriez-vous pas. Car s'il est parfois nécessaire d'accélérer franchement, accélérer trop franchement avec un véhicule mal conçu ([troll] c'est-à-dire conçu pour être vendu à des gens dont la préoccupation existentielle est « qui aura la plus grosse ? » ; préoccupation obnubilant leur esprit au point d'occulter totalement leur capacité à appréhender leur environnement ; après tout les notions de physique discutées ici, ils les maîtris(ai)ent — expérimentalement du moins — depuis tout bébé et leurs expérience sur des toboggans [/troll]) est toujours dangereux. Les pneumatiques ne sont pas magiques. La poussée qu'ils peuvent exercer sur la route est proportionnelle au poids exercé sur eux. Leur demander plus, c'est perdre le contact avec le sol, et voir subitement leur adhérence réduite à cause de la formation d'une couche fluide entre caoutchouc et sol. Ores…
Si l'on reprend les chiffres ci-avant et que nul ne semble contester, pour un véhicule de masse 300 kg accélérant avec 40 ch la force de traction est environ la moitié du poids. Pour une moto avec une seule roue motrice, il y a donc autant de poids sur la roue que de traction à fournir. Sans être spécialiste du domaine, il me semble que l'on ne doit pas être bien loin du maximum qui puisse être demandé à un pneumatique standard.
Tout ça, non pas pour médire des motards mais pour faire remarquer qu'il y a souvent bien loin des discours commerciaux à la réalité. En forçant modérément le trait, on pourrait illustrer ce propos de l'histoire suivante. Des consommateurs sont excédés par une réglementation idiomatiques qu'ils considèrent vexatoire. Ils bondissent d'aise à la levée du diktat. Et au final, rien ne changera vraiment. Sauf pour quelques malheureux qui finiront un peu plus aisément dans le fossé à cause de la non maitrise de leur bolide.
Voilà qui évoque ces jeunes croisés une fois sur leur bécane débridée par retrait du pot d'échappement. Qu'ils avaient fière allure ; emplis du contentement de l'engin fraichement ennoblit ; fonçant au milieu d'une pétarade assourdissante, mais qui malheureusement s'éternisait. C'est que malgré la descente prononcée et prolongée ils ne semblaient guère dépasser les trente kilomètres par heure à vue de piéton. Mais savoir qu'ils avaient outrepassé les limites du normal semblait tellement les combler d'aise :-) ; quelle béatitude. J'en souhaite autant aux futur heureux acquéreurs de motocyclettes dépassant les 100 ch !
Les formules pour ceux que ça intéresse :
- on connaît p (puissance), m (masse), et v (vitesse à atteindre) ;
- temps pour atteindre la vitesse t = mvv/p ;
- le principe fondamental de la dynamique nous donne v = t F/m ;
- on tire de ce qui précède F = 2p/v.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace