En tout cas, cette "consultation" illustre très bien la citation de Coluche : La dictature, c'est "ferme ta gueule". La démocratie, c'est "cause toujours".
Ce phénomène de l'approriation d'un système pas une technostructure a été bien décrit par JKG (John Keneth Galbraith) Ecomoniste éminent, il l'a énoncé pour les grandes sociétés anonymes, mais je pense qu'il peut très bien s'appliquer en politique également.
Pour lui, la technostructure ou (dirigeants de la société) en maîtrise tous les rouages, et peuvent dans certaines situations raconter n'importe quoi ou presque aux actionnaires ou leurs représentants , ou du moins mener en bateau. Bien souvent les représentants des actionnaires n'ont pas les compétences pour contredire ou s'opposer à la technostructure, et font donc confiance à son avis "expert." La technostructure elle, mène la société pour servir ses propres dessins, et non ceux des actionnaires.
On est dans une certaine façon dans ce cas de figure pour ce qui concerne la question des brevets logiciels. Il y avait un consensus idéologique, un parti pris, chez la commission avant même toute étude préalable sur le sujet. L'étude qui a été lancée était biaisée et a été dirigée dans le but de conforter l'opinion qui prévalait. Ceci sans compter le lobbying très actif, expérimenté, et avec beaucoup de moyens de le BSA et autres grandes sociétés et officines d'avocats spécialisés dans la propriété intellectuelle.
Résultat, les députés complétement ignorants dans ce domaine qui'ils percoivent en plus comme complètement ésotérique et aride, vont voter comme un seul pour ce que "les experts" on préconisé.
Et voilà comment la technostructure détourne la démocratie pour servir ses propres interêts.
[^] # Re: Argument biaisé
Posté par khalid . En réponse à la dépêche "Faut-il breveter les logiciels". Évalué à 6.
Ce phénomène de l'approriation d'un système pas une technostructure a été bien décrit par JKG (John Keneth Galbraith) Ecomoniste éminent, il l'a énoncé pour les grandes sociétés anonymes, mais je pense qu'il peut très bien s'appliquer en politique également.
Pour lui, la technostructure ou (dirigeants de la société) en maîtrise tous les rouages, et peuvent dans certaines situations raconter n'importe quoi ou presque aux actionnaires ou leurs représentants , ou du moins mener en bateau. Bien souvent les représentants des actionnaires n'ont pas les compétences pour contredire ou s'opposer à la technostructure, et font donc confiance à son avis "expert." La technostructure elle, mène la société pour servir ses propres dessins, et non ceux des actionnaires.
On est dans une certaine façon dans ce cas de figure pour ce qui concerne la question des brevets logiciels. Il y avait un consensus idéologique, un parti pris, chez la commission avant même toute étude préalable sur le sujet. L'étude qui a été lancée était biaisée et a été dirigée dans le but de conforter l'opinion qui prévalait. Ceci sans compter le lobbying très actif, expérimenté, et avec beaucoup de moyens de le BSA et autres grandes sociétés et officines d'avocats spécialisés dans la propriété intellectuelle.
Résultat, les députés complétement ignorants dans ce domaine qui'ils percoivent en plus comme complètement ésotérique et aride, vont voter comme un seul pour ce que "les experts" on préconisé.
Et voilà comment la technostructure détourne la démocratie pour servir ses propres interêts.