Oui, on ne peut pas regarder la ville et son évolution, en disant que ça fait 3 logements de plus et que c'est bien :
- quels logements ?
- quelle population ?
- qu'est ce que cela implique pour la ville ?
- est-ce que ce seront des "chomeurs" ou des "cadres" ?
L'aménagement est une "science" molle particulièrement complexe ou on doit gérer des "groupes" entiers. Pour 500 personnes de gentilles et de bonne foi, il y a peut être 10 salauds et connards. Tu ne peux pas légiférer pour les 500 en occultant les 10 qui poseront problème. Et tu ne peux pas autoriser aux uns et pas aux autres (principe d'égalité).
La loi (le plu qui doit d'ailleurs est conforme avec le SCOT (schéma de cohérence territorial)) essaye de trouver des orientations équilibrés pour le développement à long terme : que sera ma ville demain (bien avant comment créer 200 logements de plus qui sera une conséquence de ces choix.)Par exemple ne pas autoriser un promoteurs à faire 30 studios de 10 m2 dans un vieil hôtel, car pas de place pour se garer et si les transports en commun ne sont pas optimum, les gens qui travaillent loin et/ou en horaires décalés DOIVENT avoir une voiture : le quartier deviendra intenable, son attractivité baissera, les loyers diminueront (on s'en fout dans l'absolu), mais cela attirera une population aux revenus plus faibles, et ce quartier deviendra un coupe gorge. (scénario imaginaire mais probable.)
Maintenant tu fais 10 studios, 5 F2, 3 F3, 1 duplex, 12 places de parking et ce n'est plus du tout la même chose, tu as la place de faire un mini parc de 500 M2 et tu as une tout autre image, au même endroit, juste en choisissant d'occuper l'espace différemment. et les 10 "pauvres" qui paieront 50 euros de plus (peut être) ne seront pas parqués "pour leur bien" dans un taudis, entassé avec le voisin, ne pouvant même pas voir le ciel de leur fenêtre. Et d'ailleurs si tu es un gentil proprio qui adore le social et qui veut faire du bien aux autres, tu répercutes le surcoût sur les 5 f2, 3f3 et le duplex, laissant aux pauvres des studios un loyer acceptable. Ce n'est pas un rêve, ca se fait en angleterre dans les nouveau bâtiments très basse consommation : des logements mixes et les grands logements payant plus (en moyenne) que les petits pour permettre cette mixité.
Il y a également la problématique des îlots de chaleurs urbains à gérer. il y a également les effets sur la santé : une étude d'un pays du nord (suéde peut-être je ne l'ai plus sous les yeux) chiffre à environs 300 euros par an en frais de santé économisé par personne, le fait d'habiter à moins de 500 mètres d'un parc. Les chiffres sont approximatifs, de tête et ne sont pas importants, c'est l'idée qui l'est.
Le logement ce n'est pas laissons faire n'importe quoi, les lois sont trop strictes blablabla. C'est bien plus complexe que cela. D'ailleurs si on a reconstruit une grande partie de paris sous napoléon3 avec haussman, c'est que le "laissé faire" qui prévalait avant n'avait pas donné de bonne choses.
Oui les loi sont contraignantes, mais c'est pas le neuneu de services qui prend des exemples bidons qui est le mieux placé pour en juger et proposer de possibles améliorations (en général laisser faire sans règle sa ira mieux tout de suite).
Je persiste à dire : on parle de ou on est, et rarement avec une vision objective de l'avenir.
[^] # Re: HS
Posté par hervé Couvelard . En réponse au journal Logiciel libre, art libre et clause "NC". Évalué à 3.
Oui, on ne peut pas regarder la ville et son évolution, en disant que ça fait 3 logements de plus et que c'est bien :
- quels logements ?
- quelle population ?
- qu'est ce que cela implique pour la ville ?
- est-ce que ce seront des "chomeurs" ou des "cadres" ?
L'aménagement est une "science" molle particulièrement complexe ou on doit gérer des "groupes" entiers. Pour 500 personnes de gentilles et de bonne foi, il y a peut être 10 salauds et connards. Tu ne peux pas légiférer pour les 500 en occultant les 10 qui poseront problème. Et tu ne peux pas autoriser aux uns et pas aux autres (principe d'égalité).
La loi (le plu qui doit d'ailleurs est conforme avec le SCOT (schéma de cohérence territorial)) essaye de trouver des orientations équilibrés pour le développement à long terme : que sera ma ville demain (bien avant comment créer 200 logements de plus qui sera une conséquence de ces choix.)Par exemple ne pas autoriser un promoteurs à faire 30 studios de 10 m2 dans un vieil hôtel, car pas de place pour se garer et si les transports en commun ne sont pas optimum, les gens qui travaillent loin et/ou en horaires décalés DOIVENT avoir une voiture : le quartier deviendra intenable, son attractivité baissera, les loyers diminueront (on s'en fout dans l'absolu), mais cela attirera une population aux revenus plus faibles, et ce quartier deviendra un coupe gorge. (scénario imaginaire mais probable.)
Maintenant tu fais 10 studios, 5 F2, 3 F3, 1 duplex, 12 places de parking et ce n'est plus du tout la même chose, tu as la place de faire un mini parc de 500 M2 et tu as une tout autre image, au même endroit, juste en choisissant d'occuper l'espace différemment. et les 10 "pauvres" qui paieront 50 euros de plus (peut être) ne seront pas parqués "pour leur bien" dans un taudis, entassé avec le voisin, ne pouvant même pas voir le ciel de leur fenêtre. Et d'ailleurs si tu es un gentil proprio qui adore le social et qui veut faire du bien aux autres, tu répercutes le surcoût sur les 5 f2, 3f3 et le duplex, laissant aux pauvres des studios un loyer acceptable. Ce n'est pas un rêve, ca se fait en angleterre dans les nouveau bâtiments très basse consommation : des logements mixes et les grands logements payant plus (en moyenne) que les petits pour permettre cette mixité.
Il y a également la problématique des îlots de chaleurs urbains à gérer. il y a également les effets sur la santé : une étude d'un pays du nord (suéde peut-être je ne l'ai plus sous les yeux) chiffre à environs 300 euros par an en frais de santé économisé par personne, le fait d'habiter à moins de 500 mètres d'un parc. Les chiffres sont approximatifs, de tête et ne sont pas importants, c'est l'idée qui l'est.
Le logement ce n'est pas laissons faire n'importe quoi, les lois sont trop strictes blablabla. C'est bien plus complexe que cela. D'ailleurs si on a reconstruit une grande partie de paris sous napoléon3 avec haussman, c'est que le "laissé faire" qui prévalait avant n'avait pas donné de bonne choses.
Oui les loi sont contraignantes, mais c'est pas le neuneu de services qui prend des exemples bidons qui est le mieux placé pour en juger et proposer de possibles améliorations (en général laisser faire sans règle sa ira mieux tout de suite).
Je persiste à dire : on parle de ou on est, et rarement avec une vision objective de l'avenir.