Il suffit pourtant de bien lire votre conversation pour donner toute sa réalité au concept.
Vous ne savez pas ce qu’est la lutte de classe, et en avez une image quelque peu fantasmagorique. Je ne vous jette pas la pierre : une certaine gauche aime à propager cette image.
Pourtant ici on est en plein dans une lutte de classe, c’est-à-dire une lutte entre deux intérêts socio-économique qui s’opposent. L’homme va toujours se prétendre de bonne foi, mais le fait est, en général c’est-à-dire en moyenne, que la pensée et la position politique d’un individu tendra plus vers ce qui tendra à soutenir ou conforter sa position matérielle (cf. dernier billet de F. Lordon). Il est essentiel de bien comprendre ça : les gens ne sont pas méchants en soit, ils veulent l’intérêt général pour la plupart. Mais leur position est nécessairement particulière et leur point de vue orienté par leur condition matérielle. Grosso modo ils chercheront tous les arguments qui légitiment leur position. Pas individuellement, mais en tant que classe sociale. Une classe étant définie par l’ensemble des individus partageant des intérêts matériels communs.
La contradiction propriétaire—locataire forme une contradiction qu’il s’agit de résoudre. Le concept de « lutte des classes » n’est que la volonté d’analyser les contradictions qui traversent la société, de les prendre comme elles sont : des rapports sociaux violents (pas physiquement, c’est beaucoup plus insidieux car diffus et difficile à cerner — sauf en situation de crise comme en Espagne), et de les résoudre en cherchant à les supprimer (les contradictions, pas les individus) essentiellement par la modification des structures sociales (propriété commune — communisme ou socialisme) ou alors à arbitrer en vue d’arriver à un consensus entre chaque classe (aka PS — et pas socialiste).
[^] # Re: HS
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Logiciel libre, art libre et clause "NC". Évalué à 1.
Il suffit pourtant de bien lire votre conversation pour donner toute sa réalité au concept.
Vous ne savez pas ce qu’est la lutte de classe, et en avez une image quelque peu fantasmagorique. Je ne vous jette pas la pierre : une certaine gauche aime à propager cette image.
Pourtant ici on est en plein dans une lutte de classe, c’est-à-dire une lutte entre deux intérêts socio-économique qui s’opposent. L’homme va toujours se prétendre de bonne foi, mais le fait est, en général c’est-à-dire en moyenne, que la pensée et la position politique d’un individu tendra plus vers ce qui tendra à soutenir ou conforter sa position matérielle (cf. dernier billet de F. Lordon). Il est essentiel de bien comprendre ça : les gens ne sont pas méchants en soit, ils veulent l’intérêt général pour la plupart. Mais leur position est nécessairement particulière et leur point de vue orienté par leur condition matérielle. Grosso modo ils chercheront tous les arguments qui légitiment leur position. Pas individuellement, mais en tant que classe sociale. Une classe étant définie par l’ensemble des individus partageant des intérêts matériels communs.
La contradiction propriétaire—locataire forme une contradiction qu’il s’agit de résoudre. Le concept de « lutte des classes » n’est que la volonté d’analyser les contradictions qui traversent la société, de les prendre comme elles sont : des rapports sociaux violents (pas physiquement, c’est beaucoup plus insidieux car diffus et difficile à cerner — sauf en situation de crise comme en Espagne), et de les résoudre en cherchant à les supprimer (les contradictions, pas les individus) essentiellement par la modification des structures sociales (propriété commune — communisme ou socialisme) ou alors à arbitrer en vue d’arriver à un consensus entre chaque classe (aka PS — et pas socialiste).